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 There is a place in the heart that will never be filled and we will wait and wait in this space (pv. Aelis)

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Stephie Miroku
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MessageSujet: There is a place in the heart that will never be filled and we will wait and wait in this space (pv. Aelis)   Ven 13 Sep - 22:53

Emiliana Haywood - almost 15 - Gryffindor

Don't say I'm better off dead,
'Cause heaven's full and hell won't have me.
Won't you make some room in your bed?
Oh, well you could lock me up in your heart,
And throw away the key.
Won't you take me out of my head?



La jeune fille avait attendu ce moment durant toutes les vacances d’été. Bien qu’elle adorait passer du temps avec son père et dans la nature, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir toujours hâte de retourner au château, s’aventurer de nouveau dans la forêt interdite, manger les délicieux repas, retrouver son lit à baldaquin et se mériter de nouvelles retenues toutes les plus passionnantes les unes que les autres. Emiliana n’attachait pas beaucoup d’intérêt envers ses études – s’asseoir avec une plume et un parchemin était tout simplement trop ennuyant  même si l’on apprenait des trucs aussi fabuleux que la magie – mais elle adorait l’esprit de camaraderie qui y régnait. La jeune sorcière avait écrit tout l’été à ses amis et tous les gens qu’elle connaissait  (ce qui faisait beaucoup de monde), mais la sang-mêlé avait tout de même extrêmement hâte de les revoir. Bref. Aucun mot ne pourrait décrire combien Emiliana avait hâte d’entamer sa quatrième année à Poudlard.

-Déjà hâte de quitter ton vieux père?

L’homme qui avait parlé avait la peau légèrement moins dorée que sa fille. Toutefois, elle avait hérité de sa chevelure d’une couleur rappelant les marrons dans les arbres d’automne. Pagiel avait également une petite barbe qui commençait à pousser et qui lui donnait un air négligé tout à fait craquant. Des brûlures provenant des dragons dont il s’était occupé ornementaient sa peau comme des cicatrices de guerre et quelques coupures ornaient également son visage. Le père tenait une canne de bois en permanence bien qu’il n’en ait guère besoin : la jeune fille s’était toujours dit que c’était pour le style de berger. Puisque c’était ce que son père était : un homme naturellement doué avec les créatures magiques et un amoureux féru de la nature. Emiliana en était très fière.

-Tu sais bien que non, fit-t-elle sur un ton rieur. Les vacances étaient géniales!
-... tu es certainement la seule fille qui aime passer ses vacances avec des centaures, répondit son père en haussant un sourcil.
-... quand tu as passé deux semaines à te faire insulter et à continuer d’aller les voir, ils commencent à  avoir un peu de respect pour toi.
-Tu es bien la fille de ton père. Viens-là, fit-t-il en tendit les bras.

L’enfant sourit et alla dans les bras de son père. Celui-ci la serra fort et elle savait combien ce devait être douloureux de la voir partir ainsi chaque année. Toutefois, Emiliana savait qu’il irait bien aussi longtemps que la forêt serait là pour l’accueillir et sa flûte à portée de la main. Pagiel était heureux à partir de rien.



Run free and wild, lose your mind, this world's yours for the taking
Open wide, scream it loud "this is my life"
Go, go, go, let go, forget what came before
Go, go, go, let go running free



-Passe une belle année et ne fais pas trop de bêtises.

-Bien sûr, l’assura la jeune fille en souriant.

