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 Dragons et hivers rudes

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Stephie Miroku
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MessageSujet: Dragons et hivers rudes    Sam 11 Mai - 22:49



Le nouveau jour pointait son horizon en même temps que les oiseaux sifflaient gaiement le renouveau du printemps. Les fleurs s’épanouissaient doucement : les tournesols reposaient paresseusement sous la lumière de l’astre solaire tandis que les pissenlits commençaient également leur éclosion un peu partout. Le jaune des fleurs était aussi éclatant comme un million de petites lumières, comme ces petites lumières qu’elle voyait passer dans le ciel le jour de l’anniversaire de sa grande sœur. La jeune fille se penchait dangereusement derrière la fenêtre dans l’espoir d’attraper chacune de ces bouffées qui la faisaient tant rêver au monde extérieur. Par celle-ci s’infiltrait en effet la légère brise qui ramenait avec elle le parfum frais de l’herbe et du pollen, une odeur à laquelle la plupart des gens n’accordaient pas d’attention, mais qui faisaient chacune des journées de Claudia. Mais avant qu’elle n’ait pu apprécier une seule de ces bouffées qui la faisaient rêver au monde extérieur et à ses merveilles, l’enfant sentit des longs cheveux blonds lui entourer la taille comme le ferait un lasso, cette corde dont les cow-boys de ses romans d’aventure se servaient pour immobiliser la victime.

-Je t’ai eu!

-Arrête! Repose-moi!

Raiponce éclatait de rire devant la jeune fille emprisonnée dans un cocon de cheveux, la tête en bas accrochée sur une poutre comme le ferait une chenille pour se transformer en papillon. La situation était parfaitement ridicule et la jeune adulte ne pouvait s’empêcher de narguer l’adolescente. Claudia continua de se débattre en suppliant sa sœur de la laisser redescendre ce que celle-ci consentit à faire après quelques minutes. La benjamine était complètement étourdie et marcha sur ses cheveux alors qu’elle tentait de reprendre ses esprits. Tombant sur le sol, sa chute fut toutefois (et heureusement) amortie par son interminable chevelure blanche qui recouvrait le plancher. Les deux sœurs partageaient cela en commun, cette crinière à la couleur parfaite et dont l’on ne saurait voir la fin. Les cheveux de Raiponce étaient toutefois d’un blond doré tandis que ceux de Claudia étaient d’un blond platine qui s’apparentait à la couleur de la neige. Les deux avaient cependant toutes les deux les yeux d’un vert clair et quelques traits similaires : tout ce qu’il y avait de plus normal sinon.

-Allez Claudia, il est sept heures, tu sais ce que ça signifiiiiiie?



Les deux filles commencèrent alors leur petite routine quotidienne. Le ménage et quelques activités qui se faisaient de plus en plus lassantes et la plus jeune pouvait voir que la plus vieille semblait extrêmement mélancolique. Raiponce avait beau essayer de la faire sourire en lui convainquant que le monde extérieur n’était pas si intéressant, mais à quel prix devait-elle le faire. Claudia y songeait, peignant ses cheveux depuis la poutre supérieure en jetant un regard à la peinture que dessinait la jeune adulte : elle qui regardait les lumières seule et libre dans la nature. L’œuvre était magnifique comme l’était leur chambre : combien de temps avait-elle passé à tracer et dessiner des ribambelles dorées sur les murs, tant de couleurs qui en faisaient oublier le rose terne qui en avait été l’originale. Claudia aurait aimé avoir autant de talent, mais elle n’avait pas assez de calme pour rester assise et faire de l’art. Le temps devenait trop long quand on ne bougeait pas : elle préférait quand il y avait de l’action ou quelque chose après lequel courir. Raiponce se retourna promptement pour regarder sa petite sœur.

-Dia! Je vais finalement le faire!
-Faire quoi? demanda celle-ci.

