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 In Harry Potter's world ~ { LIBRE }

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Larina Matsuri
Chunin d'Oto
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Lun 10 Jan - 18:03

Larina continuait à assister à ses cours malgré que sa vie scolaire et personnelle n’aille pas très bien. Aujourd’hui elle allait assister à un cours de défance avec les quatre autres maisons, ce qui n’était pas si mal puisque elle allait voir ses amies

- Approchez-vous, approchez-vous, ne soyez pas timides! Tout le monde me voit? Tout le monde m’entend?

- Non! cria un élève en ricanant.

- Parfait! continua Lockart, sans s’en soucier. Le professeur Dumbledore m’a donné l’autorisation d’ouvrir ce petit club de duel pour vous enseigner les méthodes de défense au cas où vous auriez besoin de faire face à une agression quelconque, comme cela m’est arrivé d’innombrables fois.

Larina soupira se gars était vraiment bizarre et très vantar. Bien que se soit leur professeur elle n’avait pas très grand respect pour lui

- Pour plus amples détails, je vous reporte à la collection complète de mes livres. Je vais maintenant vous présenter mon assistant, le professeur Rogue, poursuivit Lockart avec un sourire éclatant. Il m’a dit qu’il avait lui-même quelques notions en matière de duel et il a très sportivement accepté de me servir de partenaire pour vous faire une petite démonstration en guise de préambule. Mais ne vous inquiétez pas, votre maître des potions sera toujours en état de vous faire cours quand j’en aurai fini avec lui. Aucun danger!

‘’ Vraiment pitoyable comme dirait mon tuteur. Ce gars est………..énervant et très idiot comment il a fait pour avoir son diplôme??? C’est un peu louche…..

- Comme vous le voyez, nous tenons nos baguettes dans la position de combat réglementaire, dit Lockart aux spectateurs. Lorsque nous aurons compté trois, nous jetterons le premier sort. Bien entendu, aucun de nous ne cherchera à tuer l’adversaire. Alors..! Un... Deux... Trois...

- EXPELLIARMUS!

Il y eut un éclair de lumière rouge et Lockart fut soulevé du sol et violemment projeté contre le mur du fond. Le dos contre la pierre, le sorcier glissa lentement avant de s’affaisser à terre. Il se releva et remonta sur l’estrade avec peine :

Larina eu un petit sourire voila qui était bien fait pour se petit rat……La jeune fille arrêta d’écouter jusqu’à ce qu’elle entendit :


- Bon, alors... Je vais choisir... Tiens, Willem et Hopkins.

‘’Eh…..j’aurais peut-être dû suivre mais logiquement……Konoki et Kohane vont devoir s’affronter……je veux pas voir ça…’’

-Je m'excuse, mais Hopkins fait des ravages avec les sorts simples.
-*rires*
- Puis-je proposer quelqu'un de ma propre maison? Scotts, peut-être?

‘’Au cette vipaire a insulter Konoki et en plus il veut que Kohane et Stephie s’affronte et bin là c’est sûr qu’il a carrément perdu la tête’’

Larina vu Stephie et Kohane monter sur scène et se rapprocha pour mieux voir aussi il y avait beaucoup de monde, mais elle réussi à se rendre très proche de l’aire de combat.

- Levez vos baguettes! annonça la voix de Lockart.

Larina se senti très tendu et se dit que ses amies devait sûrment être n’importe où sauf ici…

Les deux filles commencèrent alors à marcher dans les côtés opposés de la scène, sous les regards attentifs des élèves. Larina paniquait elle se trouvait proche et elle voyait bien que ses deux amies paniquait autant qu’elle. Kohane sembla distraite un court moment et sans le faire exprès lança un cobra sur l’aire de combat si les élèves paniquait un peu Larina habitué eu presqu’un peu sourire. Elle s’aperçu que le serpent se dirigeait vers Justin un gars qu’elle connaissait de nom qui précisons le était presque à côté d’elle elle vu Stephie parler


- Sarea yassache...

- *regarde Justin comme si c’était un Big Mac et montre les crocs*

- Sarea yassief..!

- *regarde tout le monde, et regarde de nouveau Justin en montrant les crocs*
- *Justin qui panique*

- Sarea yassief..!

- *regarde Stephie dans les yeux et se calme doucement*
- Vipera... evanesca.


Eh………………Larina n’avait absolument pas compris se qui se passait mais ça semblait très grave puisque tous le monde regardait Stephie. Cho lui mumura

-Oh mon dieu, Stephie vien de parler le fourche-langue….

- Je ne vois pas se qu’il y a de mal à parler une autre langue moi je parle bien le russse…aussi c’est son droit on ait dans un pays libre avec le droit d’expression il me semble non?

-Eh…..oui mes elle a parler une langue parler part l’héritier de serpentar aussi tu comprend elle peut ouvrir la chambre des secret….

-Ah……

Décidément Stephie n’a pas de chance, pensa Larina
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Konoki Katsuya
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Ven 18 Fév - 23:32

-Serpen sortilla !

Un serpent, à cause du sort lancé par Kohane, tomba sur la scène, visiblement furax. Konoki recula un peu. Sa relation avec les serpents était quelque peu… ‘‘tendue’’. Le combat prenait une mauvaise tournure. Rogue allait tout interrompre, mais Stephie, étrangement, ne semblait pas avoir la même réaction que les autres élèves autour de la scène. Elle s’approcha du serpent.

-Sarea yassache...

La Serpentard se mettait à parler avec le serpend. Elle parlait fourchelangue. Konoki regarda son amie d’enfance avec un nouveau regard. Depuis quand savait-elle parler cette langue ?

-*regarde Justin comme si c’était un Big Mac et montre les crocs*
-Sarea yassief..!
-*regarde tout le monde, et regarde de nouveau Justin en montrant les crocs*
-*Justin qui panique*
-Sarea yassief..!
-*regarde Stephie dans les yeux et se calme doucement*
-*le regarde droit dans les yeux, sans montrer de sentiments*
-Vipera... evanesca.

Rogue mit fin au combat en faisant disparaître le cobra. Tout le monde se mit à murmurer. Konoki continuait à fixer l’endroit où était le serpent quelques instants plus tôt. Hannah se mit à chuchoter quelque chose à l’oreille de la sorcière, mais celle-ci n’entendit pas, elle écouta plutôt Justin encore tremblant de sa mauvaise expérience.

-Mais enfin à quoi tu joues, Scotts ?

Konoki ne disait rien, mais pensait la même chose. À quoi jouait Stephie ?

***

La Poufsouffle était dans la bibliothèque mais pas avec Hannah, car celle-ci était complètement devenue maboule depuis le duel entre Stephie et Kohane au début de la journée. Elle pensait que n’importe qui allait lui tomber dessus, puisqu’elle était née de parents Moldus. La sorcière aurait dû virer comme elle, puisqu'elle est Sang-Mêlée, mais elle se doutait bien que Stephie n'avait rien à voir dans cette histoire, même si elle était étrange. Konoki s’était réfugiée à la bibliothèque pour ne plus entendre parler des ragots sur son amie, mais bien entendu, il y avait Justin discutant de l’héritière de Serpentard autour d'un groupe de jeunes Poufsouffle en train de boire chacune de ses paroles.


-Je vous le jure ! Elle a bien dit au serpent de m’attaquer, ça se voyait dans ses yeux. La prochaine victime sera sûrement celle contre qui elle combattait, la Gryffondor ! À cause de son sort, maintenant tout le monde sait le secret à Scotts, donc pour éviter les rumeurs, elle va sûrement supprimer la source…

Konoki ne pouvait en entendre davantage. Elle se retourna vers Justin, énervée qu’on parle de ses amies dans leurs dos.

-Stephie n’a jamais voulu t’attaquer ! Elle disait juste au serpent de ne rien faire !

-Ah oui ? Et comment le sais-tu ? Tu parles fourchelangue peut-être ?
-…

Je ne parle pas fourchelangue, mais je sais bien que Stephie n’est pas l’héritière de Salazar Serpentar.
Parce qu'elle aime pas les serpents.
Enfin, je sais pas si elle aime pas les serpents, mais je sais ce que c'est pas elle.
La justification viendra plus tard.


***

La sorcière se promenait dans les couloirs, seule encore. La journée avait mal commencé, mais elle allait bientôt se terminer, heureusement. Demain sera toujours un plus beau jour… Il commençait à faire nuit, signe qu’il fallait rentrer au dortoir. Alors qu’elle allait prendre un tournant, elle vit un fantôme. Pendu. Choquée, elle revint sur ses pas, et resta cachée dans un coin de mur pour voir ce qui se passait. Kohane était là. La Hopkins allait la voir, mais à ce moment elle vit que Justin était avec elle. Mais… pétrifié. Konoki étouffa un cri. Elle se retourna afin de ne plus voir la scène.

Ju… Justin aussi maintenant…
Et… Miss Teigne…
Le gamin de Gryffondor à l’infirmerie…
Et… ce fantôme…
...Co… Comment… Si rapidement…


La Poufsouffle entendit des pas arriver, donc elle marcha quelques couloirs plus loin. Elle attendit que les voix s’estompent avant de pouvoir revenir.


-… hors de mon contrôle Willem.

Les pas s’en allèrent. Konoki sortit de l’ombre et retourna sur la scène. Il n’y avait plus personne, même plus Kohane. La sorcière se demandait si elle n’aurait pas dû aller la voir avant que Rusard ne la prenne ‘‘sur-le-fait’’. Après tout, c’est mieux être deux dans la marde non ? La Hopkins s’approcha du corps de Justin. Elle lui toucha le visage. Froid et dur. Comme une sorte de mannequin qu’on retrouve dans les vitrines des magasins de vêtements des Moldus. Elle regarda son expression : choqué, comme quand il avait entendu Stephie parler fourchelangue, ce matin à peine…

Eh non Justin… Tu avais tort.
Kohane n’était pas la prochaine.


Quelque chose détourna l’attention de Konoki. Quelque chose qui bougeait sur le mur… Des araignées. ARAIGNÉES ?!? La sorcière regardait les petites bêtes avancer avec effroi. Berk. Berkberkberkberkberk. Des araignées ? L’HORREUR. Pire que les serpents. Mais quand-même, pour que ces araignées sortent par dehors en file indienne… Ça méritait qu'on observe la chose de près, même si ça voulait dire "s'approcher encore plus près qu'elle ne l'es déjà de ces bêtes poilues et qui piquent".

Il doit y avoir quelque chose qui les intéressent… Peut-être de la crème glacée ? :3

La sorcière se mit à genoux pour observer puis se releva rapidement. Ses collants, au niveau de ses genoux, étaient mouillés.

De l’eau… Il y a de l’eau par terre...

La sorcière marcha un peu vers d'où venait cette fuite d'eau. Des toilettes. Elle y entra, et remarqua que tous les robinets étaient restés ouverts. Elle tenta de les fermer mais ils étaient trop glissants. C'est alors qu'elle entendit une voix derrière elle en train de se lamenter. Elle se retourna sur ses gardes.

-Qui va là ?

-Ah là là... Aïïe..

En fait, ce n'était qu'un fantôme d'une jeune fille. WHAT. Konoki avait une peur bleue des fantômes. Il lui fallu toute sa volonté pour ne pas crier et s'enfuir en courant. Elle regarda l'être voleter un peu partout sans vraiment d'intérêt nulle part avec beaucoup d'effroi contrôlé. Avec les yeux o_o , et les lignes |||| par-dessus des yeux et la goutte d'eau de stress, comme dans les mangas. ( )

-Eum... Qu'est-ce que tu fais là ?

-Ah tiens ! Un nouveau venu... Pour venir m'embêter je suppose ?
-Pourquoi tu dis ça ? Loin de moi l'idée d'essayer de fâcher un fantôme...
-C'est toi qui a lancé ce journal ? *pointe un livre noir sur le coin du lavabo*
-Non... Pourquoi ?
-Quelqu'un a lancé ce livre sur ma tête... ça ma fait mal...
-Mais... Comment quelque chose peut te faire mal ? Ça te traverse et.... c'est tout...
-*vole jusqu'à 1 mètre de la face de la sorcière* *crie* Eh bien oui ! Lançons des objets sur Mimi Geignarde puisqu'elle est soit-disant une fantôme et qu'elle ne sent rien ! 10 points si ça touche l'estomac, et 20 si ça touche LA TÊTE ! Bouh-ouh-ouh-ouh... *plonge dans une toilette*

Ok. Je pense que à ce moment-là, Konoki avait bien faillit faire une crise cardiaque. Elle avait fâché un fantôme. Elle. Juste parce qu'elle avait dit quelque chose de logique pour une fois. Et elle n'avait même pas crié. Un exploit. Mais par contre la sorcière était blanche comme un linge, toujours avec les yeux comme des O. Elle se pencha, ramassa le journal et tourna les talons sans demander son reste. Elle marcha comme une automate jusqu'à son dortoir, où elle arrivait à peine à fermer l'oeil rendue couchée sur son lit. Pourquoi ? À cause de la vue de Justin pétrifié, de la vue d'un fantôme... ou tout simplement de l'intrigue du journal qui atterrit sur la tête des gens sans prévenir ? La sorcière soupira et recommença à jouer avec une flamme dans sa main. Et dire qu'il y a des adultes qui ont le culot de dire que l'école c'est pas stressant...

_________________


Everybody got a dark side,
Do you love me ?
Would you love mine.. ?


Dernière édition par Konoki Katsuya le Sam 26 Mar - 22:20, édité 1 fois
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Stephie Miroku
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Dim 6 Mar - 21:32

Ok. Justin s’était enfui comme une fillette qui venait de voir un monstre quelconque d’un mauvais film d’horreur. Ou qui avait vu Justin Bieber. Stephie s’amusa à comparer les deux Justin ensemble par leur côté efféminée et leur coupe de cheveux et ricana un peu. Mais (et seulement après), elle remarqua les regards rivés sur elle. Et tout changea. Des yeux, des yeux qu’elle connaissait, étaient consternés, attristés, hargneux et elle entendit même des murmures dans la salle, contenant des insultes encore plus horribles que les plus sombres mots : < Sang de Bourbe>. Frôlant la destruction d’un des Trois Sortilèges Impardonnables. Des MOTS qui devenaient des MAUX. Essayant de contenir son chagrin en fermant les portes de son âme qu’étaient ses yeux, Stephie ferma les yeux et regarda le sol. Sur une de ses joues, imperceptible, se fraya une larme. Pourquoi... pourquoi elle? Qu’avait elle fait? À part atterrir dans la mauvaise maison? Ce n’est pas comme si elle avait voulu. Elle ferma les poings et se mordit les lèvres. Sécha ses larmes en les dissimulant par un simple mouvement ‘’d’arrangement de frange’’ et releva la tête, s’efforçant de se donner une certaine contenance, sa fierté habituelle. Mais on la hua, plus fort qu’on aurait hué n’importe qui. Mais bon, que pouvait-elle faire pour cela? La jeune fille tourna lentement sa tête vers la gauche pour regarder Kohane sur l’estrade, mais ne la vit pas. Non... pas elle aussi... Mais merde... qu’est-ce qui se passait? QU’EST-CE QUI PASSAIT, MERDE?! Que quelqu’un lui explique, elle ne comprenait plus rien! Pansy vint sur la scène gentiment et la tira par la manche :

- Viens... on retourne au dortoir.
- Pansy... Qu’est-ce qui se passe..?
- Allez, viens!

Elle tira fortement Stephie par la manche qu’elle manqua de tomber et courut à travers la foule d’élèves. Ceux-ci, apeurés, reculèrent, comme s’ils craignaient d’être frôlés par la cape noire de Stephie. Ce qui n’échappa à la jeune Serpentard. Elle ne comprenait cependant pas pourquoi... Même quand Pansy ou Malefoy passait, les réactions n’étaient pas aussi exagérées. L’enfant continua de penser pendant que son amie l’entraînait dans de multiples couloirs jusqu’à arriver dans un endroit vide et désinfecté. Le fameux endroit qu’utilisaient les couples pour s’embrasser la nuit, sans se faire attraper par Rusard. Stephie s’assit, ou plutôt se laissa tomber, sur un vieux morceau de bois, les yeux dans le vide. Elle fixa Pansy, qui était resté debout, la regardant longuement, sans dire un mot. Elle aussi avait l’air songeur... Les deux Serpentard restèrent silencieuses un long moment. Un très long moment. La tension s’installa, tel un parasite entre les deux et menaçait d’en faire partir l’une ou de rendre malade l’autre... Mais elles restèrent. Stephie brisa le lourd silence, l’horrible tension et chercha d’elle-ne-savait-trop-où la force de demander à son amie, comme un automate :

- Que s’est-il passé..? Pourquoi tout le monde m’a regardé..?
- Eh bien...
- J’ai fait quelque chose, hein..?
- Ben...
- J’ai toujours fait quelque chose de mauvais... Mais je ne m’en rends pas compte, tu sais? C’est plus fort que moi...
- Stephie...
- Je suis incapable de faire quelque chose de correct. D’honnête...
- Tu as parlé Fourchelang, déclara d’un ton ferme Pansy, pour ne plus se faire interrompre par les lamentations de Stephie qui étaient, avouons-le, flippantes.
- C’est quoi le Fourchelang? questionna Stephie d’un ton tout aussi absent.

Elle était toujours aussi à fleur-de-peau depuis le début de l’année.

- Le langage des serpents. Tu parles le langage des serpents.
- Ça ne se peut pas... Je m’en serais rendue compte... Pis de toute façon... y’a sûrement un tas de monde à Poudlard qui puisse en faire de même..
- Eh bien.. ce n’est pas un don très répandu. Et c’est une très mauvaise chose, vois-tu?
- *regarde Pansy avec un air mi-dédaigneux, mi-consterné* Qu’y-a-t-il de mauvais dans le fait de dire à ce serpent de pas arracher la tête de Justin?
- T’aurais pu raconter n’importe quoi, tout ce que tu voulais, personne ne t’aurait comprise. Et ce pauvre Justin avait toutes les raisons de paniquer, c’était vraiment effrayant.
- Mais comment, par l’amour du ciel que je n’ai pas reçu, COMMENT aurais-je pu parler une autre langue sans m’en rendre compte?
- Je ne le sais pas... mais il y a une chose... que tu devrais savoir...
- Pfff, ça a plus d’importance maintenant. Aucune.
- Non... parce que la célébrité de Serpentard vient du fait que Salazar parlait autrefois aux serpents. D’où son surnom 'Langue de Serpent... ainsi que l’insigne sur l’écusson argenté de ta cape. Et maintenant, tout le monde va penser que t’es son arrière-arrière-arrière-petite-fille.
- Je descends de Gryffondor, commenta d'un ton désinvolte Stephie.

Cette réplique aurait dû avoir l’effet d’un coup de poignard et casser toutes les hantises et toutes les hypothèses de Pansy, mais ce ne fut pas le cas. L’autre Serpentard ne semblait toutefois nullement impressionnée et encore moins, défaite. Elle fit les 100 pas et continua de réfléchir. Elle la regarda ensuite d’un de ses regards qui vont droit à l’âme, un de ses regards te donnant l’impression d’être passé aux rayons X. Un de ces regards que la jeune fille ne pouvait supporter...

- Tu aurais beaucoup de mal à le prouver Stephie Scotts, déclara Pansy, sur un ton lourd. Serpentard a vécu au moins 1000 ans avant toi. Et la magie, ça peut brouiller beaucoup de choses... couper des ponts... couper des liens... couper des racines.

Des racines... d’un arbre généalogique...

- Pour ce qu’on en sait... tu pourrais très bien être sa descendante...


***

Elle, venir de Serpentard, n’importe quoi. Du moins, c’était ce que la jeune fille essayait de s’en convaincre. Parce que si elle descendait véritablement de Salazar.. non, elle préférait ne pas y penser.. Du moins, pas maintenant : elle devait se concentrer sur ses études. C’était pour ça qu’elle était venue à la bibliothèque, non? Certes, se montrer tout de suite après le duel où un certain événement auquel elle ne voulait plus peser ne l’enchantait guère, mais elle ne pourrait pas se concentrer dans le dortoir, où tout le monde la fixait d’un nouvel œil. Bon ou mauvais, elle n’aurait su le dire. Mais de toute façon, le devoir portait sur les bézoards, et elle avait besoin d’informations pour effectuer à bien sa recherche. D’où l’objet de sa visite, dans le petit paradis du rat de bibliothèque (sans jeu de mots)qu’était Mme Pince. Elle était en train d’astiquer avec application la reliure d’un vieux grimoire, comme si le monde arrêterait de tourner s’il y avait des traces de doigts dessus. Stephie soupira et reporta son attention sur les livres. Dame Nature et ses ressources magiques : les objets magiques dissimulés dans la nature et leurs propriétés. Parfait. La Serpentard sourit et le prit. Il pesait lourd. Elle tentait de trouver une position afin d’alléger sa prise et entendit alors des voix de plus loin. Des petites voix chuchotant, plus rapides que des souris, et à voix si basse que même Pince ne les entendit pas. La jeune fille posa son livre et regarda subtilement la source des bruits. Ernie MacMillan et Faux-Justin-Bieber pis leur gang. Poufsouffle. Stephie se recacha derrière le rayon, le livre de nouveau dans les mains, serrée contre elle. Elle ferma les yeux et tenta d’entendre des parcelles de la discussion. Eh oui... elle était curieuse.

-Je vous le jure ! Elle a bien dit au serpent de m’attaquer, ça se voyait dans ses yeux. La prochaine victime sera sûrement celle contre qui elle combattait, la Gryffondor ! À cause de son sort, maintenant tout le monde sait le secret à Scotts, donc pour éviter les rumeurs, elle va sûrement supprimer la source…
-Stephie n’a jamais voulu t’attaquer ! Elle disait juste au serpent de ne rien faire !
-Ah oui ? Et comment le sais-tu ? Tu parles fourchelangue peut-être ?

Il y eut un silence, mais une chose était certaine : un, on la croyait vraiment comme l’héritière du fou-débile-mental Salazar Serpentard et deux... Konoki était vraiment gentille. Mais... pour combien de temps? Et si elle la laissait tomber? Et si elle pensait vraiment qu’elle était l’héritière? Et si? Et si..? Les yeux de la jeune fille se gonflèrent aussitôt de larmes. Elle laissa échapper son livre et s’enfuit en courant de la bibliothèque. Rien n’échappa à Mme Pince : toujours au courant de tout cette femme-là.

- SCOTTS! INTERDICTION DE LAISSER PAR TERRE UN TRÉSOR DE LA BOTANIQUE ET DE LA SCIENCE NATURELLE!! VOUS DEVRIEZ AVOIR HONTE, SALE PETITE GARNEMENTE!


***


Les jours passèrent et continuèrent de passer, ne laissant derrière eux que d’infimes résidus du passé. Un passé à oublier. Mais pour l’instant, tout allait bien, une belle soirée de fin de semaine comme une autre que rien, absolument rien, ne pourrait perturber. Stephie était avec Pansy et deux ou trois autres filles, étalée sur son lit, en train de manger des Dragées Surprise, version ZOO (mais pas mieux que le zoo de moi et Kono xd). Quand tu mangeais une dragée Lion, tu poussais un rugissement de lion par exemple. Il y avait plusieurs autres animaux, parfois des ‘objets’ (réveil-matin, etc.) C’était amusant, une vraie petite soirée de filles. Les jeunes Serpentard en faisait une par mois, et cela permettait à la jeune sorcière de refermer les blessures de son cœur et avancer lentement, mais sûrement vers la lumière... Pour l’instant, l’enfant riait aux larmes. Pansy s’était pognée une Dragée Pachyderme et la voir faire un tel bruit était simplement tordant. Stephie ria tellement qu’elle en tomba du lit. Et elle ria plus encore sur le plancher. Elle était rouge, avait mal au ventre et de la difficulté à respirer, mais se sentait tellement bien. Des moments si beaux, où tu te sens tellement bien que cela te fait pleurer.. La jeune fille reprit son sérieux de peine et de misère et se releva.

- Je descends chercher des ChcocoGrenouille ^^

Et elle descendit l’escalier quatre à quatre, en pleine course. Mais ce qu’elle vit la tétanisa. Malefoy (bon d’accord, pas génial, mais correct) et Crabbe et Goyle. Oui, ce devrait être normal de les voir, la jeune fille le savait, mais... ce n’était pas les vrais deux imbéciles acolytes de Malefoy. Celui-ci était assis sur une petite table d’ébène, ouvrant délicatement un petit cadeau vert et argent, tandis que les cheveux de Crabbe rougissaient et que des tâches de rousseur apparurent sur son visage et qu’une mince coupure, une cicatrice se forma sur le front de Goyle. Stephie plissa les yeux ; impossible...

- Malefoy..?
- Quoi?
- Qu’est-ce qu’ils t’ont demandé..?
- Bof, fit Malefoy, d’un ton désintéressé. La même chose que d’habitude : des infos sur la chambre des Secrets. Et un peu sur toi : ils pensent encore que t’es l’héritière...

Stephie plissa les yeux de nouveau et s’avança. Elle alla s’asseoir dans le canapé de cuir noir en face de Malefoy et l’évalua du regard quelques instants. Le jeune garçon fit de même. Les deux se toisèrent quelques instants et Stephie resoupira.

- Ils sont vraiment idiots...
- La bêtise est contagieuse de nos jours, philosopha le garçon.