Le sorcier hocha la tête pendant quelques secondes. Puis il partit avant de changer d’idée (regarder son enfant le quitter lui était insupportable) sous le regard pensif de sa fille unique. Emiliana ne resta cependant pas triste très longtemps (elle en était simplement incapable : ça la tuait de se sentir mal) et retourna à son tempérament habituel assez rapidement. La jeune fille s’avança donc avec son chariot en direction de la foule de monde, saluant toutes les personnes sur son passage en arborant son plus beau sourire et hélant tous les joueurs de l’année passée pour leur rappeler de se montrer aux sélections. Tout le monde lui était connu et l’appréciait : la jeune fille était très populaire et il fallait avouer qu’elle aimait cela. Emiliana restait tout de même marginale et était par exemple en ce moment revêtue d’un jean déchiré, de bottines noires ainsi que d’un débardeur noir de Slipknot. Ses poignets étaient ornés de bracelets en cuir et d’autres tressés par elle-même avec des matériaux trouvés dans les bois tandis que ses cheveux retombaient en cascade dans son dos.

-Haywood!


Emiliana se retourna en entendant son nom de famille et vit son meilleur ami lui adresser de larges signes de la main. La jeune fille ne put retenir un cri de joie et alla rapidement le serrer dans ses bras : sa vie sans James Sirius Potter était tout simplement trop ennuyante pour être vécue. Harry et Ginny esquissèrent un sourire en voyant les deux enfants se parler avec animation, sourire qui devint plus grave en les entendant parler des quatre cents coups qu’ils projetaient de faire durant l’année. Rose ne put s’empêcher de rigoler devant le visage alarmé de sa mère :

-Ils ne font rien de mal je t’assure. Ils sont comme oncle Fred et oncle George : ils connaissent les limites.

La rousse eut une petite mine nostalgique en entendant le dernier nom et sourit :

-Tu as certainement raison. Garde-les à l’œil, veux-tu ?




"What would we want to be prefects for?" said George, looking revolted
at the very idea. "It'd take all the fun out of life."


RIP



De retour à notre petite latino préférée. Emiliana quitta les Potter et il ne tarda pas avant que les autres filles (sa petite clique) la rejoignent. Elles se parlèrent rapidement de leurs vacances et décidèrent de monter dans le train. Quelques autres de leurs camarades masculins arrivèrent et les suivirent. Emiliana alla en avant de tout ce beau groupe et lorsqu’elle vit une des demoiselles s’asseoir dans le premier compartiment, elle ne prit pas la peine de cacher son dédain :

-Tu t’asseois avec les première année en avant? Non merci : nous, on va en arrière.

Emiliana était gentille, mais il ne fallait tout simplement pas la mettre à bout. Elle détestait s’asseoir en avant et entendre tous les bruits suspects du machiniste : elle ne l’avouerait cependant jamais. La jeune fille était un livre ouvert qui ne montrait que les passages qu’elle désirait : peu cependant était censuré. La tête haute, l’enfant continua donc son chemin et s’assit dans un compartiment. Les autres vinrent la rejoindre et ils commencèrent à discuter bruyamment. Emiliana éclata d’un rire franc à plusieurs moments et leur raconta plusieurs histoires sur ce qu’elle avait entendu et les rumeurs qui couraient. Le regard de l’enfant dévie cependant lorsqu’elle vit un adolescent s’aventurer dans LEUR wagon. Il ne devait certainement pas la connaître, songea-t-elle, tout le monde savait que le dernier wagon était le leur. Emiliana n’était cependant pas en colère : quelque chose chez le garçon venait la chercher d’une manière tout simplement inexplicable. Peut-être ses yeux... elle n’avait jamais vu des yeux comme les siens. Le vert était ahurissant.



I don’t know what it was that made a piece of him die.
Took a boy to the forest, slaughtered him with a scythe.


-Qui c’est lui? demanda-t-elle d’un ton absent en regardant ses amis. Je ne le connais pas.
Les filles gloussèrent.
-Personne ne le connaît.

-C’est un ténébreux.
-Mystérieux qui aime la littérature.
-Et tout simplement magnifique.
-Toutes les filles ont craqué pour lui.
-On essaie chaque année, mais peine perdue.
-As-tu vu ses yeux?
-Et ses cheveux?
-C’est un garçon comme un autre, fit un des gars d’un air courroucé.