Lorsque Raiponce s’apprêtait à ouvrir la bouche pour lui répondre, elle entendit la voix de leur mère provenir du bas de la fenêtre. Pour monter dans la maison, elle avait besoin de la longue chevelure de sa première-née qui s’empressait aussitôt près du rebord. Claudia ne pouvait pas s’en charger puisque ses cheveux n’étaient pas encore assez longs : il lui manquait encore deux mètres avant de se rendre au sol vert et vivifiant de l’extérieur. Gothel ne voulait également pas que son «petit cristal ne salisse sa chevelure à la blancheur sélénite». La femme aux cheveux noirs réclama toutefois la main de Claudia pour l’aider à entrer dans la maison. Alors elle regarda les deux filles et leur passa chacune un bras par-dessus les épaules.

-Mes chéries, comment arrivez-vous à faire cela tous les jours? Ce doit être si fatiguant à la longue!
-Mais non Mère, répondit Raiponce avec son plus beau sourire.
Elle doit cacher quelque chose, songea Claudia.

Claudia le sentait, mais elle n’avait nullement envie d’interférer. L’enfant lança sa chevelure par-dessus la poutre et y remonta dessus d’une agilité surprenante. La petite commença alors à faire des pirouettes et s’amuser pendant que sa mère s’amusait à taquiner sa sœur. Gothel semblait toujours avoir eu un faible pour Raiponce bien qu’elle affirmait qu’elle les aimait de «manière égale». Claudia n’avait toutefois pas plus le droit de quitter la tour ou ne serait-ce que d’échapper à sa présence ce qui l’énervait un peu à la longue. Lorsqu’elle baissa les yeux, elle vit l’ainée s’empresser d’installer sa mère sur le vieux fauteuil et chanter précipitamment la chanson habituelle qui faisait briller ses cheveux. Par la suite, elle commença à marmonner dans sa barbe très maladroitement des mots qui ne semblaient faire aucun sens (Gothel les réprimandait d’ailleurs fort sur ce point en disant que ce n’était pas très féminin et galant, mais que surtout cela l’énervait plus que tout). Mais lorsque la vieille femme s’apprêtait à quitter la pièce, Raiponce avait rassemblé son courage :

-J’aimerais aller voir les lumières!

Elle dévoila derrière les rideaux la peinture qu’elle avait fait tout à l’heure et la montra à sa mère qui haussa les sourcils. Visiblement, elle ne s’attendait pas à une demande de la sorte qui n’arrivait en effet que très rarement, les deux filles se rassurant habituellement l’une l’autre sur la nécessité de vivre en cette tour (quoique c’était plus commun que ce soit Raiponce avec Claudia que l’inverse). Gothel était sous le choc, mais reprenait habilement son calme.

-Les étoiles... Tu es si poétique ma petite fleur, tu peux les apercevoir tous les jours par delà ta fenêtre...
-Non! J’ai fait un tableau avec les étoiles et elles sont toujours constantes! Ces lumières n’apparaissent qu’à mon anniversaire!

Claudia était impressionnée : sa sœur était bien plus intelligente que l’on ne pouvait le croire au premier abord. La mère les prenait souvent pour deux cruches, mais faire une charte des étoiles en peinture et sans matériel scientifique était tout de même prodigieux.