- ... Sinon.. as-tu vu le GRAND et SUBLIME Harry Potter ainsi que son escorte personnelle lors du banquet? demanda la jeune fille, appuyant d’un ton ironique sur les mots ‘grand’ et ‘sublime’.
- Non, pourquoi?

Je le savais...

- Oh... simple question..

***

Et l’heure de la rencontre sonna, deux semaines plus tard. Le centre de quatre corridors. Chacune des filles arrivait par un couloir différent pour se rejoindre au centre. Stephie marcha de sa démarche souple et féline, une lueur un peu rancunière dans les yeux. Kohane ne lui avait pas fait confiance.. Suffisamment pour faire du Polynectar et envoyer le stupide petit Potter et Weasley pour aller demander des informations sur la Chambre des Secrets. Tsss. Le seul secret dont il était question ici était la confiance de Mademoiselle Willem alias ma-meilleure-amie-à-qui-je-confierais-ma-propre-vie-mais-qui-est-même-pas-foutue-de-croire-en-mon-innocence. La jeune fille arriva au centre et toisa chacune de ses amies avec un mélange d’attention et de mépris. Son regard ressemblait à celui là : http://shutupandwatchthemovie.files.wordpress.com/2010/06/the_karate_kid-cheng.jpg (le gars au milieu).

- Bonjour.
- Ça fait tellement longtemps! Vous m'avez tellement manquées!
- Ça fait deux semaines, de rappeler Stephie, sur un ton froid, soupe-au-lait.
- *pause* Je suis désolée Stephie. Vraiment désolée, pour le serpent lors du duel.
- J’espère bien.
- Je ne connaissais même pas le sort que j'ai lancé!
- C’est ça... Sache que ma vie a complètement été détruite par ta faute.
- C'est de la faute à Malfoy! Il m'a tellement déconcentré! Je n'aurais jamais du faire ça! Même si c'était involontaire!
- MAIS T’AVAIS PAS À ENVOYER HARRY ET RON DANS MON DORTOIR POUR RÉCOLTER DES INFOS! J’aurais pu le faire si tu voulais! Je ne suis pas coupable, je n’ai rien fait! NON, TU NE ME REGARDES PAS COMME ÇA, tu sais parfaitement de quoi je parle! Faire du Polynectar, la belle affaire...

Stephie se calma et eut un regard plus chagriné :

- Le moins qu’on puisse dire... c’est que t’es pas conne. Envoyer ses nouveaux amis pour m’espionner, faire du Polynectar... alors qu’on était supposé être meilleures amies. N’importe quoi...

L’expression triste de Stephie vira à un dégoût, un dédain et une hargne profonde. Elle essuya les quelques endroits de sa cape que Kohane a touché lors de son câlin amical et la regarda de nouveau. Eh oui... quand Stephie est frue après toi, tu le sais : elle avait le don de te faire sentir mal sans te forcer. Et quand elle se forçait... c’était une toute autre histoire ^^’ Mais pour l’instant, elle était simplement blessée... très blessée...

***

Match de Quidditch. Heure une. Gryffondor vs. Serpentard. Kohane vs. Stephie. Cette dernière était dans sa cape vert émeraude, survolant le terrain, à la recherche de la petite boule dorée. Son attention était tellement focalisée dessus qu’elle n’entendit même pas les quelques insultes qu’on lui adressait (particulièrement de Gryffondor, mais également de Serdaigle et Poufsouffle). Les Serpentard l’encourageaient... comme d’habitude. Stephie se contenta d’écouter le son des applaudissements et des cris d’encouragement qu’on lui adressait et sourit. Quelqu’un, quelque part, avait cru en elle. C’était une belle émotion. N’allez-pas la croire bipolaire ou quelque chose du genre, elle était simplement très émotionnelle. En tout cas. La jeune fille fit un piqué et remonta, suivant la trajectoire du Vif d’Or. Dans sa montée, elle se fit frapper par un Cognard. Ne s’y attendant aucunement, l’enfant perdit le contrôle de son balai et tomba. Elle réussit difficilement à se raccrocher à celui-ci, mais elle réussit. Fiou. Stephie poussa un soupir de soulagement, elle avait vraiment frôlé la mort... En parlant de mort... La jeune fille baissa les yeux. Environ 200-300 mètres de hauteur? Merde... Une chance qu’elle n’avait pas le vertige. L’enfant tenta de se remonter sur son balai, mais elle reçut un Cognard en plein dans les poignets. Elle hurla et tomba... tomba... tomba...

La dernière chose qu’elle vit dans sa chute... fut une fille en cape rouge...

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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Dim 6 Mar - 23:36

- MAIS T’AVAIS PAS À ENVOYER HARRY ET RON DANS MON DORTOIR POUR RÉCOLTER DES INFOS! J’aurais pu le faire si tu voulais! Je ne suis pas coupable, je n’ai rien fait! NON, TU NE ME REGARDES PAS COMME ÇA, tu sais parfaitement de quoi je parle! Faire du Polynectar, la belle affaire...
- Mais de quoi tu parles..? J'ai rien fait, je sais même pas du quoi tu parles! C'est quoi du Polynectar!?
- Le moins qu’on puisse dire... c’est que t’es pas conne. Envoyer ses nouveaux amis pour m’espionner, faire du Polynectar... alors qu’on était supposé être meilleures amies. N’importe quoi...

- MAIS DE QUOI TU PARLES!?

Les larmes commencèrent à couler le long des joues de Kohane. Elle ne comprenait rien à rien. Stephie s'en alla et la jeune sorcière la regarda s'élloigner. Mais qu'est-ce qui se passait bon sang!? L'enfant adressa un dernier regard à Larina et Konoki, avant de partir en pleurant vers son dortoir. Ce matin encore, elle n'irait pas en cours.

La sang-de-bourbe traversa rapidement l'école, elle n'avait croisé personne jusqu'à présent et avait donc pue courir presque tout le temps. En arrivant devant la porte de son dortoir, la grosse dame lui demanda ce qu'elle faisait là. La gryffondor répondit simplement qu'elle avait oublié ses livres et prononça le mot de passe. Automatiquement, le tableau libéra l'accès et Kohane pue entrer. Personne ne se trouvait dans le salon principal et une chance. La sorcière gravit rapidement l'escalier et entra dans le dortoir des filles. Juste à temps apparament, car à ce moment là, la porte du dortoir masculin s'ouvrit et les voix de Ron et Harry résonnèrent. Ils étaient en retard et courraient pour arriver à l'heure en cours. Lorsqu'ils eurent fini de descendre les escaliers, la jeune fille sortie de sa chambre et les observa quitter le salon. C'était leur faute. C'était leur faute si Stephie était aussi fâchée contre elle. L'enfant retourna s'allonger dans son lit et commença à pleurer toutes les larmes de son corps. Elle voulait que tout redevienne comme avant. Elle voulait retourner dans sa vie d'autrefois. Elle voulait effacer les derniers mois. Du moment où elle a apprit qu'elle était une sorcière, jusqu'à aujourd'hui. Si ces derniers mois ne s'étaient pas écoulés ainsi, la sorcière serait toujours très amie avec Stephie et ne serait qu'en train de se demander où elle était. Mais non. Hagrid avait du débarquer chez elle et annoncer à toute sa famille qu'elle était une sorcière. À cause de ses simples mots, toute sa vie avait été gâchée. Ces simples mots... «Kohane est une sorcière.» Pourquoi? Pourquoi!? L'enfant enfonça sa tête dans son oreiller et s'endormie doucement, épuisée et surtout, parce que son corps nécéssitait cette douce torpeur.

Vers onze heures, Kohane fut réveillée par Harry et Ron. Ils étaient entrés dans le dortoir -_-' Les deux garçons l'appelaient par son nom en la remuant un peu. La sorcière ouvrit finalement les yeux. Son visage avait perdu toutes les traces comme quoi elle avait pleurée, tant mieux. L'enfant s'asseya sur son lit et observa ses amis, qu'elle venait de remarquer. La jeune fille détourna le regard avant d'entamer la conversation.

- Qu'est-ce qu'il y a?
- Qu'est-ce qu'il y a!? Kohane, tu as encore manqué des cours! C'est la troisième fois cette semaine.

- Est-ce que tu vas bien?

- ...
- Kohane, qu'est-ce qui se passe?

- Rien..
- T'es pas obligée de tout expliquer, McGnagall nous a envoyé te chercher et elle a dit qu'il fallait que tu retournes la voir sur l'heure du dîner. Faique on a encore une heure.

- *lance un regard noir à Ron* Mais on veut tout de même savoir ce qui te tracasse.

- Rien..
- Kohane.

- Quoi?
- Dit la vérité.

- Ok, alors ça se résume simplement: Polynectar.
- Comment t'es au courant?

- Ça vient de toute briser mon amitié avec Stephie!

Kohane saisit rapidement ses livres et quitta son dortoir en direction du local où se tenait le cours de transformation. La sorcière entra dans le local et s'asseya en avant de la classe, où se trouvait la seule place restant, car Harry et Ron avaient laissés leurs livres à leur place. McGonagall lança un petit regard à l'enfant et continua son cours comme si ne rien n'était. Les deux garçons qui avaient eu pour mission d'aller la chercher revinrent quelques minutes plus tard. Heureusement, ils étaient dans le fond de la classe et donc, bien loin de la jeune fille. Le cours était réservé aux gryffondor, et une chance, car le dernier cours où on était allé la chercher cette semaine, était avec les serpentars. Inutile de vous dire que l'on avait bien rit d'elle. Le cours sembla durer une éternité et quand finalement il s'acheva, Kohane fit mine de partir lorsqu'elle fut arrêtée par l'enseignante. Elle ne pue retenir un murmure: «Merde...»

- Willem, venez ici, j'ai à vous parler.

Kohane jeta un dernier coup d'oeil vers la porte. Harry et Ron s'étaient arrêtés et la regardait. Apparament McGonagall les remarqua, car elle ajouta aussitôt:

- Seule à seule.

- À plus tard Kohane...

- Ouais...

Harry disparu du cadre de porte, à la suite de Ron. La sorcière se retourna, elle était maintenant seule face à son enseignante. La femme lui fit signe de venir s'asseoir, ce que l'enfant fit à contre-coeur. McGonagall prit une grande inspiration et commença l'interrogatoire. (...) Kohane referma derrière elle la porte du local de transformations. Elle prit une grande inspiration. Sa titulaire lui avait parlé pendant une bonne demie-heure et n'avait aucunement réussie à comprendre ce que son élève avait, et encore une chance. La sorcière entama sa marche en direction de la grande salle, pour dîner. Une fois arrivée juste devant la porte, elle s'arrêta. L'enfant n'avait pas faim. Finalement elle tourna les talons et se dirigea vers la serre. Son premier cours de l'après-midi était à 1 heure et demie, dans la serre... avec les serpentards. Kohane informa Mme. Chourave qu'elle avait une pratique de Quiditch de rattrapage pendant son cours (mensonge) et demanda d'avoir les feuilles comportant la matière. La femme s'exécuta rapidement et l'enfant pue retourner dans son dortoir avant même que 1 heure ne sonne. J'ai dit à Mme. Chourave que j'avais un entrainement de quiditch... alors je crois que je vais aller m'entrainer... de toute façon, j'ai manqué beaucoup de pratiques récemment. La jeune fille prit son balais et enfila son ensemble de gryffondor, avant de sortir à la course, en évitant de croiser qui que ce soit.

***

Le jour fatidique arriva. Match de Quiditch. Gryffondor vs. Serpentar. Kohane vs. Stephie. La jeune sorcière à la cape rouge était complètement déboussolée, elle n'était pas capable de se concentrer. Affronter son ex meilleure amie était la pire chose qui pouvait lui arriver. En temps normal, la situation actuelle aurait demandé un spy. pour la jeune fille, mais elle gardait tout en elle et donc, on croyait qu'elle était simplement malade. La sorcière volait un peu partout sur le terrain, sans vraiment savoir ce qu'elle faisait. Elle n'était plus là...

- Kohane attention!

-!?

À la dernière seconde, Kohane repéra un cognard qui fonçait sur elle. Son réflexe immédiat fut de le renvonyer en le frappant, ce qu'elle fut, mauvaise idée. Le cognard percuta Stephie, qui tomba de son balais. La jeune gryffondor resta figée sur place, mais au bout d'une fraction de seconde, elle fonça en direction de son amie qui chuttait. À 20 mètres du sol, elle la rattrapa, mais sa réception fut mauvaise et elle tomba elle aussi. Kohane se plaça sous Stephie, de façon à recevoir l'impact elle-même. Elle ferma les yeux. La dernière chose dont elle se souvint fut un énorme craquement et des cris.

Les professeurs accoururent sur le terrain. Stephie et Kohane étaient toutes les deux inconscientes et gravement blessées. On aurait même pu se demander si elles survivraient... les seules choses qui avaient bien fini c'était que l'impact avait eu lieu dans le sable, plus mou que le gazon, et que la gryffondor avait mangé l'impact à la place de son amie.

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Konoki Katsuya
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Dim 27 Mar - 16:00

Konoki n'avait pas cours ce matin. Comme la veille elle avait trainé tard dans les corridors de Poudlard (sans se faire prendre malgré d'avoir fait la rencontre avec un fantôme), elle avait dormi un bout avant de finalement daigner à se lever et à s'habiller. En prenant son costume avec l'effigie de Poufsouffle, elle remarqua le journal qu'elle avait trouvé dans les toilettes de Mimi Geignarde. Elle l'observa quelques temps. Ce livre n'avait l'air de rien de l'extérieur. C'est justement ce qui le rendait intriguant. Elle se changea et revint dans son dortoir, vide à l'heure qu'il était. Tout le monde était partit déjeuner. N'ayant pas très faim, la sorcière décida de rester ici afin d'étudier un peu plus ce livre intriguant. Elle prit soin de fermer la porte et de la barrer.

Konoki s'assit sur une chaise et posa le bouquin devant elle, sur son bureau. Elle commença à le feuilleter : Que des pages vierges, à part sur la première page où il était écrit en lettres d'imprimerie : Diary. Trèèèès explicite. Elle observa alors l'extérieur : Reliure noire, sans aucune tache, ni écriture dessus, à part un nom au verso en bas, écrit en lettres dorées : Tom Elvis Jedusor. Sûrement le propriétaire du livre.  Elle rouvrit le livre à la première page.

C'est peut-être lui qui l'a lancé sur le fantôme... Brrr... De quel maison il est ? Il faudrait peut-être que je lui rapporte...

La sorcière allait se lever afin de trouver ce "Tom Elvis Jedusor" et lui rendre son livre, mais en se levant elle bouscula la table, qui bouscula l'encrier ouvert et qui tomba en plein sur la page du livre. L'encre commença à couler avant même que la Poufsouffle ait pu faire quoi que ce soit. Celle-ci poussa une exclamation et releva l'encrier : la première page du livre avait une grosse tache noire en plein milieu. La jeune fille soupira. Pourquoi il faut toujours que les sorciers écrivent avec des plumes et de l'encre... ça fait vite des dégâts avec une fille maladroite comme moi.... Elle allait chercher une serviette afin d'enlever le plus gros, mais l'encre sur la page disparaissait à vue d'oeil. Comme si la page absorbait l'encre... Konoki regarda le livre d'un air "WTH". On dirait le Sham Wow façon bouquin... Elle décida d'écrire une phrase au hasard, pour voir ce que ça allait faire. Elle prit sa plume, la trempa dans l'encrier et écrivit :

Je me nomme Konoki Katsuya et j'aime les oranges.

Le message disparut, pour en laisser apparaître un autre, avec une écriture ressemblant à celles d'autres fois.


Bonjour Konoki Katsuya, je me nomme Tom Jedusor. Et je ne sais pas ce que sont les oranges.

Hein... Ça fait comme MSN, mais sur un livre Sham Wow... C'est fou la magie :O !

Konoki comprit alors que ce n'était pas le nom du propriétaire au verso, seulement le nom du livre. Elle était surprise qu'il ne connaisse pas les oranges. Mais... même s'il n'avait pas l'air d'avoir été utilisé, le livre semblait bien vieux. Peut-être qu'il était trop vieux pour connaître un fruit si bon, si juteux, si parfait... Il doit être sacrément vieux :O... La sorcière allait lui demander son âge, lorsqu'elle se rappela son enquête sur les pétrifications.

Connaissez-vous quelque chose à propos de la Chambre des Secrets ?

Le message disparût et un autre apparût.


Oui.

La sorcière, toute excitée, se pressa d'écrire :

Est-ce que vous pouvez m'en parler ?

Réponse :


Non.

La jeune fille soupira, déçue. Elle posa sa plume sur le bureau et se laissa retomber dans sa chaise. Meuh. Il est pas gentil de garder toutes ses infos pour lui. Il pourrait partager un peu... =3=

Un nouveau message apparut :


Mais je peux te montrer.

MONTRER ?! O_O Montrer QUOI ?

Autre message :


Laisse-moi t'emmener 50 ans dans le passé.

Aussitôt marqué, les pages du bouquin se mirent à tourner toutes seules, pour arrêter sur une page qui, en haut à droite, une date s'écrivit.

13 juin

La sorcière avait reculé sous la peur du livre animé. En voyant la date, la jeune fille prit avec précaution le livre en le mettant droit devant elle, se demandant ce qui allait se passer. Soudain, en plein milieu du livre (la ligne du collage) une lumière commença à jaillir, de plus en plus forte, qui fit disparaître la Poufsouffle dans le livre.


~ Le Souvenir ~


Konoki apparut dans un couloir de Poudlard, qu'elle reconnut facilement pour le nombre de fois qu'elle l'avait emprunté. Il semblait juste plus... vieux. Avec des couleurs plus ternes. Elle marcha quelque peu pour arriver devant un escalier. Là se tenait un jeune homme, d'à peu près 16 ans, qui regardait hypnotisé quelque chose qui était en haut. Elle s'en approcha.

-Excusez-moi... Pouvez-vous me dire ce qu'on fait ici ?

-*pas de réponse*
-hiiii l'anti-social j'te dis.... ¬¬ Êtes-vous... La version "humain" du livre ? Tom Jedusor ?
-*pas de réponse*
-Il est peut-être sourd :O ? Est-ce que vous m'entendez ?
-*pas de réponse*

La jeune blonde comprit qu'elle ne pourrait interagir avec personne ici, donc elle se contenta de regarder dans la même direction que le garçon, et elle comprit pourquoi il avait l'air à ce point dans son monde. En haut de l'escalier, des professeurs (on pouvait les reconnaître à leur chapeau) descendaient les marches tout en portant une civière sur laquelle on distinguait une forme en-dessous du drap blanc. Qu'est-ce qu'il y a sur cette civière ? Tout de même pas un... Konoki retint une exclamation lorsqu'elle vit un bras humain pendre... Sans vie...

-Jedusor !

Le jeune homme à côté se retourna vers la personne qui avait parlé. Sûrement parce qu'il s'était reconnu. Alors c'est lui Tom Jedusor... Elle regarda dans la même direction que regardait le garçon. Celui qui l'avait appelé était un homme en haut des marches qui avait l'air assez vieux, mais pas trop. Il devait avoir dans la quarantaine-cinquantaine. Il avait aussi une barbe... Bien entendu, il avait l'air fade, comme tout ce qu'il y avait dans ce monde, à part la jeune Poufsouffle. Hum... Cet homme lui rappelait quelqu'un...

-Venez.
-Professeur Dumbledore.
-What !? Dumbledore ?!.. Je comprends pourquoi il me rappelait quelqu'un...

Tout le monde ignora les paroles de la jeune fille. S'étant fait appeler, Tom Jedusor monta voir son professeur, suivit de Konoki. Pendant qu'ils étaient toujours en train de monter, Dumbledore continua de parler.


-Ce n'est pas très prudent d'errer dans les couloirs si tard le soir, Tom.
-*arrivé à sa hauteur* Je le sais professeur... Voyez-vous, je voulais juste m'assurer que les rumeurs étaient fondées.
-C'est bien vrai, elles sont fondées je le crains.
-À propos de l'école aussi ? *pause* C'est que je n'ai nulle part où aller... Va-t-on réellement fermer l'école ?
-Je comprends ce que vous ressentez. Mais j'ai bien peur que Maître Dippet n'est guère le choix.
C'est qui lui ? O.o
-Et si on y mettait un terme ? Si la personne responsable était coincée ?
-*regard "scanner"* *pause* N'avez-vous pas... quelque chose à me dire ?
-*air étonné* Non monsieur. Non, rien.
-*continue de le scruter*
-*ne réagit pas*
-*pause* Bon très bien. Aller ouste, allez vous-en.
-Bonne nuit monsieur.

Jedusor poursuivit son chemin tout droit, dans d'autres couloirs, sous le regard scrutateur de Dumbledore. Konoki le suivit. Il se dirigeait dans un chemin que la sorcière ne se souvenait pas d'avoir emprunté. Il y avait une statue qui avait les bras levés. Le jeune homme descendit des escaliers en colimaçon, pour arriver dans un endroit assez lugubre. Il y avait quelques bougies à peine pour éclairer le long couloir orné de plusieurs statues aux allures effrayantes. La Poufsouffle frissonna. Où allait-il ? Il tourna à droite, marcha un peu, puis fit face à une porte de toute évidence blindée. Il s'arrêta, la jeune fille fit de même. Il sortit sa baguette, regarda à gauche et à droite, puis ouvrit la porte. Une voix venait de l'intérieur.

-...vais te sortir de là.
-Bonsoir Hagrid.
Hagrid ?! :O

La sorcière s'approcha un peu pour voir l'intérieur de la pièce. Petite, rien à l'intérieur, mis à part une malle posée sur une table. Le jeune homme qui devait être Hagrid referma la malle d'un coup sec, comme s'il était prit sur le fait. Il avait l'air plus gros et plus grand que Tom Jedusor, mais ça ne le rendait pas plus menaçant. On ne voyait pas bien son visage à cause de ses cheveux fous qui en cachait la majeure partie.


-*s'avance vers Hagrid la baguette pointé vers sa direction*Je vais être obligé de te devancer cette fois. Je doute que tu ais voulu tuer qui que ce soit mais...
-Arrête. Tu n'as rien saisit.
-*continue de pointer Hagrid avec sa baguette ; ton glacé*Tu sais que les parents de la fille seront là demain et qu'il est normal qu'ils souhaitent détruire la chose qui ait tué leur fille non ?
-Mais c'est pas lui. Aragog n'a tué personne, c'est vrai !
Aragog ?...
-*baguette pointée ; air savant*Les monstres ne se laissent pas apprivoiser. *pause* *ton plus dur* Maintenant, écarte-toi !
-*reste à côté de la boîte* *ferme* Non !
-*baguette pointée* *ton encore plus dur* ÉCARTE-TOI HAGRID !
-NON !

Jedusor lança alors un sort inconnu de la sorcière sur la boîte. Il y eut un grand éclair et de la fumée, ce qui fit reculer Hagrid et bouger la malle. Quelques instants plus tard, quelque chose de grouillant en sortit et alla vers le couloir à une vitesse fulgurante. Elle passa entre les jambes de la jeune fille qui ne put réprimer un cri : C'était une araignée de la taille d'un ballon de soccer, un jeu de Moldus. HORREUR. Entre-temps, Jedusor continuait à jeter des sorts sur l'araignée qui continuait son chemin dans le couloir, pour finalement disparaître dans un tournant.

-A... Aragog ! ARAGOG ! *commence à sortir de la pièce*
-*se retourne vers Hagrid et redirige sa baguette vers lui* Je ne peux pas te laisser partir. On va te confisquer ta baguette Hagrid. On va t'expulser.

Aussitôt après ces paroles, Konoki se sentit attirée par en arrière, comme dans un trou noir. Elle mit sa main en avant, comme pour tenter d'attraper quelque chose afin de rester ici, et cria plusieurs fois : "Hagrid ! Haaagrid !" avant de tout voir à reculons. Une lumière blanche se forma derrière elle et elle disparût.


~ Retour à la Réalité ~


Konoki réapparut dans sa chaise, comme propulsée hors du livre. Elle regarda autour : elle était à nouveau dans son dortoir, le livre devant elle. Les couleurs étaient redevenus normales. Elle regarda ses mains, comme si elle ne croyait pas ce qu'elle venait de vivre. Elle murmura un "wow", avant de se lever pour aller parler de son aventure à ses amies.


***


Quelques temps plus tard dans la journée, toutes les 4 amies des 4 différentes maisons se retrouvèrent à l'intersection de 4 couloirs. Konoki était tellement contente de les revoir ! En plus, elle allait pouvoir leur raconter ce qu'elle avait appris du Journal de Tom Jedusor. Elle leur fit un câlin à chacune.


-Bonjour.
-Salut les filles !
-Ça fait tellement longtemps ! Vous m'avez tellement manquées !
-Hey, vous allez pas croire ce que j'ai-
-Ça fait deux semaines *ton froid*
-*pause* Je suis désolée Stephie. Vraiment désolée, pour le serpent lors du duel.
-J’espère bien.
-Euh..
-Je ne connaissais même pas le sort que j'ai lancé !
-C’est ça... Sache que ma vie a complètement été détruite par ta faute.
-C'est de la faute à Malfoy ! Il m'a tellement déconcentré ! Je n'aurais jamais du faire ça ! Même si c'était involontaire !
-MAIS T’AVAIS PAS À ENVOYER HARRY ET RON DANS MON DORTOIR POUR RÉCOLTER DES INFOS ! J’aurais pu le faire si tu voulais ! Je ne suis pas coupable, je n’ai rien fait ! NON, TU NE ME REGARDES PAS COMME ÇA, tu sais parfaitement de quoi je parle ! Faire du Polynectar, la belle affaire...
Kohane a fait du Polynectar ?! O.o
-Mais de quoi tu parles..? J'ai rien fait, je sais même pas du quoi tu parles ! C'est quoi du Polynectar !?