-Dis, il t’intéresse, Emi? Ou on peut l’avoir?

Emiliana fit un signe de main pour dire aux filles que le chemin était libre. Elles gloussèrent et allèrent voir le pauvre adolescent qui serait victime supposément d’une énième tentative de drague. La sorcière n’était cependant pas intéressée par les garçons : tout le monde sait que la meilleure des reines n’a pas besoin d’un roi.


_________________
Time stood still
The way it did before
It's like I'm sleepwalking
Fell into another hole again
It's like I'm sleepwalking





I'm at the edge of the world
Where do I go from here?
Do I disappear?
Edge of the world
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MessageSujet: Re: There is a place in the heart that will never be filled and we will wait and wait in this space (pv. Aelis)   Sam 14 Sep - 19:01

Frederick Letum - 15 ans - Serdaigle


Le quai était rempli de personnes en tout genre, moldus et sang mélé, sang pur, parents et enfants, animaux de compagnie et autres. Une cacophonie de sons en tout genre, d’au revoir larmoyants et de sourires remplis de fierté. La platforme 9 ¾, d’où le Poudlard express, amenant les étudiants vers l’école de Sorcellerie la plus réputé d’Angleterre, si ce n’était pas l’une des plus réputées au monde. Excitation et angoisse réunies d’une manière concentrée dans un seul endroit… Un moment magique quelqu’un aurait pu dire, mais le jeu de mots d’aurait pas été très recherché.

À travers la foule et les gens et familles se quittant se tenaient Frederic et son père, tous deux remarquables par leurs traits faciaux et leur apparence en général mais ignorés dans cette foule de gens préoccupé à bien plus important qu’à cela. Le jeune homme avait des cheveux bruns bouclés et une peau plus pâle que certain sans avoir l’aide de s’enfermer chaque jour de l’année, même s’il le faisait souvent, son père de même si ce n’était que ces cheveux était naturellement plus ondulés que bouclés, et d’une couleur plus foncée, tirant vers le noir. Les yeux du jeune homme était le trait qui attiraient le plus le regard, un vert hypnotisant dans un sens, un vert forêt profond.
Alors que plusieurs enfants entrelaçaient leurs parents, certains les larmes aux yeux, ils semblaient plus calme et contenus.


-Tu feras attention cette année? Je sais que tu aimes beaucoup lire mais parler aux autres un peu plus ne te ferait pas de mal.
-Je te l’ai déjà dit, je leur parle, je n’aime juste pas les conversations frivoles.

Haiden lança un regard un peu inquiet vers son fils pendant que les premières années embarquaient sur le train. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que Frederic le remarque, fronçant les sourcils avant de soupirer.

-Je m’excuse. J’essayerais.

Il savait que son père, bien que peu du type social, s’inquiétait pour lui à sa propre manière. Depuis que sa mère l’avait quitté, il avait perdu intérêt dans les autres et restait assez asocial- entre d’autres raisons bien sûr. Mais il était bien comme ça, et ce même après ces quatre années. La quatrième année déjà…Le temps semblait un peu long cependant, surtout quand ils se perdaient dans ses études.
Haiden lui passa la main dans les cheveux d’un geste paternel qu’il accepta avec un peu de gêne- surtout à cause de la foule autour d’eux, mais l’intention était bonne.
Il prit ses affaires et fit un signe de la main à son père, ce dernier restant jusqu’à ce que le train parte, sans vraiment de raison excepté une sorte d’habitude qu’il avait pris les trois dernières années.