-Voyons chérie, c’est ridicule.
-Elles n’apparaissent que le jour de mon anniversaire! fit la jeune fille avec insistance. J’ai l’impression, souffla-t-elle, qu’elles sont envoyées pour moi. Chaque année, à chacun de mes anniversaires, seulement pour moi...
-...
-J’ai besoin de les voir... pas seulement de ma fenêtre. En personne.
-Tu voudrais aller dehors?
Claudia écoutait la chanson tout d’abord profondément déconcertée, mais avec de plus en plus d’intérêt. La peur de sa sœur augmentait au même rythme que sa propre envie de sortir constater par elle-même toutes ses choses merveilleusement vivantes du monde extérieur. La peste, les rhinocéros et les brigands! Claudia gardait tout de même un certain sens de la raison et espérait bien ramener le secret des lumières à sa sœur : si elle avait trop peur pour sortir, elle saurait au moins ce que sont ces petits point lumineux traversant le ciel à chaque année. Profitant donc sournoisement de l’inattention qu’elle avait en ce moment, Claudia descendit de son perchoir en se servant de ses cheveux comme d’une corde et descendit au sol sur le bout de ses orteils. La mère Gothel ne la remarqua même pas dans la noirceur et l’enfant descendit rapidement au bas de la tour. Claudia ne put s’empêcher de frissonner alors que le bout de ses pieds s’apprêtait à toucher à ce tapis vert qui avait habité chacun de ses rêves. Mais elle ne put apprécier plus longtemps le moment, car elle devait se dépêcher. Ainsi, elle découvrirait le secret des lumières avant le souper et revenir avant le souper. Claudia courut rapidement en gloussant et une fois plus loin dans la forêt, regarda en arrière pour voir si quelqu’un la suivait. Personne si l’on exceptait quelques affiches d’un homme au gros nez. Tournoyant et virevoltant dans sa robe blanche, l’adolescente ne put s’empêcher de chanter.

-Je sens l'herbe et la terre, comme je les aie rêvées
Cette brise la première, je l'entends m'appeler
Je le découvre enfin, c'est ça la liberté!
J'ai le droit de sauter, sautiller, de danser,
de chasser, de filer, faufiler, m'envoler,
décoller, de plonger, de nager
Le soleil me sourit
Je suis dans la vraie vie!

Claudia éclata de rire et courut à travers le village. Les odeurs étaient plus vivantes que jamais et ses poumons s’en régalaient, chaque respiration semblait lui donner une énergie nouvelle, le sol était froid sous ses pieds et le gazon les chatouillaient, la vraie vie était ici. Mais Claudia ne put apprécier plus longtemps ces sensations nouvelles lorsqu’elle aperçut sa mère marcher dans le quartier. L’enfant sauta en un éclair dans la charrette d’un marchant, regardant par-dessus le bord pour voir ce que Gothel tramait. Parlant avec le vieil homme aux cheveux d’argent, elle en déduit que la vieille aigrie désirait certainement acheter la peinture aux coquillages que Raiponce adorait, mais secrètement se lassait après toutes ces années. La mère s’éloigna progressivement de son champ visuel, tout semblait mettre les deux membres de la famille à distance, un roulis qu’elle ne pouvait contrer. Claudia regarda sur les côtés et vit le paysage défiler : ils bougeaient! Les créatures à quatre pattes (chevaux si elles se fiaient à ses livres de western) les emmenaient vers une mer bleue et limpide. Les emmenait, c’est-à-dire elle et les peaux d’animaux qui traînaient dans le véhicule. Douces et confortables, la petite fille s’y installa et céda lentement au sommeil en rêvant d’aventures ainsi que d’animaux courageux et indiciblement preux.

***

-He-hey... Est-ce que ça va?

La fillette ouvrit les yeux tout doucement et aperçut progressivement un visage se former au-dessus d’elle. Les traits ressemblaient à ceux d’un garçon, les cheveux étaient bruns et ses yeux de la même couleur. Claudia se releva promptement du lit sur lequel elle avait été couchée en criant. Le jeune homme lui passa la main sur la bouche pour la faire taire.

-Ne crie pas, les dragons pourraient t’entendre.

-Les... les dragons?

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Time stood still
The way it did before
It's like I'm sleepwalking
Fell into another hole again
It's like I'm sleepwalking





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Kohane Wilhemsson
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MessageSujet: Re: Dragons et hivers rudes    Dim 12 Mai - 3:26

Voici Berk, une île se trouvant à une certaine distance des côtes islandaises, ce qui veut dire que c'est une île vraiment perdue au milieu de l'Atlantique, très loin de tout, très loin de chez moi surtout. Sur l'île de Berk, on ne retrouve qu'un seul et unique village, j'ai nommé : Berk. Très original, vous trouvez pas? Ce petit village côtier, bâti à ce que j’appellerais un flan de montagne, est habité par des familles viking depuis plus de 300 ans. Ça en fait du temps ça. Pourquoi est-ce que cette place est toujours aussi minuscule après autant de temps d'habitation et pourquoi est-ce que les bâtisses semblent toutes très rudimentaires, il va bien falloir que l'on me l'explique un jour, parce que non, je n'ai toujours pas compris. Voyez par vous même.