-Une soupe qui permet de prendre l'apparence de quelqu'un d'autre... Mais écoutez-moi-
-Le moins qu’on puisse dire... c’est que t’es pas conne. Envoyer ses nouveaux amis pour m’espionner, faire du Polynectar... alors qu’on était supposé être meilleures amies. N’importe quoi...
-MAIS DE QUOI TU PARLES ?!
-Stephie, attends ! Stephie !..

Personne ne répondit en écho à sa voix. La jeune Serpentard s'éclipsa, plus fâchée que jamais, Kohane partit en larmes et Larina semblait avoir disparu sans laisser de traces. La petite blonde resta plantée là pendant quelques minutes. Elle n'avait pas réussit à les mettre dans le secret du Journal. Et en plus, elles s'étaient chicanées. Toute cette histoire sur l'école allait bientôt détruire cette amitié. Il fallait résoudre cette énigme au plus vite. Konoki soupira et se résigna à aller à son prochain cours. Potions. Ark. Elle était nulle dans cette matière. En plus, le prof la détestait. Quand Rogue demandait de faire un poison mortel aux couleurs plus sombres que le noir du néant, la jeune fille créait une potion couleur bleu ciel qui goûtait le sucre. Peuh. C'est ben plus beau. La jeune fille ne connaissait qu'une potion et c'était le Polynectar, parce qu'elle l'avait déjà utilisé en bas-âge. Pour aider quelqu'un... en tout cas, compliqué. Elle espérait juste que Rogue allait être clément cette fois-ci et qu'il n'allait pas lui demander de faire une potion à partir d'araignées... Bark.


***


La jeune Poufsouffle était arrivée en retard à un match de Quidditch, Serpentard vs Gryffondor. Rogue et ses devoirs de rattrapage ¬¬. Pourquoi c'était qu'elle qui avait qui avait ce genre de truc. Sûrement parce que c'était la seule empotée qui était pas capable de passer le cours de potions. Enfin bon. Elle arriva au mauvais moment, là où Stephie et Kohane s'étaient écrasées sur le sol. La sorcière blonde poussa un cri et se rua sur le terrain, se fichant bien si elle y avait droit ou non. Elle regarda ses amies et commença à verser des larmes, sûrement à cause des blessures qu'elle voyait. Elle murmura :

-Mais qu'est-ce qui s'est passé...

-Un cognard, répondit le rouquin de Gryffondor qu'elle croisait de plus en plus souvent. Lui aussi semblait affligé.

Un... un cognard ?
Comme le cognard fou qui m'avait explosé le bras...
Le cognard fait par Dobby...
Est-ce que Dobby aurait créé ce cognard pour blesser mes amies et me faire forcer à quitter l'école ..?
Il faut que je trouve cette Chambre des Secrets et vite.
Avant que quelqu'un soit pétrifié à nouveau... ou tué par ma faute...



***


Konoki était allée voir ses amies à l'infirmerie, après que les professeurs les aient transporté et Mme Pomfresh leur ait administré quelques médicaments et autres. Il n'y avait plus personne autour des lits, car Mme Pomfresh les avaient chassé : Les deux filles étaient à côté (pour les lits) et les Gryffondors et les Serpentards venus les voir n'avaient pas arrêté de s'obstiner pour savoir qui avait blessé qui et chacun défendait son équipe. Certains allaient sortir leur baguette quand l'infirmière leur avait interdit de rester une minute de plus ici. Konoki s'avança, visiblement triste. Elle se mit entre les deux lits, Stephie à sa gauche, Kohane à sa droite. Les deux semblaient dormir paisiblement, mais on voyait bien les nombreux bleus et bandages sur les deux jeunes filles. Elle les regarda, puis prit un tabouret et s'assit tout en continuant de les regarder. Elles avaient frôlé la mort selon certains. Et tout le monde qui disait que c'était Stephie qui avait voulu tuer Kohane à cause de sa rumeur sur elle étant l'héritière de Serpentard... Konoki se retint de ne pas pleurer. À la place, elle prit une grande respiration et leur sourit, même si elle avait les larmes aux yeux.

-Salut...

Elle s'arrêta de parler, peut-être parce qu'elle avait espoir qu'elles répondent. Mais ce n'était pas le cas. Konoki fit un petit soupir triste mais poursuivit, peut-être parce qu'elle savait pertinemment que ça serait l'un des seuls moments où elle réussirait à leur parler. Et peut-être que dans leur mi-sommeil, mi-coma, elles allaient l'entendre.

-Ça fait un bout hein ? On s'est pas revues depuis qu'on s'est croisées dans les couloirs, il y a quelques jours. Vous vous êtes chicanées... Tout ça à cause d'un serpent... Stephie, je sais bien que ce n'est pas toi l'héritière de Serpentard. Tu as juste... Un don particulier. Ton Fourchelangue. Comme le mien avec ma pyromanie. Et puis... J'ai trouvé un journal dans les toilettes habitées d'un fantôme... Un journal qui s'appelle Tom Elvis Jedusor. Étrange hein ? Surtout qu'en plus, j'ai fait une gaffe : j'ai renversé de l'encre dessus et tout a disparu... Comme le Sham Wow, Koha... Je luis ais posé des questions. Comme s'il aimait les oranges, mais ça c'est pas important. Le plus important c'est surtout que je lui ais demandé quelque chose sur la Chambre des Secrets. Et il m'a dit qu'il allait me montrer quelque chose qui s'était passé il y a 50 ans. J'ai vu Dumbledore moins vieux et Hagrid sans barbe, à 16 ans environ. En parlant d'Hagrid, il possédait une énorme araignée qui s'est échappée à cause de Tom, parce qu'il avait jeté un sort sur la malle où elle était. Mais... Elle est peut-être encore dans l'école à l'heure qu'il est ! C'est peut-être le monstre dont tout le monde parle, qui pétrifie tout le monde... et qui tue aussi, parce que dans le souvenir que le livre m'a montré, il y avait une fille qui était morte à cause de ça. Donc si c'est le cas... Ce serait Hagrid qui aurait ouvert la Chambre des Secrets il y a 50 ans. Et est-ce que vous avez remarqué les araignées qui se suivent en rang... Pourquoi ? Je voudrais les suivre pour en savoir plus, même si ce sont des araignées... J'aurais voulu que vous m'accompagnez.... Pour pas que je fasse cette enquête seule... Mais je n'ai pas le choix... Si je veux que les rumeurs qui pèsent sur vous disparaissent, j'irais avec quelqu'un d'autre, Hannah par exemple, ou seule. Dans maximum une semaine. J'espère que vous irez mieux d'ici là... *regard triste* Toute cette histoire est en train de nous détruire toutes à petit feu...

Au fond, peut-être que Dobby a raison... Peut-être que je ne me ferais pas pétrifié si je reste ici, mais je serais sûrement démolie psychologiquement parlant.

Elle leur dit bonne nuit car il se faisait tard et elle les regarda une dernière fois. Pourquoi tous ces problèmes tombent sur nous..? Elle partie les larmes aux yeux. Elle se répéta son slogan : Demain sera un plus beau jour...

Si seulement c'était vrai...

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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Dim 24 Avr - 23:23

Stephie était couchée à l’infirmerie, moins morte qu’elle ne l’avait été au cours de toute son année scolaire, mais dans un piteux état. Ses camarades de Serpentard entouraient son lit, attendant avec une terrible angoisse, une certaine appréhension, le moment où la jeune fille ouvrirait ses yeux et reviendrait dans la douleur des mortels. Mais ce moment ne semblait pas venir, la jeune sorcière était toujours inconsciente, dans son état léthargique. La situation était exactement la même du côté des Gryffondor, surveillant de près l’état de leur batteuse, d’où le début des affrontements et des disputes entre les deux maisons. Inutile de préciser que les baguettes magiques avaient été bien rapidement sorties par une importante majorité, obligeant Pomfresh à chasser tout ce beau petit monde, à répéter une dernière fois que ni l’état de Stephie, ni l’état de Kohane n’était critique, qu’elles avaient eu plus de peur que de mal (excepté dans les poignets : elle devrait porter des bandages certains temps...). Les élèves quittaient alors, laissant les blessées dans leur petit monde et une infirmière bien soulagée de retrouver le silence d’une infirmerie.

- Sérieusement, les jeunes de nos jours...


Madame Pomfresh se retourna alors et vit Stephie debout. Elle faisait peur : ses cheveux noirs tressés étaient un peu mêlés, sa frange cachait mal des yeux noirs de haine et cernés et le sang coulait sur les bandages et formait peu à peu une petite flaque sur le sol de pierre. Pomfresh était tétanisée : par la barbe de Merlin, que se passait-t-il? Quelques secondes plus tôt, Stephie était entre la vie et la mort, un mince voile séparant les deux réalités, et présentement debout devant elle... Quelques mots en Fourchelang sortirent de la bouche de la jeune fille et virent déstabilisèrent complètement la femme. La jeune fille profita alors de ce moment, de ce court laps de temps de surprise pour attaquer : sa baguette fut sortie en une fraction de seconde et tomba sur le sol l’infirmière, stupéfiée et stupéfixiée. Elle eut un petit sourire suffisant alors qu’elle rangea sa baguette dans sa poche de robe et sortit de cette salle de torture. Quelle plaie ce château, vraiment... L’enfant détacha ses cheveux et les tressa sur son chemin fredonnant quelconque mélodie, sans but ni sens... Elle fonça alors dans quelque chose de dur, très dur. Elle releva les yeux et vit Crabbe qui la dépassait de plusieurs têtes : note, devenir plus grande dans les prochains rp. Quoi? Même Kohane la dépassait! Kohane... Les traits de la jeune fille se déformèrent alors qu’elle donnait un coup de poing. Cette p’tite peste au double jeu qui la trahissait au premier moment dans SON monde de SORCELLERIE à ELLE!!! C’ÉTAIT ELLE LA VRAIE SORCIÈRE! Pas cette sale... Le mot ne sortit pas, mais les flammes des yeux de Crabbe, oui. Stephie l’avait frappé dans sa rage ^^’... Alors qu’il s’apprêtait à lui faire goûter sa médecine pas mal moins médicinale que celle de Pomfresh, Malefoy et Goyle arrivèrent à la course avec un garçon inconnu et... non. Les yeux de la Sang-Pur se plissèrent : Pansy. Que faisait-t-elle là? Celle-ci happa le regard de son amie et semblèrent paniquer. Non... pas elle aussi... Dès qu’elle arriva à sa hauteur, la jeune Scotts parla d’une voix accablante, pleine de reproches :

- Pansy Parkinson, que fais-tu ici?
- *soupir tanné* Je prenais du bon temps avec mes autres amis.

- Tes autres amis?
- Ouais.
- Pourquoi tu ne me les as pas présentés?

Stephie reprit son calme en à peine quelques secondes et tout le monde la regardait d’un air ahuri, tellement bête que la jeune fille en éclata de rire. Les larmes coulèrent sur son visage, mais cette fois-ci, de joie et non de tristesse. K... On la regardait WTF quelques instants, le gars inconnu à la peau noire sourit légèrement et regarda la petite aux cheveux noirs, se souvenant de l’isolement qu’elle avait subi, des cris lancés dans le désespoir et le papier et des jours, des lunes que l’on avait passé sans la voir... Une poussée de gentillesse entraîna sa main, tendue, comme une preuve d’amitié :

- Zabini Blaise. Enchanté.

Stephie sourit et accepta la main tendue, la tenant fermement. Ce geste sembla encourager Pansy à présenter ses autres amis. Beaucoup de poignées de mains et on arriva à Drago... Les deux se regardèrent quelques instants dans les yeux et se tournèrent dos à dos, les bras croisés, refusant même de s’adresser la moindre parole et s’éloignèrent chacun de leur côté, la tête haute, très dignement, sous les sourires des autres : cela allait être une belle gang. Stephie courut alors dans les escaliers. Pourquoi, comment ça, WT*?! Ils voulaient vraiment d'elle comme amie?! Elle s’asseya dans les escaliers alors que ceux-ci bougeaient sans même y porter attention et continua à se demander ce qui se passait avec elle... Elle se tint la tête à deux mains et se perdit dans ses pensées, mais elles la ramenaient toutes à une même chose : Kohane Willem. ARK. Stephie cracha au sol alors que les escaliers rebougeaient. Et merde, elle avait encore manqué son étage. Pfff. Elle cracha par terre. Dire qu'lle avait un devoir à rendre pour son cours de Sortilèges : comment rendre quelqu’un confus, perdu, les effets du sort et comment effectuer la formule, un parchemin. Réponse : vivre une journée dans cette maudite carcasse qui me sert de corps. L’enfant soupira et une fois l'escalier stabilisé, se dirigea vers son dortoir et remonta dans sa chambre faire son travail. Elle le finit en quelques coups de plume et redescendit dans la salle commune, cherchant Pansy du regard. Elle la trouva étalée dans un canapé lisant un livre de métamorphose qui avait l’air TRÈS intéressant (ok not, pan toute) et s’assit en indien par terre devant elle et commença à lui parler de tout et de rien, mais surtout de tout : l’entraînement de Quidditch de demain auquel elle allait faire tout son possible pour y être. Pansy ria et lui montra ses bandages, lui faisant comprendre que ce serait imprudent et que Mme Bibine refuserait. Stephie bouda et tourna le dos (amicalement), arrachant un sourire à son amie. Quelle bébé gâtée.


***

Le lendemain matin, elle était dans un fauteuil de cuir noir de la salle commune, la tête appuyée contre ses mains, revoyant sans cesse la scène de la veille, ne sachant qu’en penser. Tout allait trop vite, elle était passé de solitaire-rejet-emo à j’ai-des-amis-emo-mais-chui-quand-même-vraiment-cool. Elle avait du mal à suivre le petit train de sa pensée et le fil des événements... Pansy descendit alors pour tenter de lui parler, mais Stephie prit sa cape, l’ignorant, et s’en alla se diriger vers la volière, l’endroit où il y avait rarement du monde, car les hiboux étaient généralement en voyage, amener des lettres dans tous les coins de la planète... Elle avait besoin de solitude et ce serait là-bas qu’elle en trouverait.. Elle rentra donc dans cette petite aile du château, qui sentait l’herbe et les crottes d’oiseaux et commença à nourrir quelques hiboux. Un de ceux-ci hulula et battant des ailes, comme s’il craignait de se faire attaquer. Malefoy était là. Stephie se retourna et l’observa.. La Sang-Pur aperçut alors Kohane du coin de l'oeil. Elle fit semblant de ne pas l’avoir vue et engagea une conversation avec lui. WOOOW. Puis elle lui chuchota des mots à l'oreille, si proche que cela pouvait quasiment être un bisou...

Stephie ferma les yeux et se mordit la lèvre.
Jamais elle n'avait été aussi chienne.

Mais un rictus se forma rapidement sur ces lèvres, avant qu'elle ne reparte à la course.
Cette fille l'avait bien mérité.

_________________
Time stood still
The way it did before
It's like I'm sleepwalking
Fell into another hole again
It's like I'm sleepwalking





I'm at the edge of the world
Where do I go from here?
Do I disappear?
Edge of the world
Should I sink or swim?
Or simply disappear?


Dernière édition par Stephie Miroku le Sam 20 Aoû - 21:44, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Lun 25 Avr - 1:22

- Potter... Potter vous m'entendez..? Potter..?
- hn..?

- Il se fait tard, vous devriez rentrer à votre dortoir, Kohane ne se réveillera pas de sitôt.

- Mais Stephie est active depuis deux jours déjà.

- Kohane est juste moins solide que la jeune Scott. Dans 5 minutes je ferme les portes,
dépêchez-vous de lui dire bonne nuit.

Mme. Pomfresh sortie de la pièce, laissant Harry seul avec Kohane. Le jeune sorcier avait la tête accotée sur le lit et lui tenait la main. Ça faisait déjà deux heures qu'il était là et l'heure commençant à se faire tardive, il s'apprêtait à s'endormir là, sans le savoir, avant que l'infirmière n'arrive. Le jeune homme se leva et serra la main de son amie.

- J'espère que demain tu seras éveillée~


Harry coupa sa phrase. Il avait senti une pression sur sa main, comme si on l'avait serré. Le jeune homme observa ses doigts puis le visage de son amie. Des larmes coulaient le long de son visage. Le jeune sorcier s'approcha immédiatement d'elle l'observa avec attention, elle reprenait enfin conscience. Mais... pourquoi pleurait-elle, de douleur? Harry s'apprêtait à aller chercher l'infirmière lorsque Kohane commença à murmurer des choses. Au début, c'était confus, il ne comprenait rien, mais plus le temps avançais, plus les paroles de la sang-de-bourbe se faisaient clairs. La petite fille pleurait et ne cessait de demander comment allait Stephie, elle disait que tout était de sa faute et que si son amie était morte, elle voulait être victime du même sort. Harry prit la main de Kohane et commença à lui parler d'un ton apaisant. Il lui dit que la serpentard allait bien qu'elle était même sortie de l'infirmerie deux jours plus tôt. Au bout de quelques minutes ainsi, la sorcière de gryffondor arrêta de pleurer. Harry poussa un soupir de soulagement, lorsque Mme. Pomfresh entra dans la pièce.

- M. Potter, il est temps d'y aller.

- m... mais... Kohane reprend conscience.

- Ah bon? *regarde Kohane qui s'est rendormit* C'est votre imagination, allez, fillez dans votre chambre.


Harry se résigna et sorti de l'infirmerie. Mme. Pomfresh sorti elle aussi de la pièce, mais pour aller chercher des médicaments. Au même moment où les deux portes se fermaient, Kohane ouvrit les yeux. Prise d'une panique, dût à l'ignorance de sa localisation et sa solitude, elle se leva rapidement et courut en dehors de l'infirmerie. Bien que commençant à saigner au niveau du dos, la sorcière rejoignit Harry. Elle l'attrapa par le bras et tituba au même moment. Kohane tomba par-dessus son ami et commença à rougir, puis à pleurer. Pour le pauvre jeune homme qui venait de se frapper légèrement la tête au sol, la situation n'avait rien de compréhensible. Au bout de plusieurs secondes, il se releva et aida son amie à faire de même. La sorcière lui sourit, puis commença à tousser intensément. Un liquide rouge se rependit sur sa main, comme il l'avait fait dans son dos un peu plus tôt. Harry s'affola.

- Koha, mais qu'est-ce que tu fais!? Tu aurais du rester à l'infirmerie!

- Où est Stephie? Est-ce qu'elle est toujours en vie? Tout est de ma faute! Si seulement j'existais pas! Harry, dit moi qu'elle va bien~~
- Calme toi. Elle est sortie de l'infirmerie il y a deux jours déjà. Elle va très bien ton amie, tu lui as sauvé la vie... t'aurais peut-être pas du par-contre...

- !? Pourquoi tu dis ça!? C'est comme si tu me disais de ne pas sauver Ron~~
- Kohane! Même si on ne t'en a pas parlé, Ron, Hermione et moi craignons que Stephie ne veule te tuer. Elle n'a que de la haine dans les yeux lorsqu'elle te regarde. Arrête de t'inquiéter pour elle.

- ...
- Allez, on retourne au dortoir.


Harry prit la main de Kohane, bien que pleine de sang, et l’entraîna jusqu'au dortoir. Lorsqu'ils passèrent la porte, toute l'énergie de la sorcière sembla s'évaporer et elle perdit conscience. Si le sorcier qui l'accompagnait n'avait pas eu de bon réflexes, elle se serait effondrée au sol, mais par chance, il n'y eut aucun problème de ce genre. Déjà prêt à l'éventualité où son amie perdait conscience, Harry s'était tenu près d'elle tout le trajet. Le garçon transporta Kohane jusqu'au divan, où il l'allongea. Jamais il n'aurait la force de la transporter jusqu'en-haut, c'est pourquoi il alla chercher Ron. À deux, les sorciers purent la monter à l'étage et l'allonger sur son lit. Ils quittèrent le dortoir des filles et retournèrent dans le leur. Tout le monde dormait depuis bien longtemps, car demain il y avait un match de quiditch à 7 heures. Le déjeuner serait servit de 5heures à 6heures et demi. On avait tout intérêt à être en forme.

Le dortoir des filles se réveilla vers 4heures45. Kohane fit de même, mais se rendit compte qu'une bien mauvaise surprise l'attendait et elle préféra rester allongée. Les sorcières sortirent progressivement et à 5h15, il n'y avait plus personne, mis à part Hermionne. Cette dernière vint voir la jeune fille.

- Tu viens? le déjeuner est déjà commencé.

- Je dois aller voir McGonagall...
- Pourquoi?


Kohane se leva et montra ses couvertures à Hermionne. Sa blessure au dos était beaucoup plus profonde qu'on aurait pu le croire et son lit était taché de sang. La sorcière comprit aussitôt pourquoi la sang-de-bourbe avait besoin de voir la directrice de leur maison. Harry et Ron se goinfraient déjà, ce fut donc Hermionne qui aida son amie à trouver leur directrice et expliquer le problème. Kohane trainait ses draps dans ses mains, en faisant bien attention à cacher le sang et Drago ne manqua pas l'occasion de dire qu'elle avait eue un accident pendant la nuit. Hourra. ¬¬ Finalement, les deux jeunes filles eurent la chance de croiser la femme qu'elles cherchaient, au détour d'un corridor. La femme crut d'abord que son élève s'était échappée pendant la nuit, mais lorsque la situation lui fut expliquée, elle prit les draps et promit à Kohane de lui en fournir de nouveaux, si elle allait à l'infirmerie faire refaire ses bandages. Ce qu'elle fit, abandonnant Hermionne par la même occasion. Voyant la jeune sorcière partir, McGonagall soupira, elle finirait par causer sa propre perte si elle continuait sur cette voie.

***

Ses bandages remplacés, Kohane se dirigea vers la volière. Le match d'aujourd'hui opposait Serdaigle à Poufsouffle et c'était loin d'être quelque chose que la sorcière voulait voir. Elle préféra aller discuter avec sa chouette. La première heure fut calme et silencieuse, permettant à la jeune fille de refaire le point sur les évènements récents. Mais Stephie et Drago ne tardèrent pas à arriver. Kohane les avait entendus arriver à tour de rôle, mais elle était cachée dans son coin, presque dans une cage. Au début, ça allait, sa meilleure amie qui frappait Malfoy, c'était normal. Mais la suite... elle troubla la première année qui préféra fermer les yeux. La seconde où elle ouvrit les yeux, elle croisa le regard de Stephie, elle l'avait repéré. La sorcière embrassa de nouveau Malfoy. Elle faisait vraiment exprès. Kohane sortie de son refuge et entendit des voix alors qu'elle quittait la volière. Kohane se mordit la lèvre avant de s'enfuir en courant, Harry avait raison, Stephie s'en foutait carément de si elle était vivante ou morte.

***

- Les étudiants sont priés d'assister à tous leurs cours Mme. Willem.


Kohane sur-sauta et se retourna, pour voir Rogue s'approcher d'elle. La jeune fille cacha rapidement son cahier d'écriture et baissa la tête.

- Veuillez m'excuser... voyez-vous professeur, c'est que... je ne sais plus où j'en suis...
- Si vous suiviez vos cours peut-être seriez-vous moins perdue. Allez! Filez en cours!

- Oui monsieur...

Kohane se leva et quitta la cours, échappant involontairement une feuille de son cahier, au passage. Rogue la ramassa et la retourna des deux cotés, elle était vierge. Que mijotait donc cette sang-de-bourbe?

***

Les notes de Kohane baissaient. Ses retards et absences se cumulaient. L'inquiétude des professeurs, du moins de McGonagall, augmentait. Quelque chose ne tournait plus rond dans la tête de la première année et cette chose serait des plus catastrophique, dans les prochaines semaines....

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Konoki Katsuya
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Sam 17 Aoû - 16:46

La semaine aurait dû couler comme de l'eau de source pour la jeune sorcière blonde, mais ce ne fut pas le cas, pas du tout. Ce fut plutôt un véritable tsunami qui se déversa sur elle, qui ne semblait pas s'arrêter de si tôt. Quand elle apprit que ses deux amies étaient sorties de l'hôpital (bien avant que ça leur soit normalement possible), elle avait été heureuse et avait voulu prendre très vite de leur nouvelles. Mais elle su par diverses sources que leur relation s'était aggravé et qu'elles étaient toutes les deux devenues... complètement cinglées, à leur manière. Bien entendu, les rumeurs à leur sujet avaient repris de plus belles, ce qui rendait Hopkins totalement malade. Si ça continuait, elle allait finir par croire à ces ragots, faute de preuves contraires... Mais elle ne voulait pas douter de ses amies, déjà trop de personnes le faisait... ce qu'il leur fallait le plus pour l'instant c'était des alliés, et Konoki peinait à trouver d'autres personnes qui innocentait comme elle la Gryffondor ainsi que la Serpentard. Tout ce qui se passait à Poudlard était juste... trop bizarre. À commencer par ce livre. Tom Elvis Jedusor.