Le jeune homme, une fois dans le train, prit le chemin qui l’amenait au dernier wagon, essayant de rester dans sa bulle. Plus les années passaient plus les autres étudiants le regardait au début de l’année, des fois en se chuchotant entre eux. Il ne savait pas trop pourquoi et ne cherchait pas beaucoup à le savoir non plus, préférant ignorer les voix des plus jeunes comme des plus âgés,  écoutant quelque peu la cacophonie qu’il entendait à travers les fenêtres entrouvertes avec un air irrité. Beaucoup trop de bruits à son avis, il ne comprendrait jamais pourquoi de nos jours, les gens n’appréciaient plus le silence.  Il ne lui fallut que quelques minutes pour enfin arriver au dernier wagon, ignorant les étudiants s’étant déjà installé dans l’avant-dernier compartiment et se dirigeant vers le dernier.  Il entendit cependant une fille gloussé et leurs regards sur lui mais décida de l’ignorer tout autant.

Il ouvrit la porte sans faire de bruit, la ferma derrière lui, et enfin put se sentir respirer. Du confort, de l’espace, et du silence, tout ce qu’il voulait maintenant, enfin à sa portée. Il prit son bagage à main et le plaça dans le compartiment crée à cet effet au-dessus des sièges, en profitant pour y sortir le livre qu’il avait choisi de lire pour la durée du voyage.
Hamlet de Shakespeare. Il ne put retenir un petit sourire en passant son pouce sur la couverture quelque peu abimé.  Même en y portant le plus grand soin, les livres s’abimait quand on les lisait. Surtout ses préférés, qu’il amenait avec lui chaque année et relisait quand il le pouvait. Il était comme ce que les peluches étaient à d’autres, ou les animaux pour certains. Son havre de paix, son jardin secret, les mots l’aidant à se couper du monde et à le protéger des choses qu’il ne voulait pas voir ou dont il avait peur quand tout allait mal.  Beaucoup le trouvait bizarre pour son amour de la lecture mais il les plaignait presque. Il ne serait jamais le plaisir de découvrir un autre monde en entier  seulement en tournant quelques pages.
Il s’assit confortablement et ouvrit le livre là où il avait arrêté sa lecture sur le chemin vers la gare- il était déjà assez avancé, mais ce passage était l’un de ses préférés, un des plus connus de Shakespeare aussi.


«  To be, or not to be, that is the question:
Whether 'tis Nobler in the mind to suffer
The Slings and Arrows of outrageous Fortune,
Or to take Arms against a Sea of troubles,
And by opposing end them: to die, to sleep
No more; and by a sleep, to say we end
The Heart-ache, and the thousand Natural shocks
That Flesh is heir to? »


La fragilité humaine… Un sujet passionnant, qui appelait à la réflexion. Il laissait son corps et son esprit se relaxer à la lecture d’un passage qu’il aimait tant, le relisant même mais avec l’intention dans ses pensées. Les mots étaient placés à la perfection, rythmait, s’entrelaçaient dans cette harmonie parfaite… Comment ne pas être paisible à une telle vue?
Il était si pris dans sa lecture qu’il n’entendit pas la porte voisine s’ouvrir ou le bruit de pas se dirigeant vers sa cabine, ses yeux verts rivés sur les feuilles de son livre.

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Stephie Miroku
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MessageSujet: Re: There is a place in the heart that will never be filled and we will wait and wait in this space (pv. Aelis)   Sam 14 Sep - 22:02

You live your life like you're ready to die

It's not what it seems
When you're not on the scene
There's a chill in the air
But there's people like me
That nobody sees
So nobody cares


Emiliana  avait regardé du coin de l’œil ses amies se plonger dans des techniques de drague et de séduction qui ne donnaient aucun résultat. Le garçon semblait quasiment ne pas les voir et elles durent réellement insister simplement pour qu’il daigne leur porter attention. La latino crut apercevoir un bouquin et roula les yeux. Il devait certainement être un de ces types ennuyeux qui pensaient que «réussir sa vie» se résumait à avoir des bonnes notes, des milliers de gallions dans sa chambre forte et une belle maison. Point avec lequel la jeune fille n’était nullement en accord : la vie était faite pour être vécue pleinement et à cent mille à l’heure dans tous les endroits du monde possibles, pas à la passer derrière des bouquins à essayer d’assimiler des connaissances totalement inutiles. Emiliana secoua la tête comme si elle possédait une vérité du monde que personne dont personne n’avait conscience. Tout le monde était parti : les garçons ne supportaient pas «le stupide type» dans le compartiment voisin et les filles étaient parties le voir. Se couchant sur la banquette du compartiment dans laquelle elle était présentement seule, elle sortit son lecteur de musique et mit ses écouteurs sur ses oreilles. Le silence était maintenant parti.