Qu'est-ce que je disais? C'est tout petit. Non je ne m'en plaindrai pas, mais c'est simplement que je commençais à m'habituer à mon village. Il est complètement bâti en pierres et compte un très grand château. Le tout fut bâti en moins d'un siècle -à ce qu'on raconte-. C'est simplement ce phénomène qui me déçoit. Mais peut-être les vikings préfèrent-ils simplement la simplicité. J'ai du temps pour le découvrir de toute façon...

Si vous n'aviez pas remarqué -il va falloir penser à revoir votre logique si ces conditions vous touche-, je ne suis pas une viking, je ne suis pas originaire de Berk et encore moins d'un pays perdu au milieu de l'océan. Je ne suis pas robuste comme trois femmes, dotée d'une force exceptionnelle ou noue mes cheveux en tresse tous les jours. Loin d'être une viking, je suis plutôt considérée, par les livres d'histoire futur, comme une barbare -énoooorme différence en effet-.

N'empêche que je suis maintenant très loin de chez moi et j'ignore ce qui m'attend.

C'est un peu effrayant disons.

*~***~*


- Merida..? Merida are you here? Please answer!

Il commençait déjà à faire noir. Eileen raffermit sa prise sur sa cape, comme si ainsi elle pourrait être plus protégée de la météo ou de quelconque créature se trouvant actuellement dans les bois et pouvant l'attaquer à tout instant. Non.. Il ne fallait pas qu'elle pense à cela! Continuant d'appeler son amie, d'une voix plus ou moins forte, elle était aux aguets, elle scrutait les bois pour le moindre mouvement, la moindre trace bleue claire ou rousse... n'importe quoi. Un petit signe? Une direction?

L'écossaise progressait difficilement dans les bois depuis une bonne heure déjà et sentait la fatigue commencer à l'engourdir. La journée avait été des plus chargées, commençant à l'aube, si ce n'était pas avant, il avait fallu préparer l'arrivée des seigneurs de plusieurs villages après tout. Si ce n'était de la famille souveraine, qui s'était enfermée dans ses quartiers pour les préparatifs familiaux, tous avaient eu droit à une part de décoration, de nourriture, d'organisation, etc. à faire. Eileen ne faisait bien sûr pas exception, même si elle était une très bonne amie, probablement sa meilleure, de Merida. Personne ne devait déranger la princesse, pendant que la reine revoyait avec elle les dernières choses que sa tache la forcerait à accomplir. Probablement encore un discours, des salutations, de la posture, ou bien c'était les cheveux, l'habillement..? En bref, c'était sûrement certaines des nombreuses choses que la rousse détestait.

Par la suite, la journée s'était bien déroulée, jusqu'à ce que la princesse choisissent l'épreuve qui désignerait l'homme qui aurait droit à sa main. Eileen était dans la foule à cet instant et dès que le mot 'Archery' retenti, elle se douta que quelque chose se tramait dans la tête de sa meilleure amie. Quoi? Elle n'en avait aucune idée, mais il était clair que Merida savait ce qu'elle faisait. Après tout, elle souriait énormément depuis quelques minutes. Tout s'expliqua dans l'heure, avec l'épreuve de tir. La princesse avait tiré pour sa propre main! Elle avait défié trois hommes et remportée l'épreuve!

Tout après avait dégringolé. Évidement. Sinon, Eileen ne serait pas actuellement dans les bois, à crier le nom de son amie désespérément.