Elle avait été toute excité d’ enfin trouver des indices sur cette Chambre des Secrets dont tout le monde ne faisait que parler, et avait voulu le partager à ses amies, mais le moment n'était désormais plus le bon. Lorsqu'elle avait voulu s'en servir à nouveau, elle avait retrouvé son dortoir sens dessus-dessous. Comme si quelqu'un cherchait quelque chose... et cette personne l'avait trouvé : le journal avait disparu. Mais… Personne n’aurait pu entrer ici à part un Poufsouffle… ou quelqu’un qui connaissait leur mot de passe. Qui savait qu’elle le possédait ? Elle ne l’avait montré à personne. Elle commençait à croire que quelqu’un épiait ses moindres mouvements, et elle n’aimait pas du tout ça.

Elle allait devoir continuer sa somewhat enquête seule, sans journal, ni amies, à part si elle mettait Hannah au courant. Mais le destin la battu en vitesse. Chourave lui demanda de la suivre pendant qu’elle avait une pause. On la conduisit à l’infirmerie, et le spectacle qu’elle eut sous les yeux la tétanisa. On avait retrouvé Hannah avec une cuillère dans les mains dans la cuisine. Totalement pétrifié. Et ce fut tout. Pas d'explications, pas de témoins, juste... le corps de la Poufsouffle complètement rigide sur un lit d'hôpital, avec une expression effrayé au visage. Konoki n’osait même pas la toucher tellement elle était choquée. Son amie, sa seule amie de Poufsouffle, pétrifiée… Konoki se sentait maintenant vraiment, vraiment seule au monde.

Puisque plus personne ne semblait se soucier d’elle (elle avait toujours Stephie, Kohane et Larina, mais disons qu’elles ne se parlaient plus vraiment toutes), elle passait la majorité de ses temps libres aux côtés d’Hannah, car les matchs de Quidditch avaient été annulé. Ce froid spectacle ne l’aidait pas à retrouver sa joie de vivre, mais au moins elle essayait de lui parler comme si ne rien était, peut-être qu’elle l’écoutait à quelque part. Durant ses nombreuses visites, elle avait réalisé que d’autres personnes restaient aux chevets des personnes pétrifiées, à commencer par ces deux garçons de Gryffondor, les amis de Kohane… Harry Potter (l’élu, celui qui a résisté à Vous-Savez-Qui) et le fameux rouquin (Ron ? à ce qu’elle avait compris). Ils venaient souvent voir une fille aux cheveux frisés longs, retrouvé presque en même temps que Hannah (heureusement que ce n’était pas Kohane, Hopkins aurait viré folle). Curieuse, elle voulait leur demander des nouvelles de son amie Gryffondor, mais elle ne savait pas trop comment briser la glace… Finalement, ça se fit tout seul. Lorsque Konoki passait encore visiter son amie, elle s’enfargea et tomba directement devant les deux garçons, qui s’empressèrent de l’aider (c’est gentleman les Britishs ). La discussion commença alors et roulait bien, la jeune blonde su que le cas de Kohane ne s’arrangeait pas, elle restait seule de plus en plus souvent et n’était plus motivé pour rien… elle sut aussi que les deux Gryffondors ne faisait pas du tout confiance à Stephie et l’accusait de beaucoup de choses, notamment de la lente détérioration de la Willem. La Poufsouffle décida de changer de sujet. Ils finissent par parler de la Chambre des Secrets.


-Hermione cherchait de l’information là-dessus quand on l’a retrouvé…
-Tout le monde ne fait que parler de ça ! C’est sûr qu’elle existe, mais où ça, c’est la question !

Konoki hésita un peu, puis regarda aux alentours avant de poursuivre plus bas.

-J’ai trouvé un journal dans les toilettes des filles du 2e… Un journal assez étrange.

-Attends, les toilettes des filles du 2e… C’est celles avec Mimi Geignarde c’est ça ?

La jeune fille hocha la tête avant de poursuivre, tendant d’effacer la rencontre avec le fantôme de sa mémoire.

-Bref, ce journal était en fait comme la mémoire de quelqu’un. Tu pouvais lui écrire et il te répondait. Et puis j’ai voulu en savoir plus sur la Chambre des Secrets… (Konoki fit alors un résumé du souvenir qu’elle avait vu concernant une fille tué, Hagrid ainsi qu’une énorme araignée.)


-*frissonne* Une araignée… Encore des araignées ! Comme celles qui marchent en rand…
-*surprise* Vous êtes au courant ?
-*hoche la tête* On les a vues près des corps pétrifiés, mais on ne sait jamais fait prendre sur le fait.

Pas comme Kohane et Stephie…

Les jeunes continuèrent de parler jusqu’à ce que Madame Pomfresh les renvoient dans leur dortoir à cause de l’heure tardive. Ils se quittèrent en convenant que demain soir, ils iraient voir Hagrid pour de plus amples renseignements.



***



-Tous les étudiants doivent être dans leurs dortoirs à 6h du soir. Aucun élève ne pourra quitter son dortoir après cette heure. Vous serez escortés à chacune de vos leçons par un professeur. Aucun élève ne pourra utiliser les toilettes non accompagné. Les pratiques ainsi que les matchs de Quidditch sont toujours suspendus. Il n’y a plus d’activité à l’école après 6h du soir.

Le Professeur Chourave roula le parchemin lorsqu’elle finit de le lire. Elle finit par dire d’une voix moins solennelle que si quelqu’un savait quelque chose, il pourrait toujours venir lui en parler. Lorsqu’elle quitta le dortoir des Poufsouffles, les discussions reprirent de plus belles. On attaquait Serpentard, car c’était la seule maison qui n’avait pas eu d’élèves pétrifiés. Konoki, dans son silence, se sentait coupable de ne rien dire. Elle avait aussi peur pour ce soir, car Harry, Ron et elles allaient tous enfreindre les nouvelles règles s’ils se faisaient attraper. Et si c’était le cas… c’était l’expulsion. Pour aller où ensuite ? Chez elle ? Elle ne savait même pas si son père était prêt à l’accepter dans la maison. Déjà qu’il croyait qu’elle était à Gryffondor…

Elle effaça ces pensées de sa tête. Il fallait qu’elle trouve ce qui se passait pour que tout redevienne comme avant. Que Hannah soit dé-pétrifiée, et que ses amies arrêtent d’agir comme les pires ennemies de la planète. Ce soir.

Lorsque la lune fut bien haute dans le ciel sans étoiles, la jeune fille s'éclipsa de son dortoir sans bruit. Elle s’alluma une petite flamme dans la main afin de se diriger, mais pas trop forte pour ne pas se faire repérer. Elle tenta tant bien que mal de marcher discrètement, et de se cacher dès qu’elle entendait du bruit, mais toute cette chorégraphie rendait sa démarche très, très lente. Elle se rendit alors au point de rendez-vous mais ne trouva personne. Elle commença à s’inquiéter qu’il soit arrivé malheur aux deux garçons, lorsqu’elle entendit «Psssssst! Psssssst!» Elle se retourna pour ne voir personne.

Maintenant les murs parlent ou quoi ._.
À moins que ça soit le monstre…


Finalement, elle découvrit la tête de Ron et celle d’Harry flottant dans les airs, ce qui manqua de lui faire une attaque. Elle comprit alors qu’il possédait une cape d’invisibilité et se faufila dedans sans rien demander d’autre. Ils croisèrent Rogue qui éternua lorsqu’ils passèrent ce qui ne fit que stresser la Poufsouffle davantage. Heureusement, ils arrivèrent à la cabane d’Hagrid en un morceau, mais se firent accueillir par une arme prête à leur planter une flèche droit dans les yeux.


-Oh c’est vous… Mais qu’est-ce que vous faites ici ?
-Pourquoi l’arbalète ?
-Oh ça… Pour rien, pour rien… Je croyais que vous étiez… Enfin ça n’a pas d’importance. Entrez, asseyez-vous, je vais faire… Un peu de thé.

Konoki s’assit sur une grande chaise démesurée et observa la petite cabane. Il y avait beaucoup de choses reliées à des créatures dangereuses, ce qui ne rassura pas la jeune sorcière. Le géant barbu s’afférait à faire chauffer de l’eau mais semblait très nerveux et n’arrêtait pas d’en reverser partout.

-Ça va Hagrid ? Tu as su pour Hermione ?
-Oui je…

On cogna à la porte, ce qui fit sursauter tout le monde. Harry agrippa sa cape et la mit sur Ron, Konoki ainsi que lui-même. Hagrid s’assura que les enfant étaient bien cachés avant d’ouvrir la porte, arbalète à la main. Un petit homme à chapeau melon ainsi que Dumbledore entrèrent alors.


-Bonsoir Hagrid.

-*chuchote* C’est le patron de mon père ! Cornelius Fudge, le Ministre de la Magie !

-*coup de coude pour qu’il se taise*

-Il y a eu quatre attaques sur des nés-Moldus. Quatre. C’est trop pour le Ministère, Hagrid. Nous devons agir.
-Je… Je n’ai jamais… Vous savez que je n’ai jamais, Professeur Dumbledore…
-Je veux que ça soit compris, Cornelius. Hagrid a toute ma confiance.
-Écoute, Albus… Les évènements vont contre Hagrid. Le Ministère se doit d’agir…
-Encore une fois Cornelius, je répète qu’enlever Hagrid de l’enceinte de l’école n’aidera pas à changer la situation.
-Mais essaye de regarder tout ça de mon point de vue… J’ai beaucoup de pression. J’ai été envoyé ici pour faire quelque chose. S’il s’avérait que ce n’est pas Hagrid le coupable, il sera de retour à Poudlard et ce sera tout. Mais pour l’instant, je dois l’emmener.
-M’emmener ? Mais… Mais où ?
-Juste un petit moment Hagrid… Pas comme une punition vous voyez, mais plus par précaution. Si un autre incident surviendrait, vous serez relâché avec toutes nos excuses…
-Pas à Azkaban ?

Au moment où Konoki commençait à réaliser l’énormité de la situation, on cogna à nouveau à la porte. Ce fut au tour d’Harry de réagir. L’homme qui était au seuil portait de longs cheveux blonds très clairs et avait une expression malsaine au visage. Il lui rappelait vaguement quelqu’un qu’elle avait déjà croisé dans les corridors de l’école.

-Fudge, vous êtes déjà là… Bien, bien…
-Qu’est-ce que vous faites ici ? Sortez de ma maison !
-Mon cher monsieur, croyez-moi, je n’ai aucun plaisir à être dans cette… «maison» comme vous dites. Je cherchais simplement le directeur de cette école et on m’a dit qu’il était ici.
-Et qu’est-ce que vous vouliez me dire exactement, Lucius ?
-Une mauvaise nouvelle, Dumbledore. *parchemin* Les gouverneurs, devant la situation, ont jugé plus sage que vous partiez. Ceci est un Ordre de Suspension, vous trouverez les 12 signatures nécessaires à la fin. J’ai bien peur que nous avons l’impression que vous perdez la main sur les évènements. Combien d’attaques y a-t-il eu jusqu’à présent ? Deux de plus cet après-midi, n’est-ce pas ? À cette vitesse, il n’y aura plus de nés-Moldus à Poudlard d’ici la fin de l’année, sans compter que les Sang-Mêlés sont à risque eux aussi… Ce serait… Si triste…

Les Sang-Mêlés à risque ?!

La Poufsouffle mit une main à sa bouche pour étouffer sa surprise. Elle réalisa finalement qui était l’homme porteur de mauvaises nouvelles : Lucius Malfoy, le père de Drago Malfoy, tous des Serpentards.


-Mais Lucius… Dumbledore suspendu… Non, non, ce serait bien la dernière chose qu’on voudrait pour l’instant…
-Désolé Fudge, mais la suspension d’un directeur regarde ne strictement que les gouverneurs. Et vu que Dumbledore est visiblement incapable d’arrêter ces attaques…
-Écoute Lucius, si Dumbledore lui-même ne peut pas les arrêter… Qui peut le faire ?
-Cela reste à voir. Mais vu que 12 d’entre nous ont voté…
-Et combien d’entre eux ont reçu des menaces pour le faire ?!
-Mon dieu, mon dieu, vous savez, ce genre de tempérament ne pourra que causer votre perte. Je vous conseille de ne pas crier de la sorte aux gardes d’Azkaban. Ils n’aimeront pas du tout ça.
-Vous ne pouvez pas emmener Dumbledore ! Si vous l’emmenez, les nés-Moldus n’auront aucune chance ! Ils mourront tous !
-Calme-toi Hagrid. Si les gouverneurs ne veulent plus de moi comme directeur, je vais donc me retirer.
-Mais…
-Non !
-Mais sachez que je n’aurai quitté l’école seulement que lorsque plus personne ici ne me sera loyal. Sachez aussi que de l’aide sera toujours donné à celui qui en demande.

Les trois enfants ne réagirent pas mais tous sentirent que leur directeur leur parlait indirectement.

-Admirable discours. Votre… façon de faire les choses va tous nous manquer, Albus, et nous allons donc seulement espérer que votre successeur sera capable d’empêcher toute autre… attaque.

Hagrid finit par se résigner aussi à partir.

-Si quelqu’un voulait trouver quelque chose… Tout ce qu’il devrait faire c’est suivre les araignées. C’est tout ce que je voulais dire. Oh, et quelqu’un devrait nourrir Crocdur pendant que je ne suis pas là.

Tous les hommes sortirent donc. Harry attendit un moment avant de finalement enlever la cape d’invisibilité de sur la tête des enfants. Ils ne dirent rien, comme pour digérer ce qui venait de se passer. Plus de Dumbledore, plus d’Hagrid non plus… Qui resterait-il à la fin ?

Harry fut le premier à réagir et à prendre une lanterne.


-Bon. Hagrid a dit qu’il fallait suivre les araignées non ?
-*hoche la tête* Autant y aller maintenant.
-*hoche la tête mais ne bouge pas*
-Allez Ron !

Le rouquin se força à suivre les deux autres.

-Suivre les araignées, suivre les araignées… Je déteste les araignées ! On aurait pas pu suivre des papillons à la place ?!

La jeune blonde comprenait très bien cette oh-si-grande douleur de suivre ces bestioles à 8 pattes, mais se tut sur le sujet : une personne qui se plaint dans un groupe, c’est amplement suffisant. Dirigés par Harry, les jeunes sorciers traversèrent la forêt interdite, jusqu’à qu’un grand trou béant soit devant eux. Ils figèrent. Konoki eut un frisson dans le dos lorsqu’elle entendit la voix caverneuse de la bête.


-Hagrid ? C’est toi ?

Une araignée grosse comme une voiture sortit alors du trou et regarda les enfants de ses 8 yeux en balle de ping-pong. La sorcière se sentit défaillir et ne voulait même pas imaginer la réaction de Ron derrière elle.

-On… On est des amis de Hagrid…
-Hagrid ne m’a jamais envoyé d’humains avant.
-Hagrid a des problèmes. C’est pour ça qu’on est venus.
-Des problèmes ?
-Ils pensent que… c’est lui qui a relâché… la chose qui attaque les élèves. Ils l’ont emmené à Azkaban.
-Mais c’était il y a des années de ça. Je m’en souviens bien. C’est pour cela qu’ils l’ont expulsé de l’école. Ils croyaient que j’étais le monstre qui était dans cette Chambre des Secrets. Ils croyaient que Hagrid avait ouvert la Chambre et m’avait relâché.

La Chambre des Secrets. Il était temps de poser les questions que Hopkins avait en tête depuis longtemps, même s’il fallait les poser à cette immense bête poilue.

-Et vous… vous ne venez pas de la Chambre des Secrets ?

-Je ne suis pas né dans le château, je viens d’un pays lointain. Un voyageur m’a donné à Hagrid qui a pris soin de moi.
-Alors… Vous n’avez jamais… jamais attaqué quelqu’un ?

-Jamais. D’instinct je le ferais normalement, mais pour respecter Hagrid, je n’ai jamais touché un humain. La fille qui fut tué à cette époque a été retrouvée dans une salle de bain. Pas le genre d’endroit que nous, araignées, préférons…

Konoki ravala sa salive et prit tout le courage qui lui restait.

-Mais alors… Savez-vous qui a tué cette fille ?

-La chose qui vit dans le château est une créature ancienne qui nous effraie par-dessus tout.
-Qu’est-ce que c’est ?
-Nous n’en parlons jamais ! Nous ne disons pas son nom.

La sorcière sentit qu’elle ne devait pas pousser le bouchon plus que ça, surtout avec les multitudes d’araignées grosses comme des balles de soccer qui se rapprochaient de plus en plus d’eux.

-Alors… Merci. Nous allons donc y aller.

-Y aller ? Ça, je ne crois pas…
-Quoi ? Mais…
-Mes fils et mes filles n’attaquent pas Hagrid, mais je ne peux pas leur interdire un peu de viande fraîche. Adieu, amis de Hagrid.

Konoki, pendant Aragog descendait lentement dans son trou, se retourna paniquée vers les deux garçons qui ne savaient pas plus quoi faire. Les araignées grouillantes se rapprochaient de plus en plus et tous les écarter d’un sort, la Poufsouffle ne savait le faire. Instinctivement, elle utilisa ses dons de pyromanie pour faire un cercle de feu assez large autour d’eux afin que les bestioles n’avancent plus, sous le regard interrogateur des deux Gryffondors.

Au moins ce don va pouvoir m’être utile à quelque chose.

C’est alors que sortit de nulle part une voiture de Moldus, toute bleue avec les phares allumés qui semblait vaguement… possédée ? Les deux garçons crièrent à la sorcière d’aller à l’intérieur, ce qu’elle n’attendit pas de faire. Ron se mit au volant et démarra la voiture à pleine vitesse. Ils firent une véritable course folle dans les bois, évitant à la fois des arbres et des araignées au passage. Ils finirent même par s’envoler pour quelques instants, mais la jeune blonde le remarqua à peine tellement elle avait eu de sensations fortes ce soir. La voiture les déposa chez Hagrid et repartit vers les bois. Konoki resta silencieuse un moment, assise sur l’herbe, cherchant à comprendre ce qui venait de se passer.

-…C’était… quoi ça ?

-La voiture de mon père… On l’a prise pour venir ici parce qu’on a manqué le train…
-Quelle nuit…

La jeune fille se calma un peu avant de reprendre tranquillement.

-En tout cas… Une chose est sûre : Hagrid n’est pas celui qui a ouvert la Chambre des Secrets. Et Aragog n’est pas le monstre.

-Hagrid, qui nous dit de suivre les araignées… On aurait pu mourir !
-Il croyait sûrement qu’Aragog ne ferait pas de mal à ses amis… Mais j’y pense… la fille qui est morte dans une salle de bain…
-… Est-ce que ça pourrait être… Mimi Geignarde vous pensez ?

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Stephie Miroku
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Jeu 29 Aoû - 22:56

La jeune fille arrêta sa course dans les donjons du château. Prenant la peine de s’assurer qu’il n’y avait personne pour la voir, elle murmura le nouveau mot de passe qui lui permettrait de rentrer dans sa salle commune. Stephie resta cependant immobile en regardant l’antre des gens qui constituaient sa seule famille au château. Les serpents ne pouvaient pas cohabiter avec les blaireaux qui se cachaient dans les cuisines, avec les aigles surplombant les tours et encore moins les griffons habitant les peintures. Le monde sembla s’arrêter l’espace d’un instant, moment douloureux où l’enfant comprit à cet instant combien elle s’était perdue : la fillette qui jouait dans les vêtements trop grands de son frère n’existait plus tout comme celle qui partageait des jours entiers avec sa meilleure amie. La sorcière ne rentra cependant dans la salle commune que lorsqu’elle aperçut des cinquième année se diriger bruyamment vers la salle des potions située un peu plus loin. Stephie rentra dans les dortoirs et chercha sa tenue pour son cours de botanique : elle ne pouvait cependant sortir de ses pensées.

Les tréfonds du lac lui semblaient bien froids tout à coup. Peut-être qu’elle avait toujours été sur le bord du naufrage : naviguant constamment entre des sentiments contradictoires. Envers sa propre meilleure amie. Plus rien ne semblait lui permettre de contrôler sa vie, elle ne savait plus où elle en était. Il y avait tout d’abord la culpabilité de lui avoir fait croire qu’elle s’était ralliée avec leur pire ennemi, mais en même temps, elle ne sentait pas aussi mal qu’elle ne l’aurait imaginé. «Satisfaction» ne décrirait pas ce qu’elle ressentait à ce moment présent. «Regret» non plus d’ailleurs. La jeune sorcière savait intérieurement qu’elle recommencerait si la situation était à refaire et penser ainsi venait lui serrer les entrailles.

Stephie se dirigea vers les serres sans attendre Pansy : elle avait besoin de réfléchir. Peut-être qu’elle arriverait à penser à une manière de prouver à tous les élèves de cette école qu’elle n’était pas l’héritière de ce stupide bonhomme qui parlait aux serpents. Tout le monde devait le savoir après tout : elle descendait de Godric Gryffondor.  La sorcière s’arrêta quelques instants et se souvint alors des terribles mots de Pansy :

Tu aurais beaucoup de mal à le prouver Stephie Scotts. Serpentard a vécu au moins 1000 ans avant toi. Et la magie, ça peut brouiller beaucoup de choses... couper des ponts... couper des liens... couper des racines...

Puis elle se souvint des regards dressés sur son chemin, de la haine qu’elle voyait dans les yeux des sorciers des trois autres maisons. De tout le temps qu’elle avait passé à pleurer. Des murmures qu’elle entendant sur son chemin. Du Fourchelang qui était sorti de sa propre bouche. Du fait que Kohane n’allait plus en cours à cause d’elle.

Elle n’avait plus rien à perdre puisqu’elle avait déjà tout perdu.

Ils voulaient un méchant.
Eh bien, ils l’auraient.

***

La jeune fille avait un cours commun de botanique avec les Gryffondor dans la serre numéro deux. Stephie marcha et remarqua quelques personnes se tasser sur son chemin comme à l’habitude. Le monde était rendu au point qu’il avait trop peur d’elle pour lui faire quoi que ce soit : elle n’avait plus à se soucier des gens qui oseraient lui voler des trucs et même les septième année ne se moquaient plus d’elle. Tant mieux alors : l’enfant prit la place qu’elle voulait dans le rang à côté de Pansy en tassant délibérément un autre garçon drapé de rouge et d’or. La jeune fille lui fit un sourire hypocrite avant de se tourner vers Ron et Harry. Stephie n’avait plus de comptes à rendre à aucun des membres du trio infernal puisque Kohane n’était plus là. Hermione non plus.

-Mademoiselle-je-sais-tout n’est plus là? en s’adressant aux amis de Kohane. Quel dommage, ajouta-t-elle d’une voix profondément ironique.

La jeune fille put enfin regarder les deux garçons avec tout le mépris qu’elle avait pour eux (ils ne l’aimaient pas et c’était réciproque) avant de reporter son attention vers l’avant de la classe. Madame Chourave commença alors à parler de sa voix bourrue et chaleureuse:

-Bonjour tout le monde.

-Bonjour Professeur Chourave, répondit la classe en cœur.
-Bienvenue à votre cours de botanique les deuxième année. Aujourd’hui, nous allons rempoter des mandragores. Quelqu’un peut-il me dire quelles sont ses propriétés?

Stephie leva la main en l’air.
-Oui Miss Scotts?
-La mandragore – ou mandragora – est très utile pour rendre à ceux qui furent pétrifiés leur forme d’origine, voilà, fit Stephie en parodiant outrageusement Hermione. Mais leur cri est dangereux. La mandragore crie si fort que cela peut tuer tous ceux qui l’entendent.
-Excellent, dix points pour Serpentard.

Stephie fit un sourire suffisant à Harry.
-Les mandragores dont nous nous occupons atteindront bientôt leur majorité. Leur cri ne devrait pas vous tuer pour l’instant, mais il pourrait vous rendre inconscient pendant plusieurs jours. C’est pour cela que j’ai donné à chacun de vous une paire de cache-oreille – enfilez-les tout de suite.

La jeune fille regardait la professeure faire la démonstration, tentant de comprendre les explications par-dessus les cris des plantes ainsi que ses cache-oreilles. Chourave leur demanda alors de faire de même. Stephie tint son pot d’une main et en extrait la plante. Qu’elle était horrible. La jeune fille la laissa tomber à terre sur la chaussure du Gryffondor qu’elle avait tassée, s’assurant que la bouche (ou l’orifice facial) de la plante soit bien en contact avec le peu de peau que pouvait laisser révéler une robe de sorcier. L’autre adolescent laissa échapper un cri de douleur en tentant de déloger la plante.

-Je n’ai pas fait exprès, je suis désolée Dean... s'excusa Stephie. Crois-moi, je ne voulais pas faire tomber ma plante sur une espèce de sale petit Sang-Mêlé, souffla-t-elle plus bas.
Stephie le regarda de travers et chuchota :
-C’est pour la Beuglante. «Ennemis de l’héritier, prenez garde» comme on dit.

La jeune fille prit ses affaires et quitta le cours. Chourave était trop occupée à essayer de retirer la plante de la jambe du jeune garçon et ne put même pas intercepter l’adolescente qui commençait malgré elle une longue et pénible descente aux enfers...

***

La salle commune n’avait jamais été aussi comblée. Toutes les chaises étaient occupées ainsi que les divans : les plus jeunes s’assirent donc sur le plancher pendant que les plus grands restaient debout. Le professeur Rogue ne tarda pas à arriver dans sa traditionnelle cape noire ainsi que son air méchant sur le visage. Il roula le parchemin entre ses doigts et parla, sans cesser de regarder celui-ci.

-Qui sont les étudiants au sang pur?

Un peu plus de la moitié levèrent la main.
-Sang-mêlé?
L’autre plus faible minorité leva la main à son tour.
-Et les... nés-moldus?
Personne ne leva la main, mais tout le monde se jetait des regards.
-On m’envoie ici pour vous faire un message très important. J’ai cependant des raisons de croire que cela ne vous concerne pas tant que cela.
Il commença alors à lire le parchemin.
-Tous les étudiants doivent être dans leurs dortoirs à 6h du soir. Aucun élève ne pourra quitter son dortoir après cette heure. Vous serez escortés à chacune de vos leçons par un professeur. Aucun élève ne pourra utiliser les toilettes non accompagné. Les pratiques ainsi que les matchs de Quidditch sont toujours suspendus. Il n’y a plus d’activité à l’école après 6h du soir.
-Comment ça plus de Quidditch?!

Stephie regardait Flint, qui semblait être bouleversé pour la première fois depuis qu’elle le connaissait. Mais il traduisait bien ses pensées : sans sport, elle ne survivrait pas. La jeune fille déchira sous le coup de la frustration son devoir d’histoire de la magie et se releva promptement. Rogue la regardait se lever et sortir de la salle commune :

-Où croyez-vous aller Miss Scotts?


La jeune fille s’arrêta. Rogue avait tout à fait raison : où comptait-t-elle aller? La nuit allait bientôt tomber, des élèves se faisaient attaquer, le dortoir était le seul endroit où elle était en sécurité des rumeurs. Les regards étaient braqués sur elle dans un silence lourd de questionnement. Rogue sentit qu’il avait touché un point sensible et continua :

-Les autres maisons sont convaincues que l’héritier se trouve parmi nous et je ne voudrais pas que vous leur donniez raison. Vous vous êtes déjà fait remarquée au cours de botanique, murmura-t-il d’un ton sombre.

- Je ne suis pas douée avec la magie et les plantes à moitié mutantes. Je vous rappelle que je ne suis qu’en première année, Monsieur.

Stephie soupira :

-Mais vous avez raison. Je vais tout de suite m’excuser auprès du professeur Chourave.

***

Stephie n’était pas dans les serres à supplier sa professeure de lui pardonner, mais bien assise sur le bord du lac. Pendant l’espace d’un instant, elle se revit installée sur la barque et parlant avec animation à ses amies, expliquant à Kohane toutes les nouveautés et se réjouissant des beaux moments qu’elles passeraient ensemble à Poudlard, avec Konoki apprécier toute la beauté du moment qu’elles avaient tant attendu et faisant connaissance avec Larina qui s’était révélée être une fille superbe. Si seulement elle avait su. Si seulement elle s’était préparée pour ce qui l’attendrait. La jeune fille prit une roche et la jeta dans l’eau. Puis elle regarda les alentours et vit une petite couleuvre s’entortiller sur un rocher près d’elle. Stephie tendit le bras et la vit venir vers elle. L’enfant la laissa ramper autour de ses bras et remonter vers son cou pour descendre vers son autre bras :

-À ton avis, lui demanda-t-elle en Fourchelang, est-ce que tout le monde arrêtera de m’accuser un jour de tout ce qui arrive dans le château?
-Veux-tu une réponssse sssincère? lui demanda le serpent.
-J’imagine que oui puis...

Stephie vit une forme avancer vers elle et murmura rapidement au serpent de se cacher dans sa manche. La couleuvre obéit et la jeune fille lança un regard sombre au nouveau venu pour lui faire signe qu’il n’était pas le bienvenue :

-Dégage si tu ne veux pas te faire pétrifier.
Le garçon éclata de rire.
-Tu es amusante, toi.

Le jeune homme s’assit à côté de Stephie. Les cheveux de celui-ci étaient noirs et légèrement frisés sur le dessus tandis que ses yeux étaient de la même couleur. La cape semblait plus vieille et portait les armes de l’école, mais la cravate et le chandail témoignaient bien de la maison à laquelle appartenait le nouveau-venu : Serpentard. Le petit insigne indiquait également qu’il était préfet. Eh bien, il ne lui manquait plus que cela : d’autres ennuis.

-Qui es-tu? lui demanda-t-elle. Je ne t’ai jamais vu auparavant...

Avec les ennuis que j’ai causés, j’aurais été sûr que le préfet serait venu me réprimander. Pourtant...


L’adolescent esquissa un simple sourire.
-Tom. Tom Elvis Jedusor.
Ce nom ne lui disait absolument rien.
-Et toi?
-Stephie Scotts.

Tom la regardait en fronçant les sourcils : ce nom lui disait absolument tout. Pourtant, il arborait le même regard que quelqu’un pouvait vous porter lorsqu’il savait que vous lui mentissiez en pleine face. La jeune fille ne le remarqua pas, ayant gardé son regard fixé sur le lac :

-Mais les Scotts, ne sont-il pas tous...

-...des descendants de Gryffondor, compléta-t-elle d’une voix nasillarde. JE LE SAIS! ET J’EN AI MARRE QU’ON ME LE RÉPÈTE!

La sang-pur se relevait d’un bond et regardait l’autre sorcier avec hargne. La couleuvre qui se cachait dans sa manche semblait réagir à sa colère et s’apprêtait à attaquer l’autre garçon lorsque celui-ci la regarda sévèrement :

-Ne me touche pas.


Stephie et le serpent étaient totalement pris au dépourvu. Mais intérieurement, la première année était complètement soulagée. Elle n’était pas cinglée et elle n’était pas une paria : le préfet (et dieu seigneur qu’il en fallait pour simplement prétendre au titre) savait parler le langage des serpents également. Ça aurait pu être lui l’héritier! Pfff. Tom la regarda et l’intima de s’asseoir :

-Je n’allais pas parler de Gryffondor, susurra-t-il d’une voix douce.

Il avait découvert quelque chose qui allait beaucoup l’aider...

-Je voulais simplement te demander si les Scotts n’étaient pas tous des sorciers merveilleux, tous plus talentueux les uns que les autres.

-Faut croire que non... chuchota Stephie en ramenant ses genoux vers elle.
-Non? répéta Tom, surpris. Et pourquoi donc?
-Mes parents ne veulent plus de moi parce que je suis à Serpentard.

Tom haussa les sourcils. Stephie lui résuma brièvement ce qui s’était passée et lui avoua qu’elle ne savait plus vraiment où elle en était.

-Eh bien, c’est stupide... Tout le monde sait que Serpentard, c’est la meilleure maison.

-...
-Un dicton dit : «L’intelligence sans ambition est un phénix sans ailes». Eh bien, les Serdaigle ne pourront jamais rien faire contrairement à nous. C’est une bande de bûcheurs et tout est individuel là-bas : à Serpentard, on est liés comme les doigts de la main. Tout le monde se respecte et est loyal.

Stephie le regarda quelques instants. Les yeux noirs du garçon brillaient et elle savait qu’il avait – ne serait ce que le moindrement – raison. Les gens de son dortoir savaient très bien qu’elle n’était pas l’héritière (surtout après qu’elle leur ait dit qu’elle avait seulement demandé au serpent de s’éloigner) et n’écoutaient pas les rumeurs. Et si elle avait besoin d’aide pour un devoir, elle n’avait qu’à aller voir quelqu’un de plus vieux pour lui réexpliquer la matière : la compétition était moins forte que dans la maison de l’aigle où chacun gardait jalousement ses connaissances.

-Les Poufsouffle sont gentils et aimables, je ne dis pas le contraire, mais ils n’ont rien d’exceptionnel. Salazar prenait les rusés, Godric les courageux et Rowena les intelligents. Helga s’occupait des gens restants parce qu’elle «aimait l’égalité». Aimerais-tu être quelqu’un sans particularité spéciale que l’on prend simplement par pitié?
-Konoki est très spéciale. Elle fait de la pyro...

-Préférerais-tu étudier dans la même maison que Merlin ou dans celle qui a formée une femme ayant créé l’éponge auto-moussante?
-L’éponge auto-moussante est mieux qu’un homme de pouvoir. Au moins, ça fait ta vaisselle et ça ne te ment pas en pleine face.

Tom ignora la réponse de la jeune fille et continua :

-Mais si ça peut te rassurer, Gryffondor et Serpentard ont tendance à aimer le même type d’élèves : courageux, intelligents, malins et débrouillards. Mais les Gryffondor ne sont qu’une version édulcorée des Serpentard. Sérieusement... Gryffindor is so overrated.
-...

Le sorcier embarqua par la suite sur un autre sujet qui semblait lui déranger l’esprit depuis plusieurs minutes. Le regard qu’il portait sur Stephie n’était plus celui d’un grand frère gentil, mais bien de quelqu’un qui n’aimait pas être dépassé par les évènements, de quelqu’un qui était habitué à tout savoir, comme dans cet orphelinat des années auparavant :

-Mais tu sais, je ne peux m’empêcher de me poser des questions. Harry Potter parle le Fourchelang seulement parce que je le parle.

Harry est un Fourchelang?!
...
Mais pourquoi LUI est à Gryffondor alors?
... pas juste.

-... qu’essaies-tu d’insinuer? demanda prudemment Stephie.
-Le Fourchelang ne s’apprend que de façon héréditaire.
-Et Harry alors?
-Harry Potter est différent. Toi et moi... on est pareils.

Tom regarda Stephie dans les yeux et elle sentit alors une douleur effroyable lui passer entre les tempes. La jeune fille ne pouvait cependant pas crier : le sorcier devait lui avoir jeté un sort. Personne ne pourrait venir l’aider. La couleuvre sortit de la manche et regarda l’humaine se débattre. Stephie était en proie à tous ses souvenirs, bon comme mauvais, et se débattit, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus d’énergie. Puis elle sentit un voile noir passer devant ses yeux.

Et elle chuta.

***

L’enfant reprit conscience dans les moments qui suivirent. La jeune fille avait un puissant mal de tête et se sentait un peu comme une maison cambriolée : elle n’avait cependant aucune raison de se sentir comme cela. Stephie se releva et regarda la couleuvre qui hésita avant de revenir vers elle. La sang-pur la laissa s’entortiller de nouveau sur son bras avant de retourner vers le château. Tom la suivit au pas de course et lui attrapa le poignet pour l’entraîner dans un recoin du château. Sur le mur s’étalait dans une encre rouge :

Son squelette reposera à tout jamais dans la chambre.

-Celui d’un sang-de-bourbe?

La jeune fille n’aurait jamais dit cela auparavant. Mais ce n’était plus elle qui commandait : ses yeux étaient vert forêt et elle était victime d’un sortilège de legilimancie. Les pensées que lui insufflait l’héritier devenaient les siennes progressivement et le bon cœur de la jeune fille avait de plus en plus de difficulté à résister aux assauts répétés :

-C’est bien beau attaquer des Mudblood, mais tu ne feras réagir personne. Attaque un sang-pur – un traître à son sang – et tu verras les gens réagir pour de vrai.
-Qui viserais-tu?
-Neville Londubat. Il doit encore être en train de dormir devant son dortoir parce qu’il a oublié son mot de passe. Cible facile. Ou les Weasley. Je déteste les Weasley.

Elle ne détestait pas les Weasley! La jeune fille ne les aimait tout simplement pas particulièrement! Stephie ne contrôlait plus les mouvements de sa bouche et regardait l’héritier de ses yeux qui avaient pris une teinte vert forêt. Mais avant même que l’un des deux n’eut le temps de réagir, des bruits sourds se firent entendre dans les corridors. La jeune fille partit dans la direction opposée du garçon et alla dans un de ses coins déserts : elle avait bien appris au fil du temps les endroits les plus reculés du château. Stephie chuchota à l’adresse du serpent :
-Va écouter ce que les professeurs disent.
Le serpent tourna autour de son bras et elle le déposa sur le plancher où il rampa sinueusement en direction du troupeau d’adultes en robes noires. La jeune fille le regarda partir et retourna (en passant par des détours) dans la direction où l’adolescent était parti.

Et elle arriva dans les toilettes des filles.

Bien que Tom ne fût plus là, Stephie savait parfaitement quoi faire. Comme si elle l’avait toujours su au plus profond d’elle-même. La jeune fille se plaça devant les robinets et siffla tout doucement :
-Ouvre-toi.

Les lavabos se tassèrent et après quelques manœuvres, finirent par créer un passage. Stephie s’engagea dans le trou et entendit lors de sa glissade le passage se refermer, redevenant les anciennes toilettes inoccupées du deuxième étage.

La jeune fille aurait juré entendre Mimi pleurer, mais bon ça ne voulait certainement pas dire grand-chose : elle gémissait tout le temps après tout. Le tunnel était sombre et une substance visqueuse en recouvrait les parois. Stephie était énormément secouée et dans chaque passage coudé, son corps faisait un bruit sourd. Plusieurs tuyaux semblaient traverser ce tunnel, mais aucun d’entre eux n’était assez large pour laisser passer un corps humain. Après de longues minutes, la première année arriva (ou plutôt fut projetée) sur un sol humide recouvert d’os duquel elle se releva douloureusement. Puis elle marcha en direction d’une autre porte qu’elle ouvrit en Fourchelang et arriva dans ce qui devait être la Chambre des Secrets : des serpents se dressaient sur les côtés de l’allée et un corps reposait sur le sol plus loin. Stephie le reconnut immédiatement et elle se sentit soudainement revenir à la réalité, à ce qui était sa personnalité originelle, la fille innocente du Poudlard Express :

-Kohane ! Noooooon !

Stephie courut en direction de son amie et la prit dans ses bras, la secoua, mais peine perdue. La Gryffondor ne se réveillait pas. Cependant, Tom était furax. Il la regarda encore une fois de ce regard intense et la jeune fille retomba au sol, en proie à une douleur bien plus intense que celle qu’elle avait expérimentée dans le bois. Tom s’approcha d’elle et la regarda se tordre sur le plancher :

-Le Fourchelang, dit-t-il en appuyant chacune de ses syllabes, est une capacité héréditaire, répéta-t-il avec hargne, que seuls les descendants en ligne directe de Serpentard peuvent maîtriser. Et tu OSES t’acoquiner avec une sang-de-bourbe?!
-Puisque je te dis que je ne sais pas! Je descends de Gry...
-Mensonges. J’en ai vu des Scotts à l’école et crois-moi, ce sont tous des frimeurs blonds aux yeux bleus qui passent leur temps à faire l’intéressant en se vantant de leurs origines.
Le garçon arrêta sa torture et Stephie sentit ses muscles se relaxer, mais toujours aussi ankylosés.
-Mon père a les cheveux noirs, souffla-t-elle.
-Et c’est un Auror.
Il y eut un silence.
-Tous les Aurors savent se déguiser à volonté.
-D’accord. Mais pas mon frère en tout cas, fit la jeune fille en trouvant la force de ricaner.
-De la teinture pour les cheveux.

Stephie haussa un sourcil.

-Les Moldus utilisent ça pour changer la couleur de leurs cheveux. Et crois-moi, avec cette famille de traîtres à leur sang, ça ne m’étonnerait même pas. Mais ne trouves-tu pas cela bizarre que tu sois la seule à parler Fourchelang et depuis plus de quinze générations, l’unique Serpentard de la famille?

-... sang-mêlé.
Tom la regarda.

-Pardon?
-Tu es un sang-mêlé. Je le sais. Je le sens...
-Les deux seules choses que tu tiens du grand Salazar, fit-t-il en roulant les yeux. La raillerie et le don pour deviner les sangs. Peut-être qu’il serait temps que je t’apprenne comment se doit d’agir un véritable héritier de Serpentard... Tu en prendras des leçons...

Si la dernière fois, c’était un voile qui s’était déposé sur les yeux de la jeune fille, cette fois-ci, c’était un bandeau complètement noir.

***

Stephie était assise par terre en regardant la statue du plus grand fondateur de l’école en conversant tout doucement avec le serpent. Le sang-pur de Gryffondor (Neville) avait été pétrifié comme elle l’avait proposé plus tôt et demandé au serpent par la suite, son corps avait été retrouvé dans la panique générale («Un sang-pur?!», «Personne n’est à l’abri! Ni fantôme, ni vivant!», «Encore un coup des Serpentard!») et elle savait très bien que quelqu’un allait venir l’arrêter avant que le plan de nettoyage de l’école ne soit complètement entamé. Y’avait toujours un idiot suicidaire qui aimait jouer au super-héros : qui serait-ce cette fois? Harry Potter, peut-être? La jeune fille entendit des bruits sourds provenir de l’arrière de la salle :

-J’entends des pas se diriger vers nous,
confia Stephie d’une voix douce au serpent. Peut-être que tu auras ton premier vrai repas en 50 ans... ça sent les Moldus à plein nez...


Stephie se retourna sans rien dire et regarda le visiteur. Mais les yeux de la fille à la cape ornée de vert n’étaient plus noirs comme auparavant : ils étaient d’un vert pâle et luisant tout doucement sous la lueur du lac. Brillant comme les fantômes du passé qui hantaient ces lieux.

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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Dim 20 Oct - 14:35

-Pendant tout ce temps, on était dans cette foutue salle de bain et elle était à 3 toilettes de nous ! grommela Ron. Ça aurait été le moment idéal pour lui poser la question, mais maintenant-
-Shh ! souffla Konoki en pointant Lockhart du doigt.

Suivre les araignées sans se faire prendre dès que tu sors de l’école ni se faire tuer c’est déjà un exploit en soit, mais s’échapper de la garde des professeurs pour aller dans les toilettes des filles condamnées par un fantôme, qui en plus sont à côté de l’endroit où la première attaque a eu lieu, ça frôlait l’impossible.  Konoki soupira. Leur enquête avait avancé certes, mais depuis quelques jours, c’était le calme plat. Rien de nouveau tant que Mimi Geignarde n’allait pas être interrogée. C’en était presque frustrant tellement  la Poufsouffle se sentait près du but. Elle passait son impatience intérieure à noter les théories possibles sur ce qu’il y avait dans la Chambre des Secrets selon ce qu’Aragog avait dit et à parler avec Ron et Harry, ses deux nouveaux et seuls amis du moment. Elle avait l’air d’une intruse à trainer avec deux Griffondors, mais la jeune fille ne s’en souciait gère. Elle manquait cruellement de social et, bien que ce soit différent qu’avec ses amies, elle appréciait la bonne compagnie des deux garçons. Elle se sentait moins seule face à l’énormité qui se cachait sous ce mystère, et cette pensée lui donnait la confiance nécessaire pour persévérer (surtout qu’en plus elle en avait appris des bonnes comme la capacité à Harry de parler le Fourchelangue comme Stephie, seulement lui ne s’était pas fait prendre). Mais en ce moment, elle aurait bien voulu pouvoir fuir la surveillance accrue des professeurs qui accompagnait chaque groupe d’élèves à leur prochain cours, surtout si l’enseignant-surveillant en question s’appelait Lockhart. Pendant qu’il raccompagnait ses élèves à leur prochain cours, il ne se gênait pas de dire tout haut ses théories sur la Chambre sans se soucier de la tranquillité des oreilles des autres (a.k.a. celles de Kono et Ron).


-Je vous le dis, les premiers mots que diront ces pauvres enfants dépétrifiés seront «C’était Hagrid.» Je ne comprends pas pourquoi Professeur McGonagall pense que toutes ces mesures de sécurité sont nécessaires.
-Vous avez raison, Professeur.

Konoki et Ron se retournèrent vivement vers leur ami à lunettes. Comment avait-il osé dire ça ? Même, comment avait-il osé lui parler ?!

-Merci Harry. Je veux dire, nous les professeurs avons déjà assez de travail sur les bras, alors qu’il faut en plus vous accompagnez à chacune de vos classes…
-C’est bien vrai, ajouta Ron qui venait de comprendre la tactique de son ami. Pourquoi ne pas nous laissez continuer par nous même ? Il nous reste juste un couloir à traverser.
-Mhm… Oui, vous avez raison. Je vais de ce pas préparer mon prochain cours.

«Préparer son cours»…  Aller friser ses cheveux plutôt.

Les trois attendirent que celui-ci disparaissent du couloir avant de profiter de cet échappatoire et se séparer du groupe pour se diriger vers les toilettes de Mimi Geignarde. Konoki ne pouvait croire que ce stratagème enfantin avait réussi (en fait non, c’était très facile à croire… on parle tout de même de Lockhart aussi hein). Mais juste au moment où ils se sentaient près de leur but…

-Potter ! Weasley ! Hopkins ! Qu’est-ce que vous faites seuls dans les corridors ?

Aïe. McGonagall. Ils n’auraient pas plus mal tomber (bon ce n’était pas si pire si on tient compte qu’ils auraient pu tomber sur Rogue). Celle-ci regardait les trois élèves du haut de ses lunettes avec une froideur digne de renom. Glup. La Poufsouffle aurait préféré refaire face à face avec Aragog.

-On allait… On allait… On allait voir euh…
-Hannah, ajouta rapidement Konoki sans réfléchir. Oui, on allait la voir parce que bien… Ça fait très longtemps que je ne l’ai pas vu et c’est mon amie et elle me manque et bien qu’elle soit pétrifiée et qu’elle ne me réponde pas quand je lui parle de mes exploits en potion (not), je me dis qu’à quelque part elle peut m’entendre et ça me rassure à son sujet... Et j’y vais avec Ron et Harry parce que… ils voulaient voir eux aussi  leur amie pétrifiée avec les cheveux frisés dont j’ai malheureusement perdu le nom…

La jeune fille se retourna vers les deux garçons et les regardèrent avec insistance pour demander leur aide, mais les deux fixaient McGonagall d’un drôle d’air. Lorsqu’elle se retourna, elle vit l’expression chagrinée du professeur qui ne collait pas du tout avec celle qu’elle abordait quelques instants plus tôt. Elle répondit aux enfants d’une voix pleine d’émotion :


-Bien sûr… J’imagine que ça a dû être très dur pour les amis de ceux qui ont été… Oui, vous pouvez aller visiter Miss Abbot et Miss Granger. Dites à Mme Pomfresh que vous avez ma permission.

Les trois enfants se séparèrent du professeur en silence et se dirigèrent vers l’infirmerie. Tandis que Ron la félicitait sur son coup, Konoki était toujours étonnée que son plan avait marché, tout ce charabia sonnait ultra faux et exagéré dans sa tête pourtant… Peut-être que McGonagall aimait bien la mélodramatique. Mais elle n’avait pas menti. Hannah lui manquait horriblement. Ce fut encore pire lorsqu’elle vit son amie couchée sur le lit tel un mannequin dans les magasins de vêtements pour Moldus, froide, rigide, vidée d’expression. Seulement le regard de peur toujours présent dans ses yeux. Ce spectacle déprimant n’aida pas la jeune sorcière et, après avoir dit un petit monologue à voix haute sur ce qu’il se passait à l’école, elle prit congé de son amie pétrifiée et alla rejoindre les garçons qui étaient penchés sur la jeune fille aux cheveux frisés de Griffondor.

-Regarde, murmura Harry à Konoki qui s’approchait. On dirait qu’Hermione tenait quelque chose dans sa main quand elle s’est faite pétrifiée.  

La jeune blonde se pencha alors sur la main rigide. Un petit bout de parchemin dépassait légèrement de sa poigne ferme. Pendant qu’elle et Ron surveillait pour voir si Mme Pomfresh allait arriver, le garçon à lunettes s’afférait à extraire le papier pour voir ce qu’il en était. Après quelques minutes, les trois enfants étaient penchés sur cette mystérieuse trouvaille. C’était une page déchirée d’un très vieux livre.

«De toutes les bêtes ou monstres effrayants qui existent sur cette terre, aucun n’est plus étrange ou plus mortel que le Basilic, aussi connu sous le nom du roi des serpents. Ce serpent, qui peut attendre des tailles gigantesques et vivre des centaines d’années, a un regard qui tue instantanément celui qui le regarde de ses yeux nus. Ce monstre fait fuir les araignées, et seulement le cri du coq peut lui être fatal.»

Et à la fin, il y avait un mot, écrit par la main d’une jeune fille. «Plomberie.»

Les trois jeunes restèrent en silence un moment, tous en train de diriger cette nouvelle information qui s’avérait comme l’élément principal de toute cette histoire. Harry fut le premier à briser la glace.

-Bien sûr, tout ça fait du sens. C’est ça, la réponse. Le monstre dans la Chambre est un Basilic, un serpent géant ! Voilà pourquoi j’étais le seul à entendre des voix dans les corridors. C’est que je suis le seul à comprendre le Fourchelangue…
-Stephie aussi entendait des voix dans les corridors, rajouta Konoki qui se souvenait d’un moment qu’elle avait passé avec son amie Serpentard, et elle aussi parlait la langue du serpent…

Ron hocha la tête et poursuivit.


-Le Basilic tue les gens qui le regardent dans les yeux... Mais personne n’est mort car personne ne l’a regardé directement.

Konoki s’avança vers le lit où on avait déposé un garçon pétrifié la nuit où elle avait dormi à l’hôpital pour son bras.