L'adolescente soupira, elle ne savait plus que faire. Elle avait ratissé les bois du mieux qu'elle pouvait, cherchée tous les endroits où Merida aimait aller, suivit les traces de sabots... mais rien n'y faisait. Rien du tout. Elle était encore là et n'en pouvait plus de sentir son coeur battre à la chamade, à cause du stress de la situation. Tranquillement, la jeune fille se dirigea vers un endroit où la forêt s’éclaircissait. Un instant.. Pourquoi ne reconnaissait-elle pas l'endroit?

Et voilà.. elle était perdue. Soupirant d'un découragement certain, Eileen se rendit tout de même à la clairière. Cette dernière, décorée de plusieurs pierres placées en cercle, était très semblable à celle qu'elle connaissait, à proximité du château. Cependant, le son des vagues dans le non loin confirma à l'adolescente qu'elle était très très loin de où se trouvait le château.

- How could I be this stupid. Gettin' away from the main tracks like that..

Marmonnant des injures dirigées contre elle-même, l'adolescente tenta d'explorer les environs. Ne trouvant rien depuis le sol, elle escalada une des immenses pierres, en peine et de mal, pour avoir une meilleure vue. Après plusieurs tentatives, la majorité se dévoilant vaines, elle arriva au sommet de l'une des roches, et obtint enfin ce qu'elle voulait. Une vue en plongée des environs. Seulement, elle ne s'était pas doutée que les arbres et collines seraient tous tellement grands qu'elle ne verrait pas le château.

- Is that a joke!? s'énerva-t-elle.
- hmwh


Eileen sursauta, quel était donc ce son? Se retournant, elle aperçue une petite créature bleue, flottant à quelques mètres d'elle.

- A wisp..?



Descendant lentement de son piedestale, l'écossaise se dirigea vers la créature magique, pour en découvrir une deuxième, puis une troisième, flottant en ligne. Derrière les trois êtres, se trouvaient de nombreuses soeurs similaires, qui brillaient toutes d'un bleu clair et réconfortant. Se souvenant de ce que son amie lui avait dit, qu'elle avait vue de tels êtres, étant plus jeune, Eileen décida de suivre le chemin qui lui était montré. On raconte que ces petites créatures pouvaient guider les personnes vers ce qu'elles recherchaient, alors sûrement indiquaient-elles le chemin du château.

Ignorant sa destination finale, la jeune fille rousse s'engagea dans des bois sur un plan incliné, se rapprochant de plus en plus du niveau de l'eau. Les wisps brillaient doucement dans la nuit, qu'ils firent traverser à l'adolescente, sans même qu'elle ne s'en rende compte. Lorsque les êtres cessèrent de montrer un chemin, l'écossaise se trouvait sur le bord de l'eau, et l'aube commençait à se montrer. Épuisée et n'en pouvant plus de marcher ainsi, Eileen se trouva un radeau échoué, qui lui servirait d'habrit, et s'y allongea. Lorsqu'elle se réveillerait plus tard, elle n'aurait qu'à suivre la côte, pour trouver le chemin de sa maison. De toute manière, maintenant qu'elle avait une vue dégagée sur l'horizon, l'adolescente savait où elle se trouvait. Par mégarde, elle avait fait le tour de la forêt, ainsi que de l'eau, et se trouvait simplement sur la berge face au village. Puisque la marche ne serait pas de tout repos, et assez longue, elle préféra accumuler des forces avant de repartir.

Il ne fallut que quelques minutes avant que la jeune fille soit bercée par une douce torpeur.

*~***~*

- Það er kona! Chief, there's a woman!
- Hm!?
- Rétt þar! Í vatni! There, in the water!

- What are you fools waiting for? Taka hana um borð! Take her on board! She's incouncious, she's in danger alone there!


Stoic demanda à ses hommes de récupérer l'embarcation. Bien sûr, tous s'exécutèrent rapidement, certains prêts à sauter à la mer. Leur voyage de pêche s'était extrêmement bien déroulé et ils s'apprêtaient à retourner chez eux. Après plusieurs jours dans les eaux plus européennes, à faire du commerce par moments, tous étaient heureux de voir la fin du voyage arriver. Pensant d'abord que c'était une fille du village, tous étaient sur le pied d'alerte. Bien sûr, on oubli rapidement que c'est impossible que les femmes de Berk soient aussi prêt de l'Écosse et loin de leur île, mais bon.