-Ce garçon l’a vu à travers sa caméra. (Elle réfléchit en repensant à certaines personnes qu’elle avait vues pétrifié.) Justin… Justin a dû voir le Basilic à travers le fantôme, Nic Quasi Sans Tête ! Nick l’a peut-être vu avec ses yeux nus, mais il ne peut pas mourir une deuxième fois… Puis on a retrouvé Hannah avec une cuillère dans la cuisine, elle a surement dû voir la réflexion du Basilic…

-Pareil pour Hermione qu’on a retrouvé avec un miroir !
-Et Miss Teigne ?

Konoki fronça les sourcils; elle avait oublié le chat. Elle tenta de se souvenir de cette nuit d’Halloween qui avait tourné au désastre mais tout ce qu’elle se souvenait c’est qu’elle avait dû faire sécher sa cape le lendemain car le sol près des toilettes de Mimi l’avait mouillé … Soudain, elle comprit.

-L’eau… L’eau qu’il y avait sur le sol cette nuit-là… Je suis certaine que le chat n’a vu que la réflexion du Basilic …

Harry parcourut à nouveau le bout de parchemin.


-«Seulement le cri du coq peut lui être fatal», voilà pourquoi Hagrid a retrouvé ses poulets égorgés un matin ! L’héritier de Serpentard ne voulait pas qu’il y en ait près du château le moment où la Chambre serait ouverte…
-«Ce monstre fait fuir les araignées», comme disait Aragog ! Tout colle !
-Mais un serpent géant… Tout le monde s’en serait rendu compte…

Harry retourna le parchemin vers ses deux amis et pointa le mot écrit à la main.

-La plomberie… Il passe dans la plomberie. J’entends les voix à travers les murs…

Les trois enfants se regardaient en silence, épuisés de leur analyse. Ça y est. Ils avaient trouvé. Konoki attrapa le parchemin et après avoir relu la moitié, releva la tête d’un coup.

-La plomberie… Et si l’entrée de la Chambre était dans une salle de bain ? Si elle était dans-

-Les toilettes de Mimi Geignarde, compléta Ron.

La sorcière hocha la tête. Elle avait de la misère à y croire. Autant ce matin leur enquête n’avait pas avancé d’un pouce que maintenant ils détenaient la clé de l’énigme dans leurs mains. Elle se trouvait presque aussi cool que Sherlock Holmes quand il comprenait ce que cachait un mystère. Elle se mit à sourire à l’idée que bientôt, cette histoire serait réglée pour de bon.


-Vous croyez qu’on devrait avertir McGonagall ?
-Il y a une pause dans 10 minutes, on peut l’attendre au bureau des professeurs.

***


L’attente fut longue et pénible. Le genou droit de Konoki bougeait tellement elle était excitée. La sorcière sentait la fin de ce mystère, ce qui voulait dire une Stephie et une Kohane normales à nouveau, et cette pensée réjouissait la Poufsouffle au plus profond d’elle-même. Ça voulait dire aussi plus de gens pétrifiés, donc Hannah serait de retour sur pied. Il n’y aurait plus de serpent géant, plus de Fourchelangue, plus de rivalités entre ses amies et d’insécurité dans le château. Vraiment, la sorcière en avait plus que hâte que ça soit finit. Mais la cloche pour la pause ne venait pas et McGonagall non plus. À la place, un message enregistré résonna dans toute l’école.


-Tous les étudiants doivent retourner à leurs dortoirs. Tous les professeurs doivent se rejoindre au bureau principal. Immédiatement, s’il vous plait.

Le cœur de la jeune fille fit un bond. Une autre attaque ? Maintenant ?

-Qu’est-ce qu’on fait ? On retourne à nos dortoirs ?
-On peut se cacher ici, répondit Harry en désignant l’armoire remplie de robes de sorcier. On saura ce qui se passe et après on leur dira ce qu’il en est.

Les enfants se précipitèrent à l’intérieur, et Harry garda une légère ouverture pour observer. Un à un, les professeurs arrivèrent, certains étaient stressés, d’autres déconcertés. Puis, McGonagall entra et prit place dans le cercle formé.

-C’est arrivé. Un élève a été enlevé par le monstre lui-même et emporté dans la Chambre.
-*consternation de tous les professeurs*
-Comment pouvez-vous en être sûre ? demanda Rogue.
-L’héritier de Serpentard a laissé un autre message. Juste en-dessous du premier. «Son squelette reposera à jamais dans la Chambre.»
-…Et qui est cet élève ?
-Kohane Wilhem.

Au son de ce nom, la sorcière dû utiliser de tout son sang-froid restant pour ne pas crier ou commencer à pleurer. Mais elle ne put empêcher ses jambes de flancher et elle glissa lentement à l’intérieur de la garde-robe. Elle ne fixait rien, n’avait plus rien en tête, elle était simplement… abasourdie. Sous le choc. Au moment où elle pensait que l’histoire allait finir, c’était maintenant rendu pire. Elle ne comprenait pas pourquoi le destin s’acharnait sur le monde autour d’elle, comme si on la visait mais qu’à chaque fois on manquait sa cible… Elle ne voyait pas pourquoi elle et ses amies avaient mérité une chance pareil, pourquoi elles s’étaient détruites, pourquoi… Et Stephie n’allait pas sortir de sa folie parce que, allez savoir, elle était devenue méchante, et Kohane allait… Konoki enfouit sa tête dans ses genoux pour étouffer quelques sanglots. Elle n’en pouvait plus. Elle ne voyait pas ce qu’il pouvait arriver de pire.

C’est à ce moment que Gilderoy Lockhart entra dans la salle.


-Désolé chers amis, je faisais quelques trucs. Qu’est-ce que j’ai manqué ?

-Une fille s’est fait enlever par le monstre lui-même, Lockhart. Emportée dans la Chambre des Secrets. Votre moment est finalement arrivé.
-C’est vrai Gilderoy, ne disiez-vous pas la nuit dernière que vous saviez exactement l’emplacement de la Chambre depuis le début ?
-Euh, balbutia Lockhart, enfin je-
-Oui, ne m’aviez-vous pas dit que vous étiez sûr de savoir ce qu’il y avait à l’intérieur ?
-V-vraiment ? Je ne me souviens-
-Je me souviens très précisément que vous avez dit être désolé de ne pas avoir eu votre chance de trouver le monstre avant qu’Hagrid se fasse arrêter. Voilà maintenant le moment que vous attendiez.
-Je veux dire… C’est un malentendu, je…
-Nous allons donc laissez cette histoire entre vos mains. Ce soir serait un bon moment pour traquer le monstre. Je ferais personnellement en sorte que personne ne se mette en travers de votre route.
-…T-Très bien alors… Je serais dans mon bureau… En train de me préparer…

Il s’éclipsa alors de la salle aussi vite qu’il était entré. McGonagall inspira un bon avant de continuer.

-Voilà qui permettra de l’écarter un peu. Que le reste d’entre vous s’assure que tous les élèves sont dans leurs dortoirs. Dites-leur que le Poudlard Express les ramènera chez eux dès la première heure demain. Nous n’avons plus le choix mais… Il faut fermer l’école.

Puis, tous les professeurs quittèrent la salle, laissant les trois enfants perplexes.

***

Les trois sorciers étaient sortis de l’armoire, mais étaient restés dans le bureau des professeurs. Harry, incapable de tenir en place, faisait des ronds dans la salle. Ron était assis sur une chaise plus loin, pensif. Konoki s’était traînée en dehors mais n’avait pas daigné se relever du sol. Son niveau d’optimisme déjà médiocre ces temps-ci avait déboulé toutes les marches restantes et ne valait plus rien. Elle ne savait pas comment se convaincre elle-même qu’il restait là une infime ligne d’espoir pour sauver Kohane. Ils connaissaient toutes les clefs du mystère mais ne pouvait rien faire pour changer quoi que ce soit. Bon sang, c’était des élèves de première année, ils n’avaient aucune chance face à un monstre pareil ! Et ils allaient fermer l’école… La Poufsouffle allait retourner à sa vie de Moldue, elle allait étudier les mathématiques dans un établissement pour Moldus… Elle allait devoir assister à l’enterrement moldu de son amie, où on allait dire qu’elle serait morte d’un accident de voiture… Si on avait toujours son corps pour la cérémonie…

La jeune fille frissonna. Autant de pensées glauques n’étaient vraiment pas nécessaires pour le moment. Ron s’approcha d’elle et posa une main réconfortante sur l’épaule de la blonde. Elle se sentait un peu honteuse d’avoir perdu son sang-froid si rapidement devant la nouvelle contrairement aux deux garçons. Bien que Kohane était l’une de ses meilleures amies, les deux Griffondors s’inquiétaient aussi pour la Wilhem. La jeune fille se promit d’entraîner ses nerfs pour les prochains coups durs pendant qu’Harry n’en finissait plus de tourner.

-Non, non ! On ne peut pas rester là sans rien faire ! On a la solution ! On sait ce qu’il y a dans la Chambre !
-Mais comment veux-tu qu’on réussisse à vaincre le Basilic ? Même à nous trois on n’y arrivera jamais.

Soudain, la sorcière releva la tête, et bien que ses idées ne fussent plus très claires, elle ne voyait rien de mieux à faire.

-Lockhart. On peut toujours aller voir Lockhart. Lui dire ce qu’on sait. Bien que je doute sérieusement sur ses compétences de sorcier (même plus que sur les miennes, c’est dire), ce fou voulait entrer dans la Chambre et tuer le monstre. Ça nous fait une personne de plus avec nous.

Vu que les deux garçons ne trouvaient rien d’autre et qu’ils voulaient faire quelque chose, ils décidèrent de suivre la jeune sorcière jusqu’au bureau du Professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Lorsqu’ils s’approchèrent de la porte, on pouvait déjà entendre l’agitation et  le va et vient du professeur à l’intérieur de la pièce. Konoki toqua et le silence complet se fit. Lockhart ouvrit légèrement pour ne laisser passer que sa tête.


-Oh… Miss Hopkins… et Mr Potter, Mr Weasley… Je suis un peu occupé pour le moment…
-Professeur, nous avons des informations à vous donner qui pourraient vous être vraiment utiles.
-En fait… Vous savez, vous n’aviez pas à… Enfin, entrez…

Les trois enfants découvrirent le bureau de Lockhart presque complètement vidée, avec ses valises ouvertes sur le plancher où avait été jetées robes, livres et photos encadrés de lui-même.

-Vous allez quelque part ? demanda Harry.
-Euh, oui c’est cela… Appel urgent… Partir dans les plus brefs délais… babutila-t-il, évasif.

Quoi ? Lui partir, maintenant ? Avec la nouvelle qu’il venait d’apprendre tous ?

-Et ma meilleure amie alors ? Konoki siffla.

-En effet, ceci est tout-à-fait regrettable… (Il se dirigea alors vers un placard où il se mit à vider le contenu dans un sac, évitant soigneusement le regard hargneux de ses élèves.) Personne n’est aussi chagriné que moi pour-
-Vous êtes notre Professeur de Défense Contre les Forces du Mal ! Vous ne pouvez pas partir ! Pas maintenant avec tout ce qui se passe de mal dans l’école !
-Eh bien pour être franc… Je dois dire que quand j’ai pris ce poste, je ne m’attendais pas à…
-Ça veut dire que vous être en train de fuir ? répliqua la sorcière, incapable de ne pas sonner choquée. Elle savait qu’il était nul avec les sorts, mais ne croyait pas que c’était un lâche.
-Après tout ce que vous avez écrit dans vos livres ?
-Mes chers enfants, vous devriez savoir que les livres ne sont que des pages et des pages de mots écrits à la machine, répondit-il sérieusement pour la première fois de leur entretient. Enfin, utiliser votre logique un peu. Personne n’aurait voulu acheter mes bouquins si ce n’était pas moi qui avais fait tous ces exploits. Qui veut lire l’histoire d’une vieille dame décrépie qui a chassé les loups-garous de son village? Bien que ce qu’elle est fait est exceptionnel en soit, sa photo aurait très mal paru sur la couverture d’un livre. Et je ne vous parle pas des autres…

Konoki, bien que choquée, n’était pas très étonnée. En fait, ça expliquait beaucoup de choses. Ce n’était qu’un amateur.  

Lui je ne le laisse plus JAMAIS me faire un sort au hasard sur n’importe quelle partie de mon corps.


-Alors… vous n’avez fait que voler l’histoire des autres, durant tout ce temps ? demanda Ron, incrédule.
-Attends, mon garçon, ce n’est pas aussi simple que ça, tu peux me croire. J’ai dû trouver ces personnes. Leur demander de me raconter dans les moindres détails ce qu’ils ont fait. Puis, j’ai dû leur jeter un sort d’Amnésie pour qu’ils ne se souviennent plus de l’avoir fait. S’il y a bien quelque chose dont je suis fier, c’est mes sorts d’Amnésie. Non, c’est vraiment un travail difficile. Signer des autographes, prendre des photos pour la publicité… Quand tu deviens célèbre, tout ceci est éreintant.

Pendant que Lockhart finissait de boucler ses valises, quelque chose décliqua chez la Poufsouffle. Une sorte de mini révolution ou de révolte. Depuis le début de la journée, les émotions de la jeune fille avaient été de véritables montagnes russes. Down, l’enquête n’avance pas. Pic, on résout le mystère. Down, Kohane s’est fait kidnapper. Pic, un espoir avec Lockhart. Et maintenant, un autre down ? Non. Elle en avait plus qu’assez. Plus le temps passait, plus Kohane risquait de mourir, mais oui il y avait encore de l’espoir. Pas beaucoup certes, mais il y en avait, et Konoki était prête à s’y accrocher de toutes ses forces. Même si elle ne savait pas quoi faire concernant le monstre ou pour quoi que ce soit d’autre, elle s’engagea de faire tout ce qui était possible de faire pour ramener son amie en vie. Et bien que ce stupide professeur n’en avait visiblement rien à cirer, elle n’était pas moins déterminée pour autant.

Le professeur sortit alors sa baguette et la pointa vers ses élèves.


-Ah oui, j’oubliais… Je suis terriblement désolé les enfants, mais je dois vous jeter un sort d’Amnésie avant de partir. Je ne peux quand-même pas risquer que vous dévoiliez mes secrets au grand jour, je ne vais plus vendre aucun livre…

Alors qu’ENFIN depuis DES JOURS la jeune fille retrouvait une certaine confiance en elle pour affronter ce qui était bien plus gros qu’elle que DÉJÀ on venait lui mettre des bâtons dans les roues ? Alors là, NON. Ça allait faire. C’était trop. Mais vraiment, VRAIMENT trop. Avant même que Lockhart ne puisse prononcer un seul mot de plus, la sorcière virevolta sa baguette et jeta un vif «Expelliarmus!» La baguette se jeta contre le mur. Bien que la Poufsouffle avait gardé son expression sérieuse et qu’elle avait toujours sa baguette pointée vers son professeur, elle ne put s’empêcher de se demander mais OÙ diable avait-elle appris ce sort, car elle ne semblait pas se souvenir l’avoir prononcé une seule fois auparavant. Un bref flashback du duel entre Lockhart et Rogue lui revint à l’esprit. Alors… ce serait Rogue qui lui aurait montré ça ?! Elle n’aurait jamais cru qu’elle ferait ça un jour mais elle remercia en silence son grognon Professeur des potions de l’avoir indirectement aidée. Elle se demandait aussi comment est-ce que ça avait pu marcher, elle qui n’avait jamais pratiqué ce sort. Elle se dit que tout marchait mieux avec la volonté nécessaire. Les garçons imitèrent la sorcière et pointèrent leur baguette vers Lockhart. Il se mit à gémir.

-Mais que me voulez-vous ? Je ne sais pas où est la Chambre. Je ne peux pas vous aider.
-Tu en as de la chance, répondit Konoki, le forçant à avancer avec sa baguette. Nous pensons savoir où elle est et ce qu’il y a à l’intérieur. Allons-y.

Le petit groupe se faufila dans les couloirs de l’école jusqu’aux toilettes de Mimi Geignarde. Celle-ci flottait en hauteur et se lamentait sur sa vie quand finalement elle se retourna pour observer le nouveau groupe. Elle ne manqua pas Konoki.


-Encore toi, maugréa-t-elle. Alors, cette fois-ci encore tu voudras me jeter un livre dessus pour voir si je réagis ?

La sorcière déglutit, son malaise avec les fantômes n’était toujours pas parti. Mais elle se devait de rester forte et calme pour aller au bout de cette affaire.

-Non, répondit-t-elle d’une voix posée. Je voudrais savoir comment tu es morte.

Alors que la Poufsouffle s’attendait à une violente réaction de la part de Mimi, celle-ci semblait ravie qu’on s’intéresse un peu à sa mort.


-Oooooh… Ce fut affreux. Je suis morte ici précisément. Dans ces toilettes. Je m’étais cachée car Olive Hornby s’était moquée de mes lunettes. La porte était fermée et je pleurais et pleurais… Puis, j’ai entendu quelqu’un entrer. Il a dit quelque chose d’étrange, comme si c’était une autre langue. Mais ce qui m’a le plus choquée était que c’était la voix d’un garçon. J’ai alors ouvert la porte pour lui dire d’utiliser d’autres toilettes, et alors… (Elle fit une légère pause avant de poursuivre, tout sourire.) Je suis morte.
-Comment ?
-Je l’ignore, haussa-t-elle les épaules. Tout ce que je me souviens c’est une paire de deux yeux jaunes. Mon corps a arrêté de fonctionner et je me suis sentie en train de partir… Puis je suis revenue, j’étais décidée à hanter Olive Hornby.
-Où exactement as-tu vu les yeux ?
-Quelque part par là, pointa hasardement Mimi vers l’évier en face de ses toilettes.

La Poufsouffle se dirigea alors vers l’évier en question, suivit de Ron et Harry. Lockhart était resté en arrière, visiblement mal à l’aise et effrayé, ce qui était un spectacle tout-à-fait… satisfaisant. Les trois enfants s’afférèrent de trouver ne serait-ce qu’un indice ou quelque chose qui prouverait que ceci était l’entrée de la Chambre. Puis, Ron le repéra. Un petit serpent, gravé sur le côté du robinet. Ils reculèrent, comme s’ils s’attendaient que ça s’ouvre devant eux. Mais rien ne se produisit.


-Harry, dit soudainement Ron. Dis quelque chose. En Fourchelangue.

Le garçon à lunettes hocha la tête, puis prononça un long sifflement incompréhensible pour la jeune fille. Le bloc d’éviers au milieu de la pièce se mit soudainement à bouger, à se diviser, pour ne laisser place qu’à une ouverture; un grand trou noir dans le sol, et impossible de savoir où il conduisait. Konoki se pencha. Il avait l’air vraiment profond. Mais ce n’était pas le moment de se dégonfler. Pas s’il y avait là ne serait-ce qu’une mini chance de retrouver Kohane.

-Je vais y aller.

-Moi aussi, répondit Harry, suivit de Ron.
-Eh bien, se mit à marmonner Lockhart toujours resté en retrait, il semblerait que vous n’avez pas vraiment besoin de moi, alors je vais simplement-

Les trois enfants se retournèrent vivement vers leur professeur, baguette à la main.

-Vous pourriez y aller le premier, Professeur, répliqua Ron.

Ils le firent avancer vers l’ouverture. Il semblait totalement terrifié.


-Les enfants, supplia-t-il du regard, mais qu’est-ce que tout cela va changer?

Ron, visiblement à bout de ses enfantillages, ne se retint pas de le pousser dans le trou. Konoki, le remerciant du regard, se glissa à l’intérieur, suivit de ses deux compagnons. On aurait dit que c’était une longue glissade d’eau, comme dans les parcs aquatiques de Moldus. La jeune fille blonde n’était jamais allée souvent dans ces endroits, mais elle se souvenait y avoir passé un moment fantastique lorsqu’elle était jeune. C’était l’un des seuls moments où elle se rappelait que sa famille avait l’air unie. Cette pensée lui réchauffa le cœur un instant, elle qui allait dangereusement vers la mort. Puis, la glissade se finit par terre, sur plein de petits os. Retour à la dure réalité. La sorcière se leva prestement, mais se rendit vite compte que ce n’était que des squelettes de petits animaux, aucun humain, sûrement pour nourrir le serpent. Les trois enfants allumèrent leur baguette pour éclairer le reste de l’endroit resté dans le noir.

-On est sûrement à des kilomètres de l’école…
-En-dessous du lac, probablement.

La jeune fille frissonna. Elle n’aimait vraiment pas la place glauque où ils se trouvaient. Des murs de pierre, des os par terre… C’était un peu dur de s’imaginer que Kohane avait ne serait-ce qu’une chance de survie. Mais la Poufsouffle fit taire ses pensées pessimistes et se mit à avancer vers le fond de la caverne.

-Rappelez-vous, si vous entendez un bruit, fermez tout de suite vos yeux…

-Tout le monde… Je crois qu’il y a quelque chose, là…

Le groupe s’approcha de Ron et remarquèrent une longue peau de serpent jaune-vert étendue sur le sol. Le Basilic était vraiment… gigantesque. Konoki déglutit. Elle avait soudainement peur, réalisant enfin ce qu’ils allaient devoir affronter, et se mit à douter de ses capacités face à un monstre pareil. Elle avait la Pyromanie, certes, mais à part cela, elle ne voyait pas autre chose qu’elle pouvait apporter à l’équipe. C’est alors que Lockhart s’affaissa sur le sol. La jeune fille ne put s’empêcher de trouver ses nerfs vraiment faibles (plus que les siens). Ron le poussa du pied.

-Levez-vous !


Avec toute la peine du monde, le Professeur se releva lentement, puis, d’un bond, arracha la baguette des mains du rouquin. Konoki voulu lui refaire le coup d’«Expelliarmus!», mais Lockhart, cette fois-ci attentif, évita l’attaque. Il fit un grand sourire à ses élèves.

-Eh bien, il semblerait que l’aventure s’arrête ici les enfants. Je n’aurais qu’à rapporter cette peau de serpent, leur dire qu’il était trop tard pour sauver la fille, et que vous trois avez tragiquement perdu la mémoire à la vue du monstre. Dites adieu à vos souvenirs !


Alors qu’il s’apprêtait à jeter le sort, la jeune blonde, alerte, remarqua que la baguette de Ron avait été scotchée en son milieu. Ça n’allait rien donner de bon ça. Ce qui se passa ensuite arriva très vite. Comme elle s’était dite, le sort de Lockhart ne marcha pas du tout. La baguette explosa, ce qui envoya le Professeur contre une paroi de la grotte. Le choc fit trembler toute la caverne, et dans un cri, la Poufsouffle s’échappa de l’éboulement de roches en s’enfonçant encore plus loin que le groupe dans la Chambre. Elle s’accroupit par terre et se protégea la tête jusqu’à ce que le tremblement finisse. Quand elle releva la tête, elle fit face à un solide mur de roches, seule.

-Harry ! Ron !

-On est là ! répondit une voix étouffée qu’entendit la jeune fille derrière les roches. On va bien, mais Lockhart, pas vraiment. Il a reçu son sort en plein fouet.
-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Ça va nous prendre des heures déplacer tout ça… s’inquiétait une voix qui semblait être celle de Ron.

La jeune fille sentit son cœur battre mille à l’heure. C’était mauvais, très très mauvais. Elle n’avait jamais été censée se battre seule contre cet énorme serpent. Ça n’avait jamais été le plan. Et elle ne se sentait pas du tout capable de le faire. Mais le temps filait. Ça faisait des heures déjà que Kohane était dans la Chambre. Même si la sorcière n’aimait pas du tout ça, elle savait qu’il n’y avait qu’une chose à faire.

-Restez là, avec Lockhart. Je vais continuer seule. Et si je ne suis pas revenue dans une heure…

La pause qui suivit fut pesante, mais les garçons répliquèrent d’une voix calme.


-On déplacera quelques roches pour que… pour que tu puisses passer.
-À plus tard, répondit Konoki, essayant de toutes ses forces de cacher sa peur.

La jeune fille marcha quelques pas plus loin pour faire face à une porte ornée de serpents qui avaient des yeux d’émeraude. Elle savait ce qu’il fallait faire.

-Harry, s’approcha la jeune fille du mur. J’ai besoin que tu parles Fourchelangue pour ouvrir la porte.

Un sifflement assez puissant fit déplacer les serpents de pierre, et la porte s’ouvrit. La sorcière inspira un bon coup, puis entra dans la salle. Celle-ci était gigantesque. Le regard de la jeune fille fut d’abord accroché par les nombreuses statues de serpent qui ornaient l’allée, guidant les passants vers la place centrale où l’énorme visage sculpté d’un homme barbu aux cheveux longs trônait. Et c’est à ce moment que Konoki remarqua le corps étendu d’une jeune fille aux cheveux bruns portant une cape rouge en-dessous de la statue… Comme si elle avait pris une décharge, elle se mit à courir pour rejoindre son amie et s’agenouiller à ses côtés. Elle avait l’air endormie, mais d’un sommeil profond.

-Kohane ! Kohane ! S’il te plait, ne soit pas morte, pitié faites que je ne sois pas arrivée trop tard…

La jeune blonde qui commençait à paniquer, se mit à secouer son amie par les épaules. Son visage était blanc et froid, ses yeux étaient clos… Elle n’était pas Pétrifiée, alors elle était sûrement…

-Kohane, s’il te plait, réveille-toi, supplia-t-elle secouant une dernière fois son amie. Mais la tête de celle-ci bougea mollement, sans plus.