Ils comprirent rapidement leur erreur, surtout que les cris avaient éveillés la jeune fille. Cette dernière semblait perdue, elle ne cessait d'observer l'eau autour d'elle, à la recherche de la terre. Comment avait-elle pu ainsi abandonner la rive? L'adolescente n'avait aucunement le souvenir que l'embarcation flottait à un endroit ou un aut---- la marrée. L'imbécile, elle avait oubliée la marrée!

Avec précaution, on aida la rousse-brunette à monter dans le bateau de pêche, la tirant doucement par sous les épaules. L'homme l'ayant ainsi monté la prit dans ses bras, en position princesse, et la dirigea vers un ban, où il l’asseya. Plus imposant que les autres, Stoic vérifia si la jeune voyageuse était en état, avant de demander de l'eau à ses hommes. Dotée d'une chevelure rousse/brune plutôt raide, mais mélangée, l'inconnue arborait aussi des yeux d'un vert teinté de gris-brun. Les nombreuses taches de rousseur sur le visage pâle de la jeune fille rappelèrent au chef, celles de son fils, Hiccup.

Les traits de l'homme s'adoucirent immédiatement, à cette simple pensée. Même s'il ne l'aurait avoué, il s'ennuyait de cet enfant, le seul que la nature avait bien voulu lui donner.

- Hvað er nafn þitt? Hvaðan kemur þú?

Stoic avait prit soin de parler lentement et d'une voix aussi douce que possible, tout en gardant son statu de chef dans celle-ci. Assez compliqué oui.. L'enfant assise devant lui, et légèrement brûlée aux joues, de par le soleil, cligna des yeux à quelques reprises et pencha la tête sur le côté. Bien qu'elle semblait tourner les mots dans tous les sens, elle n'en comprenait pas la signification, c'était clair. Répétant les mots plus doucement, il obtint de nouveau la même réaction d'incompréhension. Ainsi, contrairement aux hommes avec lesquels il marchandait, cette jeune fille ne pouvait pas parler sa langue, ce qui était plutôt ennuyeux et problématique. Le chef donna de l'eau, qu'il venait enfin de recevoir, à l'enfant, et décida de changer de technique. Ainsi, il se pointa lui-même et articula son nom.

- Sto-ic.

Une fois la présentation faite, il pointa la jeune fille, dont les yeux brillèrent enfin de compréhension. Se pointant elle-même, elle articula son prénom.

- Ei-leen.

L'homme acquiessa, souriant et se retourna vers ses hommes, avec qui il commença à discuter. Il fallait trouver à partir de ce simple mot, la langue de la jeune fille. Quelques personnes tentèrent les langues qu'ils connaissaient, norvégien, suédois, allemand, etc. mais rien n'y fit. Il fallut une bonne heure, avant que l'anglais entre comme langue possible. Ne connaissant que le nom du language, Stoic pointa l'adolescente et dit simplement.

- English?

Avec une accent très prononcé et difficilement décriptable, bien sûr. Eileen commença à acquiesser vigoureusement et à parler sa propre langue. Malheureusement, personne ne comprenait ses dires. Personne ne savait vraiment ce qu'elle demandait, en pointant le large, surtout, dans la direction de l'islande. Peut-être avait-elle fuit son pays pour tenter de rejoindre l'islande? Stoic commença à débattre avec ses hommes de ce qu'ils avaient à faire. Les vikings, désirant plus que tout retourner chez eux, proposèrent de demander au fils de chef de traduire l'anglais de l'adolescente. Le consensus tomba rapidement et tous retournèrent à leurs postes, en direction de la maison.

Se voulant réconfortant, le chef installa la voyageuse dans un coin du bateau, avec eau et nourriture, ainsi qu'une ou deux couvertes.

Aussi simplement que cela, Eileen fut entrainée vers Berk, dont elle apprit le nom, lorsque Stoic lui pointa le village du doigt, au loin. La nuit tombait déjà, mais l'adolescente paniquait. Pourquoi ne voyait-elle par l'Écosse? Où était-elle? Elle avait pourtant crue qu'on la retournerait chez elle! Effrayée, elle descendit à la cale et se cacha dans un coin, lors de l'accostage, elle ne mettrait en aucun cas le pied à terre!

*~***~*

- Hi. Are you sleeping?

Eileen sursauta, avant de se cacher plus profondément dans la cale. Elle dormait encore lorsque la voix avait brisée le silence.

- Don't worry, I won't hurt ya.

La jeune fille se frotta les yeux, pour mieux voir ce qui se passait. Elle avait trouvé le sommeil après que les vikings aient accostés et abandonnés l'idée de la faire sortir. Voyant encore assez mal, au travers du brouillard que la fatigue causait, elle aperçue un garçon, plus maigre les autres, et d'environ son âge. Les cheveux bruns et coupés un peu court, il était agenouillé devant l'adolescente et gardait ses distances. Il portait une chemise verte, recouverte par un manteau de fourrure, brun. Ne semblant pas vouloir faire de mal à la nouvelle venue, il tendit doucement sa main devant lui.


Eileen tenta de reculer plus, bien qu'elle fut déjà complètement adossée au mur. Mais tranquillement, elle se détendit, et s'approcha de la main. Sentant que l'inconnue avait moins peur, le garçon retenta sa chance.

- My name is Hiccup.
- ...I'm Eileen.

- It's nice to meet ya.


Le garçon sourit à l'écossaise, qui lentement gagna en assurance.

- You sure seem far from your home, where are you from?

- Scotland.


Hiccup parrut un instant surpris, comme s'il tentait de se souvenir de l'emplacement du pays. Après quelques secondes, il retrouva son état normal et reprit la conversation, interrogeant Eileen sur les raisons de son départ en haute mer et ce qu'elle espérait. Possédant un très bon niveau d'anglais, le garçon pu ainsi discuter pendant un très long moment, lui permettant aussi de manquer son entrainement de chasse aux dragons du jour. Au bout de cette longue conversation, il arriva à sortir l'écossaise de sa cachette et la ramener chez lui, voir le chef. Il expliqua à son père la situation et bientôt tout fut régler.

Eileen demeurerait chez Hiccup et son père jusqu'à ce que celui-ci reprenne la mer pour la retourner chez elle, dans une semaine environ. Ils prendraient ainsi soin de la jeune fille et il s'excusa de n'avoir pu la retourner plus rapidement. Le restant de la journée fut particulièrement calme et se déroula entre les deux adolescents, le garçon présentant le village et apprenant un peu d'islandais à la visiteuse. Évidement, une journée sur Berk ne se déroule jamais parfaitement bien et un tout petit détail qu'Hiccup avait oublié de mentionné lui revint soudainement en mémoire, lorsqu'un cri déchira le calme de la fin d'après-midi.

- Drekar eru að ráðast!


La tension augmenta précipitamment dans tout le village et Stoic vint à la rencontre des enfants.

- Dragons are attacking
, expliqua le viking.
- DRAGONS!?

- Follow my dad, I have things to do!


Ainsi, Stoic prit Eileen avec lui et courra la mettre à l'abri dans l'atelier de Gobber. Le forgeron accueillit l'adolescente rapidement et la conduit dans un coin plus sécuritaire, avant de retourner à sa fabrication d'armes. Lorsque les premières boules de feu explosèrent dans le village, le chef était déjà en train de se battre. Lorsque la boule d'énergie d'une Night Fury traversa l'atelier, manquant de peu l'écossaise, cette dernière vira blanche.

C'était un rêve... n'est-ce pas..?

_________________
You don't know what I am!
Course I do! You're Lovisa. You make a mess wherever you go. Why, you're doing it right now.
What did you do?
More to the point, Lovi, what did you do?


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