-Elle ne se réveillera pas, répliqua une voix douce.

Konoki fit volte-face pour voir un grand homme aux cheveux noirs. Elle était certaine de l’avoir déjà vu quelque part.

-Tom… Tom Jedusor ?

Le garçon ne répondit que par un hochement de tête.

-Que veux-tu dire par «Elle ne se réveillera pas» ? Elle n’est pas… Elle n’est pas… demanda Konoki, désespérée et incapable de finir sa phrase.

-Elle est toujours en vie. Mais plus pour longtemps.

La sorcière ne put s’empêcher de se sentir soulagée par la nouvelle. Elle observa son compagnon.

-Es-tu un fantôme ?

-Un souvenir, préservé dans un journal pendant 50 ans.

La sorcière remarqua le journal qui était au pied du grand visage de marbre trônant la salle. Comment s’était-il retrouvait ici ? Enfin, plus tard les questions. Il fallait tirer Kohane d’affaire. La sorcière leva son amie dans ses bras du mieux qu’elle put.

-Tu dois m’aider Tom. On doit la sortir de là. Il y a le Basilic… Je ne sais pas où il est, mais il pourrait être ici à tout moment.

Elle se pencha pour ramasser sa baguette, mais elle n’était plus sur le sol. Quand elle releva la tête, elle la repéra dans les mains de Jedusor.

-Merci, s’approcha la sorcière, main tendue, pour recevoir sa baguette.

Tom ne fit que sourire et garda la baguette. Konoki inspira un bon coup avant de continuer, ses jambes allaient bientôt flancher avec Kohane qu’elle portait dans ses bras.

-Écoute, dit-elle avec une certaine urgence dans sa voix. Nous devons partir ! Si le Basilic arrive…

-Il ne viendra pas tant qu’il ne sera pas appelé, répliqua calmement le jeune homme.

Konoki recoucha son amie sur le sol, vu qu’ils ne semblaient pas prêts à partir de sitôt.

-Que veux-tu dire ? Et pourrais-tu me rendre ma baguette, j’en aurai peut-être besoin.

-Tu n’en auras pas besoin.
-Comment ça, je n’en aurais pas besoin ? Écoute, répondit Konoki, perdant peu à peu patience, nous somme dans la Chambre des Secrets. On peut parler plus tard.
-Nous allons parler maintenant, sourit Tom pendant qu’il rangea la baguette de la sorcière dans sa poche.

La Poufsouffle le regarda. Quelque chose d’anormal se passait. On aurait dit qu’il prenait plaisir à la faire attendre. Pourquoi ?

-Comment Kohane est devenue comme ça ?

-C’est une bonne question. Et une histoire assez longue. Je suppose que la vraie raison pourquoi Kohane Wilhem aimait tant cela est parce qu’elle a ouvert son cœur et dit tous ses secrets à un étranger invisible.
-Mais de quoi parles-tu ? s’énerva la sorcière.
-Le journal. Mon journal. Petite Kohane s’amusait à écrire à l’intérieur pendant des mois et des mois, me racontant sa vie et ses pauvres inquiétudes : comment ses parents l’avaient rejetée, comment elle se sentait seule à l’école sans ses amies… Comment elle ne se sentait pas à la hauteur pour rien… Ce genre de choses inintéressantes.

La jeune fille fixait les yeux de Jedusor. Une lueur malsaine les traversait régulièrement.

-Puis elle me parlait d’Harry Potter, un de ses seuls amis à Griffondor… C’est très ennuyant devoir écouter les petits troubles d’une jeune fille de 12 ans. Mais je fus patient. J’écrivais en retour, j’étais sympathique, j’étais attentif à ses problèmes. Elle m’adorait, tout simplement, comme si j’étais son addiction. «Personne ne me comprend comme toi, Tom… C’est comme si j’avais un ami que je pouvais porter dans ma poche…»

Jedusor se mit à rire, d’un rire froid qui n’allait pas du tout avec son image. Konoki frissonna, mais resta muette.

-Kohane me dévoila son âme, et son âme était exactement ce que je cherchais. Je devins plus fort grâce à ses peurs, ses inquiétudes, ses plus sombres secrets. Je devins puissant, bien plus puissant que petite Miss Wilhem. Assez puissant pour lui montrer certains de mes secrets, pour plonger mon âme à l’intérieur d’elle…
-Que veux-tu dire ? demanda Konoki qui avait de la misère à déglutir tellement sa bouche était sèche.
-N’as-tu pas encore compris, Konoki Hopkins ? répondit Tom doucement. Kohane Wilhem a ouvert la Chambre des Secrets. C’est elle qui a étranglé les poulets d’Hagrid et elle qui a écrit les messages de sang sur les murs. C’est elle qui a envoyé le Serpent de Serpentard sur 5 Sang-de-Bourbes et le chat du concierge.
-Non, murmura la sorcière automatiquement.

Son cœur se mit à accélérer. Non, c’était impossible. Kohane ne pouvait pas être la cause de toutes ces Pétrifications. Ça ne se pouvait pas.

-Oui, répliqua Jedusor, toujours aussi calme. Bien sûr, elle n’avait pas conscience de qu’est-ce qu’elle faisait au début. C’était assez comique. Ses nouvelles entrées de journal devenaient bien plus intéressantes qu’avant… (Il s’amusa à faire une pause pour regarder l’expression horrifiée de la Poufsouffle avant de réciter.) «Cher Tom, je crois que je perds la mémoire. Il y a pleins de plumes sur mes robes et je ne sais pas comment elles sont arrivées là. Cher Tom, je me suis fait prendre sur la scène du message avec Stephie à l’Halloween, mais je ne me rappelle pas ce que je faisais avant. Un chat s’est fait attaquer et j’ai de la peinture sur les doigts. Cher Tom, Harry n’arrête pas de me dire que je suis de plus en plus pâle. Je l’inquiète… Il y a eu une autre attaque aujourd’hui et je ne sais plus où j’étais pendant ce temps… Tom, qu’est-ce que je dois faire ? Je suis en train de devenir folle… Je crois que je suis celle qui attaque tout le monde, Tom !»

L’horreur de la jeune blonde se transforma vite en colère profonde et elle se retint de ne pas aller frapper l’homme au visage. C’était sa faute si Kohane était devenue aussi distante, aussi changée, si elle s’était aussi… détériorée ! Elle aurait pu vivre une année toute simple, mais tout au long du semestre, elle ne s’était transformée qu’en véritable pantin. La jeune fille bouillonnait de rage, mais Jedusor n’avait pas fini son monologue.

-Il a fallu longtemps à stupide petite Kohane pour qu’elle arrête d’avoir une confiance aveugle envers son journal. Elle a fini par avoir des soupçons et a décidé d’en disposer. Et c’est à ce moment que tu entres en scène, Konoki.
-Ce fut une erreur, marmonna-elle entre ses dents, sa colère ne s'atténuant pas. Je n’aurais jamais dû toucher à ce foutu journal. J’aurais dû me rendre compte que s’il était dans les toilettes des filles du deuxième, c’est qu’il n’y avait rien de bon dedans.
-Non, ce n’était pas une erreur, répondit Jedusor qui avait entendu. Qui t’a parlé d’erreurs, d’hasard ou de chance ? Rien de tout ça n’a sa place dans cette histoire. Rappelle-toi, Konoki Hopkins, à quoi pensais-tu lorsque tu as trouvé ce journal ? Tu étais inquiète pour tes amies et tu ne savais pas quoi penser. Étrangement, tu trouves ce journal. Et qu’ai-je eu à faire pour que tu me fasses confiance ? Simple : attiser ta curiosité avec l’insinuation qu’Hagrid avait ouvert la Chambre des Secrets dans le passé.
-Hagrid était innocent, répliqua Konoki qui avait toutes les peines du monde à garder un ton calme. Et tu le savais, tu savais que ce n’était pas lui qui avait ouvert la Chambre!
-Et tu y as cru, Konoki, tout bêtement, digne de la naïveté d’un Poufsouffle. Tu étais si… désespérée de trouver quelque chose sur le mystère de la Chambre que tu as gobé ce souvenir et tu t’es pressée de commencer ton enquête. Comme si Hagrid pouvait être l’héritier de Serpentard… Il n’a pas l’intelligence, ni même le pouvoir d’ouvrir la Chambre !

La jeune fille tenu tête au jeune homme, mais elle savait au fond qu’il avait raison. Elle n’avait pas vraiment réfléchie au souvenir en tant que tel et avait juste été heureuse de pouvoir enfin faire quelque chose pour arranger ce qu’il se passait à l’école. Elle se trouvait naïve, vraiment, vraiment trop naïve.

C’est peut-être pour ça que je n’ai pas été à Griffondor… Harry ou Ron auraient tous les deux comprit qu’Hagrid n’avait rien à voir avec cette histoire.


-Mais ne te sens pas si stupide, poursuivit Jedusor comme s’il pouvait lire ses pensées. Presque tout le monde a cru à cette histoire, même le directeur, qui a chassé Hagrid hors de l’école. Le seul qui croyait qu’il était innocent était Dumbledore, qui a convaincu la direction de le garder comme Garde-Chasse. Il ne m’a jamais aimé autant que les autres professeurs…
-Je suis sûre que Dumbledore a vu clair dans ton jeu ! coupa la sorcière d’un ton qui se voulait triomphant.
-Eh bien, il est vrai qu’il m’a surveillé longuement après l’arrestation d’Hagrid, avoua-t-il. Il fut trop dangereux de rouvrir la Chambre pendant mes années à l’école, mais je n’allais pas gaspiller tout le temps que j’avais mis pour la trouver. Alors j’ai laissé derrière moi ce journal, pour que dans des générations futures, je puisse finir le noble travail de Salazar Serpentard.
-Alors, tu ne l’as jamais fini ! poursuivit la sorcière avec son sourire de vainqueur. Personne n’est mort cette fois, même pas le chat! Tous les gens pétrifiés ne le seront bientôt plus grâce aux Mangradores.
-Ne t’ai-je pas dit, répondit Jedusor de sa voix la plus calme, que tuer des Sang-de-Bourbes n’est plus dans mes intérêts ? Non, ma nouvelle cible… est ton nouvel ami, Harry Potter.

Le sourire de Konoki s’effaça quelques instants et des points d’interrogations se formèrent dans ses yeux. Harry ? Qu’est-ce qu’il faisait dans l’histoire celui-là ? Pas une autre victime… Jedusor ignora l’expression hébétée de la jeune fille et changea brusquement de sujet pour revenir à l’histoire initiale.

-Imagine ma frustration lorsque ce fut Kohane qui me réécrivit la fois suivante. Quand elle a vu que tu avais le journal en ta possession, elle a paniqué et s’est empressée de te le voler. Et si j’avais décidé de te révéler tous ses secrets ? Elle n’aurait pas voulu inquiéter ses amies pour presque rien… Mais je savais ce qu’il me restait à faire. Il m’a semblé clair que tu étais déterminée à trouver coûte que coûte qui était le véritable héritier de Serpentard. Mon plan marchait donc à la perfection…
-Quel plan ? demanda Konoki, agacée de toutes les questions qu’elle devait poser pour éclaircir les paroles de l’homme et qui n’avait plus de patience pour le ton doux qu’il prenait pour raconter des horreurs.

Celui-ci fit une pause pour sourire à la Poufsouffle, manifestement heureux qu’enfin la jeune fille pose la question. Elle n’aimait pas du tout cette expression narguante qu’il abordait sur son visage.


-Crois-tu vraiment que tous ces évènements sont sortis du hasard ? Je te l’ai déjà dit, il n’y a rien de cela dans cette histoire… Bien que je visais Harry Potter depuis le début, il me fallait quelqu’un qui allait l’attirer jusque ici. Quelqu’un curieux de nature, moins brave que lui certes, mais qui saurait l’entraîner dans cette affaire, l’aider à résoudre le mystère de la Chambre et surpasser ses peurs pour sauver ses amies. Le travail d’une Poufsouffle en quelque sorte. Autrement dit, toi. Lorsque tu trouves le journal et que tu y vois Hagrid pris sur le fait, tu te presses d’annoncer ta découverte à tes amies, mais étrangement, toutes commencent à se détériorer déjà. Tu te dois de faire ton enquête seule. Le pire sentiment pour un Poufsouffle : la solitude… Il te faut d’autres alliés. Plus forts, plus braves que toi. C’est à ce moment que tu rencontres Harry. Tu trouves peu à peu les clés du mystère et lui se charge de faire les trucs un peu plus risqués ou compliqués, comme sortir avec la cape d’invisibilité, jeter les sorts, parler le Fourchelangue… Car, admettons-le, tu n’as jamais été très forte pour ce genre de truc. Tu voulais seulement que tes amies redeviennent comme avant, mh ? C’est bien joué, comme tu le vois, tout va pour le mieux!

Tout compte fait, Kohane n’avait pas été le seul pantin de l’histoire. Non. Konoki, celle qui pensait qui savait le mieux ce qu’elle faisait, avait elle aussi été manipulée et chacun de ses mouvements avaient été calculés. Elle ne savait plus quoi penser. Elle se sentait juste comme une idiote. Une bien bonne idiote qui pensait qu’elle avait enfin usé un peu de son intelligence pour percer le mystère de la Chambre.

-Finalement, vu que visiblement mon plan fonctionnait déjà à merveille, j’ai mis le feu aux poudres. J’ai forcé Kohane à écrire ses propres adieux sur le mur et je l’ai emmené ici pour vous attendre. Je savais que vous n’alliez pas tarder, surtout toi qui avais la vie de ta meilleure amie en jeu. Mais il ne lui reste plus beaucoup de temps : elle a trop mis son âme dans ce journal. Pour être franc, je m’attendais plutôt à voir Potter, mais il semblerait que j’ai omis quelques détails dans ma stratégie.
-Pourquoi veux-tu voir Harry d’abord ? répliqua la sorcière, qui ne trouvait rien d’autre à redire. Que lui veux-tu ?
-Pour une fois, Konoki, c’est à moi de te poser une question : Comment un simple bébé sans aucun pouvoir magique a réussi à terrasser le plus grand sorcier de tous les temps ? Comment a-t-il pu réduire à néant les pouvoirs de Voldemort, et n’ayant au final qu’une simple cicatrice sur le front ?

La sorcière s’était tellement habituée à son nouvel ami à lunettes qu’elle avait fini par oublier cette histoire de «Celui qui a vaincu Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom», mais il était vrai que c’était assez incroyable. Néanmoins, pourquoi Jedusor s’en souciait-il ?

-Pourquoi tu me demandes ça ? Tu-Sais-Qui… Voldemort est venu bien après ton temps.

-Voldemort, répliqua Tom doucement, est mon passé, mon présent et mon futur…

Il sortit la baguette de Konoki qu’il avait conservé dans sa poche, pour écrire dans les airs TOM ELVIS JEDUSOR. Il bougea la baguette une fois, puis les lettres se déplacèrent pour reformer une phrase : JE SUIS VOLDEMORT.

-Tu vois ? C’est un nom que j’utilisais déjà durant mes années à Poudlard, avec mes amis intimes seulement bien entendu. Comment te sens-tu Konoki ? Est-ce que ce nom te glace le sang ? As-tu peur devant une telle révélation ? Je suis toujours surpris que tu ne te sois pas enfuie devant le danger, ce n’est pas le genre d’un Poufsouffle.

Alors là, bien joué. Il était vrai que la jeune fille avait bondit de surprise en surprise durant toute la journée, mais celle-là, elle ne s’y attendait pas. Elle observait toujours l’homme dans les yeux, mais son courage venait de flancher. Donc, elle allait se battre contre l’ex-sorcier le plus dangereux du monde. Sans baguette magique. Elle avait sa Pyromanie certes, mais ça ne faisait pas le poids. Et s’il utilisait le sort pour tuer ? N’était-elle pas partie avec l’idée qu’elle allait peut-être mourir ? Peut-être qu’elle allait vraiment y passer. Elle se répéta que ce n’était qu’un souvenir, que ce n’était pas le vrai Voldemort et que de toute façon, le vrai était presque réduit à néant à cause d’Harry. Elle jeta un coup d’œil à Kohane qui était toujours sur le sol, inerte. Si elle allait fuir ? Était-ce vraiment une question?

-Tu oublies un détail, Tom. Une Poufsouffle n’abandonne jamais ses amis, peu importe le danger.

La réplique de film que venait de dire la sorcière avait pour but de faire douter Jedusor de sa victoire, pas de le faire sourire et encore moins de le faire rire. La jeune fille resta sur ses gardes, il lui préparait sûrement une nouvelle surprise.

-C’est vrai. La vie de tes amies compte donc réellement par-dessus tout pour toi… On verra si c’est toujours le cas après ce que je vais te montrer !

Konoki crut d’abord que Jedusor avait appelé le Basilic; elle se couvrit les yeux par précaution et recula, son cœur s’accélérant. Puis, la curiosité la trahit et elle observa à travers ses doigts. Ce qu’elle y découvrit la choqua encore plus que tout le reste. Elle baissa ses mains, incapable d’y croire, n’abordant qu’une expression totalement abasourdie par la tournure des évènements.

-S-Stephie ?

La Poufsouffle aurait couru à sa rencontre si elle n’avait pas vu l’inhabituelle lueur verte émanant des yeux de la Serpentard…

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Stephie Miroku
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Mer 23 Oct - 19:31

Do you remember those days
When we played Quidditch out of sight



Wish we could turn back time.
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KONOKI - KEEPER
KONOSHI - CHASER
STEPHIE - SEEKER



La jeune fille déchira les photos et jeta avec fureur les morceaux de papier. Avec sa longue chevelure noire et sa peau blafarde, il fallait avouer qu'elle se fondait très bien dans le décor. D’énormes piliers de pierre qui s’imposaient et retenaient toute la structure de la chambre, le plancher de céramique d’une teinte obscure qui était terni à la fois par la couche d’eau éternelle qui semblait le recouvrir ainsi que par le temps qui continuait de passer sans le moindre soupir, des statues de serpents qui se dressaient dans leur ampleur et leur prestance. Peut-être pourrions-nous cependant noter une certaine différence au dernier point : la jeune fille avait fait de son mieux toute l’année pour cacher le serpent qui recouvrait sa robe et oublier aux autres qu’elle faisait partie de cette fameuse maison bien connue pour avoir formé tous les mages qui avaient mal tourné de quelconque façon. La magnificence et la ruse du serpent ne l’avaient point fasciné dans ce passé qui lui semblait désormais si lointain.

Dire que quelques mois auparavant, elle avait attendu chacun de ces jours avec excitation et désirait performer au-delà de toutes les exigences. L’enfant eut un rire amer. Tout cela ne pouvait qu’empirer : elle ne pouvait s’imaginer ce qui l’attendrait plus loin que cette désastreuse première année. Perdre ses amies et toute la confiance de l’école tout simplement parce que l’on avait essayé de sauver un être cher. Bien qu’elle n’avait pas toujours été complètement lumineuse et avait tendance à s’obscurcir lorsque tout semblait se briser autour d’elle, la sorcière n’avait jamais désiré créé le mal autour d’elle. Personne n’avait voulu le comprendre et cela expliquait pourquoi elle avait du agir de cette manière, leur faire croire qu’elle était aussi mauvaise qu’elle en avait l’air. Le paradoxe l’avait toujours habité tout comme la contradiction. Les reptiles de cette demeure avaient beau tenté de lui faire entendre qu’elle était unique et que l’important n’était que ce que l’on faisait de nos capacités, la sang-pur ne pouvait que douter de ces paroles. La jeune fille ferma les yeux et reposa sa tête contre la paroi du tuyau : la dernière chose dont elle se souciait certainement en ce moment était la propreté des lieux qui l’entourait. Dans le tuyau se répercutaient chacun des mots que prononçait le souvenir du passé ainsi que les sifflements du serpent qui semblait se mourir de faim. Mais l’adolescente ne leur accorda pas la moindre attention et écouta avec attention l’énigme se résoudre.

«Le coupable est toujours la dernière personne à laquelle on s’attend» a-t-on l’habitude de dire et tous ces écrivains de polars de nous le rappeler. La brune serra les dents tout simplement en y pensant : la sang-de-bourbe était donc la seule coupable de toute cette histoire. Elle qui avait attaqué non seulement les coqs qui ne faisaient rien d’autre que leur ineffable devoir de rappeler aux étudiants que le point du jour était arrivé, les enfants qui n’avaient pourtant comme elle aucune expérience du monde des sorciers et lui jeter un serpent en pleine figure, dévoilé contre toute attente le secret qui a fait durant toute l’année séance tenante. Le bout du journal lui avait bien entendu échappé : qui est le sot assez sage pour écouter lorsqu’il sent la frustration l’envahir de toute part. Pas notre jeune sorcière en tout cas.

Stephie sortit de son antre pour retourner dans la lumière terne et teintée de vert comme dans la salle commune de sa maison. Les dessous du lac lui étaient maintenant bien connus. Elle finit par apercevoir la blonde au manteau jaune qui se cachait les yeux et ne put s’empêcher de retenir un sourire : elle ne changerait certainement jamais. L’enfant connaissait certes le pouvoir du serpent qui hantait la grotte et les cauchemars des araignées, mais elle ne se livrerait certainement pas à de telles puérilités lorsqu’elle se retrouverait sur la verge de la mort. Stephie baissa le regard en direction de la sang-de-bourbe qui était étendue sur le sol dans la même position que précédemment, telle une statue que l’on avait fait tomber au passage et que l’on avait oublié de ramasser. Les yeux verts et semblant surpris qui regardaient fixement le vide au-dessus d’elle. La jeune fille serra le poing : cette couleur allait la rendre folle.

-S-Stephie ?

L’interpellée releva les yeux et regarda son amie sans prononcer le moindre mot. L’observer droit dans le blanc des yeux et apercevoir au passage la couleur tant détestée qui teintait son regard comme une ombre qui passe. Peut-être était ce la raison pour laquelle les oiseaux l’avaient rejeté : elle ne volait pas assez haut pour pouvoir ignorer ces détails qui semblaient habiter chacun des recoins de son esprit. Les lions n’auraient pas voulu de son tempérament ambivalent et de son ambition qui se faisait trop grande par moment : elle ne représentait en rien la majesté et la justice. Les blaireaux fuyaient : elle ne pourrait jamais se fondre dans la société. Trop marginale et différente. La jeune fille resta cependant de marbre.

-Konoki. Salut.

La sang-pur sourit. Le sourire simple et dépersonnalisé que chacun arbore en tout temps pour se donner l’air plus sympathique et pour que les gens ne posent tout simplement pas de question. Le but n’était pas de lui faire peur. La jeune fille y était déjà arrivée : la blonde ne s’était pas précipitée vers elle comme elle le faisait auparavant.

Quelque chose les séparait, une nouvelle distance, une distance plus forte que jamais auparavant. Konoki avait beau appartenir aux deux mondes et être la seule personne qui pouvait comprendre Stephie dans son voisinage, quelque chose semblait l’éloigner plus que jamais de l’adolescente qui n’avait grandi que dans un seul et qui n’avait jamais mis le pied dans l’autre ou du moins, presque jamais. Le seul écart de sa vie de sorcellerie avait été sa rencontre avec Kohane dans ce parc des années auparavant.

«Du ménage? Pourquoi faire du ménage quand on a un elfe de maison? Un balai, c’est fait pour voler! »
«Je ne suis pas bizarre. Je suis différente! »


Pourquoi se rappeler de tout cela maintenant. L’enfant tenta de sortir ses pensées dérangeantes de son esprit et de revenir à la réalité dans ce lieu qui sortait cependant de l’ordinaire. Tournant autour du corps de leur camarade sorcière, l’adolescente prit la parole sans cesser de l’observer:

-Elle n’est pas morte, confia la jeune fille, mais c’est tout juste. Tu peux croire ce qu’elle a fait?

Stephie secoua la tête comme si elle désapprouvait totalement le geste indécent de leur amie vis-à-vis ses camarades.  

-Une chance qu’elle a des amis qui viennent la sauver lorsqu’elle vit des situations difficiles. Potter et Weasley sont certainement avec toi. J’imagine que tu dois te demander si tu as vraiment une chance de rester vivante toute seule sans personne pour t’appuyer. Faut croire que même le plus grand directeur de tous les temps peut parfois oublier de secourir ses élèves...

La sang-pur avait dit cela en gardant un calme déroutant compte tenu de la situation qui se présentait devant elle en ce moment. Mais le silence ne dura que quelques secondes : elle continua alors de parler, mais le ton de sa voix semblait différent. Le timbre claironnant fut plus nuancé et une certaine présomption habitait chacun des mots qu’elle prononçait. La certaine arrogance de celui qui sait que son sang est totalement magique et aucunement souillé par la paresse et les autres traits désavantageux communs aux êtres reclus. Je ne pense pas avoir le moindre besoin de vous donner davantage d’indices. La jeune demoiselle n’avait jamais accordé la moindre importance à ses origines complètement magiques, mais en cet instant, tout lui semblait complètement différent. La mauvaise réputation de sa maison avait peut-être fini par déteindre sur elle. Peut-être avait-t-elle perdu sa singularité et ce qui la rendait différente, ce qui faisait d’elle un être à part des autres. Mais elle n’était pas faible. Et elle allait se le prouver à l’instant :

-Si l’on jouait à un jeu maintenant... fit Stephie en regardant Konoki. Comparons les pouvoirs de Stephie Scotts, sang-pur, héritière à la fois de Gryffondor et de Serpentard à ceux de Konoki Hopkins, la loyale et fidèle petite Hopkins.

La jeune fille se retourna et se dirigea vers la statue antipathique de l’homme qui avait autrefois tant remué la demeure magique en proclamant que les moldus ne devraient jamais venir s’instruire dans cet établissement. La traître à son sang offrait à présent un drôle de spectacle par le simple fait de soutenir le regard de l’être pour lequel elle avait eu tant d’aversion. Droite et le regard déterminé comme tous les jours auparavant, l’enfant se dressa entre les piliers et siffla :

-Parle-moi Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard.

Stephie observa la statue sans ciller : la bouche du sorcier de pierre prit une ampleur exponentielle qui permit à la créature qui hantait les lieux de se libérer de son bagne. La jeune fille la sentit ramper proche d’elle puis finalement se redresser pour attendre son commandement. Dire qu’elle aurait été surprise de le constater aurait été un euphémisme : elle ne se serait jamais attendue à cela. Peut-être qu’elle pourrait lui demander de ne plus jamais attaquer personne et de roupiller tranquillement pour les cinquante prochaines années. Le doute s’emparait de son esprit au fur et à mesure que le temps tournait. Mais en même temps... L’enfant siffla distinctement :
 
-Tue-la.

Stephie regarda le reptile robuste foncer sur sa camarade sans broncher le moindrement. «La vérité mourra avec Konoki» ne put s’empêcher de penser une petite part de son esprit qu’elle aurait bien aimé faire taire. L’enfant pourrait certainement trouver un moyen de se sortir de ce bourbier et personne ne saurait jamais ce qui se serait passé dans ce lieu effrayant. La parole de Potter et Weasley ne serait pas problématique. Puis elle pourrait revivre une vie totalement normale. La sang-pur aperçut cependant contre toute attente une bête qui attaquait les yeux du roi des serpents, sa principale arme et son plus redoutable atout. Le sang noir ruisselait sur le sol telle une cascade dans la nature et le reptile titubait et menaçait de tomber au sol. Stephie courut vers lui et cria avec fureur:

-Non! Oublie l’animal! Oublie-le! Elle est tout proche de toi! Sens son odeur! Entends ses pas! Tue-la! Tue-la maintenant!

La jeune fille sortit sa baguette tout en gardant la jeune fille dans sa ligne de mire. La suivant du regard et épiant chacun de ses gestes, elle continua de donner les directions au serpent. Jusqu’à ce que celui-ci disparaisse dans les tuyaux en pourchassant sa cible. Stephie s’apprêtait à la suivre lorsque Jedusor secoua  la tête pour l’indiquer de rester sur place. La jeune fille hocha la tête et croisa alors son reflet sur la céramique luisante. Des grands yeux noirs qui la regardaient de son habituel air transcendant.






Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friends
Those cunning folk use any means
To achieve their ends

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Time stood still
The way it did before
It's like I'm sleepwalking
Fell into another hole again
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MessageSujet: Re: In Harry Potter's world ~ { LIBRE }   Jeu 26 Déc - 18:11

Konoki était désemparée. Voir son amie dans cet endroit et à ce moment précis la déstabilisait un peu, et même si elle était heureuse de la retrouver… elle sentait que cette rencontre n’allait pas être des plus agréables. Autant se battre contre des monstres géants ou des sorciers recherchés par le Ministère pour homicides pouvait sembler affolant, la seule pensée d’être contre ses amies relevait de l’impossible pour la jeune fille. Enfin, Stephie ne l’avait pas attaqué ni rien, mais si Jedusor l’avait appelé, c’est qu’elle était certainement de son côté. Il avait réussi à placer la Poufsouffle dans une posture encore plus désavantageuse qu’avant. Mais Konoki ne pouvait pas croire que Stephie avait délibérément choisi d’être avec lui, non ça devait faire partie de son plan aussi, comme il s’était servi de Kohane pour toutes ses besognes… non ? Quoi qu’il en soit, le courage que la jeune blonde avait eu tant de misère à reconstituer durant cette folle journée n’était plus aussi solide qu’avant.

-Konoki. Salut.

La jeune fille aux cheveux noirs restait aussi sur ses gardes : le ton qu’elle avait employé sonnait si indifférent, si insouciant, alors que sa meilleure amie était dans le coma juste à côté d’elle et qu’elle ne semblait pas prête de se réveiller. La sorcière blonde n’aimait pas du tout l’ambiance dans la salle. Même si elle essayait d’ignorer la petite confrontation qui se déroulait avec la Serpentard et tentait d’adopter une expression moins figée, c’était impossible. Ce n’était plus l’amie qu’elle avait connu quand elle était jeune, la jeune fille avec qui elle avait joué au Quidditch durant l’été, celle qu’elle avait revu cette année dans le Poudlard Express. Finis les rires, les amusements et tout le tralala. Elles étaient toutes deux dans la Chambre des Secrets, dans une atmosphère froide, tendue, où la Poufsouffle s’attendait à ce que le Basilic sorte à tout moment pour venir la tuer et que l’histoire en finisse là. Mais une petite voix dans sa tête restait optimiste. Certes, ce n’était pas la vraie Stephie devant elle, mais Stephie n’était sûrement pas partie pour toujours.

-Elle n’est pas morte, mais c’est tout juste. Tu peux croire ce qu’elle a fait?

La sorcière ne voulait pas répondre. De toute façon, elle ne savait pas trop quoi dire. Oui, elle savait ce que Kohane avait fait, Jedusor avait eu un malin plaisir à lui décrire tout cela en détails à peine quelques minutes plus tôt, mais ce n’était pas de sa faute. Peut-être que Stephie référait au fait que tout le monde s’était mis à croire qu’elle était l’Héritière de Serpentard à cause du duel avec la Gryffondor. Quoi qu’il en soit, elle préférait rester muette et ne rien ajouter sur le feu. Déjà que l’attitude de sa meilleure amie lui flanquait un peu la frousse, elle n’allait pas non plus en rajouter une couche.

-Une chance qu’elle a des amis qui viennent la sauver lorsqu’elle vit des situations difficiles. Potter et Weasley sont certainement avec toi. J’imagine que tu dois te demander si tu as vraiment une chance de rester vivante toute seule sans personne pour t’appuyer. Faut croire que même le plus grand directeur de tous les temps peut parfois oublier de secourir ses élèves...

Konoki jeta un rapide coup d’œil en arrière aux noms de ses deux amis, toujours coincés derrière le mur de pierre dans la caverne. Si elle ne se dépêchait pas, ils allaient sérieusement s’inquiéter. Mais allait-elle réellement rester en vie ? Allait-elle revoir Ron et Harry dans moins d’une heure avec Stephie et Kohane, toutes deux vivantes et en santé ? Elle en doutait. Si on analysait la situation fâcheuse dans laquelle elle se trouvait, en prenant compte le désavantage numérique et son manque flagrant d’armes (déjà qu’ils avaient un serpent géant à leur disposition, il fallait en plus que Tom ait pris sa baguette !), elle avait effectivement très peu de chances de s’en sortir. Et si elle mourait vraiment ? Qu’est-ce qu’il y avait après la mort ? Allait-elle devenir comme Mimi Geignarde, un éternel fantôme qui se plaint sur sa vie ? Quelle horreur !

-Si l’on jouait à un jeu maintenant... Comparons les pouvoirs de Stephie Scotts, sang-pur, héritière à la fois de Gryffondor et de Serpentard à ceux de Konoki Hopkins, la loyale et fidèle petite Hopkins.


Habituellement, c’est amusant les jeux. Konoki aime bien les jeux, comme l’échiquier magique (même si la logique n’a jamais été son fort), les cartes ou Marco Polo. Mais dans cet endroit horrible qui donnait envie à la jeune fille de déguerpir loin, très loin de tout ce qui se rapprochait aux serpents, le mot ‘jeu’ prenait une allure tout à fait… terrifiante. Elle ne voulait pas jouer. «Je déclare forfait !» aurait-elle voulu répondre. De toute manière, Stephie avait déjà gagné. Pourquoi vouloir jouer alors que l’évidence même était sous les yeux ? La réponse à cette question vint d’elle-même : pour ridiculiser le perdant. Stephie-maboule et stalker-Jedusor allaient montrer à Konoki-la-nowhere que le blaireau ne vaut rien comparé au serpent. Mais ce genre de remarque n’était pas nouveau pour elle ; les Poufsouffles ne possédaient pas beaucoup de mérite aux yeux des trois autres maisons.

Et puis, si c’était une Poufsouffle qui avait réussi à sauver tout le monde pris dans la Chambre des Secrets à cause ‘du pouvoir de l’amitié’, la fin de l’histoire aurait été ridicule, non ? On est pas dans My Little Pony non plus.

Malgré tout, la jeune fille ne voulait pas mourir. Pas tout de suite. Elle voulait mourir de vieillesse, entourée de sa famille, de ses amis, dans sa maison, calmement et doucement. Pas dans la Chambre des Secrets, dans un endroit froid et humide, et encore moins à cause d’un horrible serpent géant. Elle devait gagner du temps. Mais Stephie n’avait plus rien à lui dire et se dirigeait déjà vers la statue qui trônait la place. Konoki déglutit. Un frisson lui parcouru le dos lorsqu’elle entendit le long sifflement incompréhensible qu’était en train de prononcer sa meilleure amie. Elle connaissait que trop bien la suite. Comme figée de peur, elle regarda la bouche de la statue s’ouvrir lentement et libérer la chose immonde qui glissa hors de l’ouverture. La jeune fille faillit avoir un malaise lorsqu’elle se rendit compte de la taille de l’animal. Elle recula instinctivement, mais son visage était livide. Son courage fut réduit à néant en quelques secondes. Elle se sentait incapable de s’attaquer à un monstre pareil. Elle ne voyait plus qu’une fin possible à cette histoire : sa mort. La Serpentard dit autre chose en Fourchelangue pour le Basilic, et la Poufsouffle se doutait bien que ce n’était pas un ordre pour aller lui souhaiter la bienvenue. Lorsqu’elle vit le reptile géant foncer sur elle, elle n’eut qu’une réaction : se couvrir les yeux et espérer que le Basilic fasse vite. Ses jambes se bloquaient par la peur, son cœur allait exploser à cause du stress, et il ne fallait pas qu’elle pleure, pas devant Stephie et Jedusor… Elle s’excusa envers Kohane qu’elle aurait dû sauver. Elle s’excusa envers Harry et Ron qui allaient devoir finir le travail à sa place. Elle s’excusa envers Stephie qui allait devenir une recrue de Voldemort. Elle s’excusa envers tout le monde, même à Rogue pour les potions ridicules qu’elle avait fait dans ses cours, jusqu’à ce qu’elle sente le souffle provenant des naseaux du serpent sur le dessus de sa tête. Elle arrêta de respirer pendant quelques secondes. Ça y est. C’était la fin. Elle allait mourir.

Puis elle entendit un battement d’ailes. Un cri. Le serpent s’éloigna de la jeune fille. Konoki s’abstenu d’abord de regarder ce qui se passait par peur de croiser le regard du serpent, puis à la fin ni tint plus : elle retira ses mains de son visage et observa incrédule les yeux inexistants du Basilic, qui titubait et semblait souffrir de sa nouvelle condition. Elle n’était pas morte, mais avait bien failli y passer… Il fallait qu’elle se ressaisisse, car en ce moment la jeune sorcière avait l’air bien ridicule. Son ‘’ange gardien volant’’ l’avait peut-être aidée sur ce coup-là, mais la chance n’allait pas toujours rester de son côté. Elle n’avait qu’une vie et si elle voulait la garder, elle devait se débrouiller par elle-même et non attendre qu’un prince charmant vienne la sauver. Elle devait se faire confiance, croire en elle et ses capacités, car bien que ses possibilités de survie ne fussent pas très grandes, c’était mieux que rien du tout. Stephie siffla alors autre chose au serpent géant. Celui-ci arrêta d’être étourdit et sembla enfin repérer la jeune fille, qui détala sans demander son reste.

Évidemment, la bête la suivit, glissant sur le sol sans problème. Konoki courait et accélérait, mais entendait toujours le son inquiétant des écailles qui frottait la céramique et qui se rapprochait toujours plus d’elle. Sa course la conduisit dans les larges et froids tuyaux composant la plomberie de l’école. Ses pas résonnaient comme un constant écho et elle avait l’impression que dix personnes couraient avec elle, et qu’il y avait dix Basilics à leur trousse. Plus elle avançait, plus elle ne savait pas quoi faire pour échapper au serpent. Il n’allait pas être fatigué de ramper ainsi avant longtemps et la jeune fille pensait toujours à Kohane (et un peu à Stephie aussi). Elle avait aussi sa pyromanie, mais est-ce qu’elle était capable de faire mal à cet animal gigantesque ? Elle arriverait peut-être à lui échapper si elle changeait de direction… Elle décida donc de tourner à gauche lorsque l’allée se divisa en deux voies.

Après quelques pas, elle fit face à une grille. Un cul-de-sac. Prise de panique, elle se retourna vivement pour sortir de cette impasse, mais il était trop tard. Le serpent géant se rapprochait de la jeune fille qui s’appuyait solidement contre le quadrillage de métal. Elle avait vraiment peur. Cette fois-ci, il n’y aurait pas d’animal volant miraculeux pour la sauver. Le Basilic montra ses dents et était maintenant tout près d’elle. Affolée, Konoki cherchait autour d’elle quelque chose pour le faire reculer. Vite, vite, faire une distraction. La petite Poufsouffle s’apprêtait à lui brûler le nez par manque de temps lorsqu’elle repéra un caillou à ses pieds. Elle s’empressa de le ramasser et le lancer loin à l’extérieur du cul-de-sac. Avec un profond soulagement, elle observa le reptile s’éloigner doucement et suivre le bruit de la roche qui rebondissait à l’intérieur du tuyau. Évidemment, il était aveugle et ne suivait donc que le bruit de ses pas… Elle s’écroula au sol lorsqu’elle ne vit plus le Basilic, attendit quelques instants pour se calmer, puis daigna sortir de son trou. Même si elle lui avait échappé cette fois, ce n’était que partie remise. La prochaine fois, l’un des deux allait y laisser sa peau. Regardant aux alentours, Konoki se rendit compte qu’elle n’avait aucune idée où aller maintenant ; elle retourna donc à son point de départ.

Konoki remarcha l’allée des statues de serpents à contresens, et vit Stephie et Jedusor qui l’attendaient au bout du chemin de pied ferme. Il était évident que la jeune fille n’avait pas tué le Basilic et elle s’attendait que les deux Serpentards continuent de se moquer d’elle, mais ils ne la regardaient pas. Elle prit peur que le serpent l’ait rejoint plus vite que prévu et se retourna vivement. Mais son regard ne croisa point un reptile géant ; il repéra plutôt un petit blaireau qui trottinait vers elle, tenant fermement quelque chose dans sa bouche. Le vieux Choixpeau magique qui classait les élèves au début de l’année, celui qui l’avait envoyé à Poufsouffle pour qu’elle porte la cape jaune durant toutes ses études. L’animal laissa son trésor aux pieds de la jeune blonde qui ne comprenait plus rien. Le rire de Jedusor brisa le silence et s’amplifia avec l’écho dans la Chambre.


-Alors c’est ça qu’envoie le directeur de Poudlard à sa grande combattante ? Une belette et un chapeau !

La jeune fille ignora la remarque de Tom aussi déplaisante qu’inutile et ramassa quand-même le Choixpeau. Il allait peut-être lui prodiguer un conseil sur comment tuer le roi des Serpents ? Mais il restait tout flasque et sans intérêt. Pourquoi Dumbledore lui aurait-il envoyé ça ? Et pourquoi avec un blaireau, l’animal représentant sa maison ? D’ailleurs, où était-il ? La sorcière observa ses alentours, mais ne vit aucune trace de la bête. Konoki fronça les sourcils. Tout ceci devenait grotesque. Comment était-elle supposée vaincre le Basilic avec un vieux chapeau ? Déjà qu’elle n’était pas du genre à se battre…

Si c’est une énigme, Dumbledore, ce n’est vraiment pas le moment !

Le serpent jaillit hors du lac qui entourait la place, ce qui tira bien vite la sorcière de ses pensées. Sous le regard des deux Serpentards, elle tourna le dos au reptile et, serrant fort le Choixpeau entre ses mains, s’échappa à nouveau. On pouvait dire très sarcastiquement que la Hopkins était en effet une sacrée combattante, prenant les jambes à son coup à chaque fois que le monstre à tuer apparaissait. Mais sérieusement, elle ne savait pas quoi faire de plus. Sa pyromanie aurait pût être intéressante si seulement elle avait été puissante, et tout ce qu’elle avait de plus, c’était ce vieux chapeau parlant. Tu parles d’un équipement pour se battre ! Elle se souvint alors des paroles de l’ex-directeur de l’école : «De l’aide sera toujours apportée à ceux qui gardent foi en moi.» En désespoir de cause, elle se mit à prier très fort mentalement.

Dumbledore, j’ai vraiment foi en vous. Je crois que vous êtes le meilleur directeur d’école, enfin ex-directeur maintenant, et j’aurais besoin d’aide. Apportez-moi une arme pour tuer ce gros reptile, s’il vous plaît ! Quelque chose d’efficace, parce que là, votre combattante a pas l’air ultra glorieuse. Oh, et si vous avez du temps, ramenez aussi du jus de citrouille. Ou d’orange. Ou peu importe. J’ai tellement soif. Et faim. C’est drôle à quoi on pense quand ya un serpent qui est à deux doigts de nous sauter dessus hein ? Enfin, je m’égare. Je crois en vous. Et aussi au Père Noël, mais ça c’est une histoire de Moldus. S’il vous plaît, ne m’oubliez pas.

Bof. Comme discours, on avait vu mieux. Mais c’est tout ce qu’elle avait pour l’instant. Konoki, en plein dans sa réflexion philosophique, sentit alors quelque chose de long et dur dans le chapeau. Elle écarquilla les yeux lorsqu’elle découvrit l’épée qui venait tout juste d’apparaître. Comme quoi les prières silencieuses peuvent parfois s’avérer fructueuses ! Elle agrippa le manche d’un coup et se sentit bien plus brave qu’avant et submergée par une nouvelle confiance en elle qui masquait sa peur de mourir. C’était étrange… Son sang bouillait dans ses veines, le sang de ses ancêtres, le sang d’une Gryffondor, invincible, imbattable, prête à tout. Et elle se sentait enfin prête à tuer ce gros serpent qui la suivait partout depuis bien trop longtemps. Elle fit volteface d’un bond et laissa tomber le chapeau, ce qui laissait apparaitre l’épée reluisante aux yeux de tous. Le Basilic s’avançait vers elle à une vitesse supérieure, gueule toute ouverte. La jeune fille était parée.

You no scare me no more, Mr. Snake.

C’est alors qu’avec une rage à peine dissimulée, elle transperça la mâchoire supérieure du Basilic, qui se mit à se débattre et à crier. La sorcière ressentit alors une violente douleur qui traversait son avant-bras gauche et elle serra les dents pour ne pas crier à son tour. La bestiole se débattait pour se dégager de l’arme, et bien qu’elle avait de plus en plus mal, Konoki ne lâcha pas prise et continuait de forcer l’épée sur le serpent, pour le faire souffrir jusqu’à ce qu’il perde beaucoup de sang et meure. La sorcière finit même par tenir son épée d’une main et brûler le nez du reptile pour que le processus s’accélère. Le Basilic finit tout de même par se dégager. Il se tortilla dans tous les sens avant de finalement s’écrouler aux pieds des deux Serpentards qui n’avaient pas bougé d’un pouce.

Se rendant compte que c’était fini, la jeune fille laissa tomber son arme au sol qui fit un bruit métallique au contact avec la pierre. Avec dégoût, elle regarda son bras gauche, remarqua tout de suite la dent géante qui était planté en plein milieu et la retira les yeux fermés avec une grimace de douleur. Foutu serpent. Elle fut soudain prise d’un vertige et tituba. Le monde tanguait autour d’elle comme sur un bateau. Elle ne voyait plus aussi clair qu’avant. Qu’est-ce qui se passait ? Elle trébucha sur sa robe puis tomba à genoux sur le sol. Elle essaya de se relever mais en fut incapable… on aurait dit que sa force la quittait progressivement. Une personne s’approcha d’elle. Elle releva un peu la tête pour lui faire face.


-Tu as peut-être vaincu le roi des serpents… Mais il t’a touché de son venin mortel. Il ne te reste presque plus de temps Konoki Hopkins. C’est dommage… Une Poufsouffle qui a tué le Basilic… Ça aurait été une belle histoire à raconter, une histoire aussi incroyable qu’irréaliste… Déjà que la petite Kohane risque d’y passer d’une seconde à l’autre…

Il se mit à rire encore et son rire emplit les oreilles de Konoki. Venin mortel… Venin mortel…
Elle allait finir par s’écrouler sur le sol comme le Basilic et comme Kohane. Est-ce que ça allait se terminer comme ça ? Est-ce qu’elle allait vraiment mourir à cause du venin du serpent ? Même si elle avait tué le monstre de la Chambre, Jedusor, lui, restait toujours là. Il allait toujours garder le contrôle sur Stephie et jouer avec la vie de Kohane. Mais comment pouvait-il être encore là ? Son «animal» était mort. Qu’est-ce qui pouvait bien garder son souvenir présent dans leur univers actuel? La sorcière releva alors la tête un peu. Son souvenir présent… Elle rampa un peu plus loin vers Kohane en quête du journal. Elle tâta hasardement sur le sol et trouva le cahier noir aux pages jaunies par le temps. Tom la suivi du regard.


-Qu’est-ce que tu fais ?


La jeune blonde, qui ne lui répondait plus depuis déjà un bon moment, se contenta d’ouvrir le livre à une page au hasard. L’Héritier de Serpentard se douta alors du plan de la jeune fille lorsqu’il vit celle-ci brandir la dent du serpent qu’elle avait trouvée dans son bras vers son journal.

-Ne fais pas ça, non ! hurla-t-il en s’approchant de Konoki.

Avec le même emportement que vers le Basilic, elle planta de toutes ses forces l’énorme canine dans la page ouverte devant elle. Un jet d’encre se mit à couler hors de la page, ce qui surprit un peu la sorcière. Jedusor se tordit alors de douleur et cria. La souffrance de Tom aviva l’ardeur de la Poufsouffle et elle prit un malin plaisir à transpercer encore et encore le journal, laissant l’encre tacher le bout de ses doigts et le reste des pages. Puis il n’y eut plus rien. Plus un cri, plus un son. Jedusor s’était envolé.

Elle entendit quelque chose tomber. C’était peut-être Stephie, ou sa baguette restée dans la poche de l’Héritier tout ce temps, la jeune fille n’en était pas vraiment sûre. Elle avait donné son dernier effort, et la fatigue la frappa de plein fouet. Elle s’affaissa au sol à côté de Kohane, les yeux entre-ouverts. La sensation de brûlure était toujours bien présente dans son avant-bras gauche et elle n’arrivait plus à distinguer les formes autour d’elle. Elle ne put s’empêcher de soupirer.

-C’est fini. C’est fini.

Un sourire niais s’afficha sur son visage. Elle savoura le silence, ce silence brisé tellement de fois par la voix de Jedusor et les écailles de serpent se frottant au sol. C’était un peu sa récompense pour avoir tué le Basilic. Du calme. Elle n’en avait plus vraiment eu depuis d’elle avait eu ce journal en main. Ou depuis les dernières vacances d’été. Elles semblaient si loin. Elle se demanda si son père allait les emmener au soleil cette année, ou s’ils allaient rester dans les coins de Londres. Peu importe.

C’est fini pour moi aussi.

Elle n’arrivait plus à distinguer le visage de Kohane, même si elle se forçait pour avoir une image plus nette. La sorcière se dit qu’avec un peu de chance, son amie de Gryffondor allait bientôt se réveiller, puis pourrait alerter Harry et Ron pour du renfort. Enfin, le poison agissait rapidement, et la jeune fille brune ne semblait pas être sortie de son coma. Au moment où Konoki ne voyait plus de moyen pour s’en sortir, quelque chose de plus petit, vivant et rouge-orange se posa droit devant son visage. Qu’est-ce que c’était ? Un peu surprise, la jeune fille cligna des yeux pour être sûre que ce n’était pas le venin qui la faisait délirer.La chose s’approcha de la sorcière. Elle sentit soudainement un liquide chaud, réconfortant, sur sa blessure. Des larmes… ? Est-ce que l’animal était si sensible qu’en voyant la jeune fille dans cette condition, il ne pouvait s’empêcher de pleurer ?

-H-hey… ne t’en fais pas, ça va bien aller-

Elle cligna des yeux plusieurs fois par surprise. La masse orange ressemblait désormais à une sorte d’oiseau. Konoki pouvait maintenant voir nettement Kohane, son visage blanc toujours endormi. Elle observa silencieuse les larmes du phoenix couler sur son avant-bras, où la plaie s’était presque totalement refermée. Elle ne sentait plus de douleur et à nouveau maître de ses sens. Dans son émerveillement pour l’animal qui était un vrai Messiah, elle n’avait pas remarqué que son amie de Gryffondor bougeait de plus en plus et sortait petit à petit de son somme.

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