Elle le détestait plus que tout.

Rien n’est pire que le calme, se disait-t-elle. La discrétion et le silence étaient synonymes de mort aux yeux de la jeune sorcière et rien ne lui faisait plus peur que cette seule promesse de la vie. Emiliana sentit un frisson lui traverser le corps à la simple mention de cette cruelle vérité et augmenta le volume pour ne plus y penser. La musique était magique pour cela : elle habitait le vide et rendait les lieux plus chaleureux. Mais surtout,  il lui permettait de se défouler et de profiter à fond de son existence avant... avant que... L’enfant chanta et augmenta encore le volume pour s’extirper de ses mauvaises pensées.

Sans ce petit gadget qui remplaçait tous ses vinyles à la maison (merci à son père), elle ne pourrait aucunement survivre ni dans les murs du château, ni en pensant à ce qui viendrait après son existence et son bref passage en ce monde.



And when you die the only kingdom you'll see
Is two foot wide and six foot deep
And when you die the only kingdom you'll see
Is two foot wide and six foot deep

Emiliana finit par complètement oublier son mal et ferma la porte du compartiment en vitesse. Puis elle se leva sur sa banquette et commença à crier en utilisant son poing comme micro. La jeune fille était complètement souriante et se laissa emporter par la musique qui résonnait contre ses tympans. Le sentiment qu’elle éprouvait était tout simplement indescriptible, elle était grisée par l’adrénaline et se retenait pour ne pas éclater de rire. Puis quand vient le solo de guitare, elle prétendit en jouer en agitant frénétiquement la tête en sautant à terre, ses genoux raclant le sol.

Mais lorsque les dernières mesures de la chanson moururent dans ses oreilles, Emiliana se sentit revenir progressivement à la réalité. Les filles n’étaient toujours pas revenues et étaient encore suspendues aux basques du jeune homme. Emiliana en profita pour aller se changer et revêtir son uniforme. Elle sortit des toilettes et replaça ses cheveux négligemment en s’avançant en direction de l’autre compartiment.

-... et je suis sûre que nous nous sommes rencontrées à cause du destin... Shaekspeare a dit ''Love is the food of music''.

Emiliana haussa un sourcil : même elle qui ne lisait jamais n’était pas sûre que ce soit réellement cela. Elle ne lisait pourtant jamais. Mais elle ne pouvait se permettre qu’une idiote comme elle ternisse sa réputation. La jeune fille lui lança le fameux regard qui voulait tout dire et reporta son attention sur l’adolescent.



I'm the kind of girl that girls don't like
I'm the kind that boys fantasize
I'm the kind that your momma and your daddy were afraid you'd turn out to be like.


-Je ne sais pas qui tu es, mais je pense que tu n’as pas compris les petites règles du château. Ce compartiment est à nous. Je te laisse ta place cette fois-ci, mais fais attention la prochaine fois.

Emiliana eut un petit sourire en coin alors que les filles en arrière d’elles commencèrent à glousser. La latino faisait sa fille qui avait de l’attitude, mais ce n’était pas réellement comment elle était : elle le savait plus que quiconque. En première année, elle avait rapidement grimpé en popularité sans même qu’elle ne sache pourquoi (peut-être sa façon d’interagir et son poste d’attrapeur) et depuis, cela n’avait fait qu’augmenter. L’adolescente était maintenant prisonnière des conventions sociales et elle ne savait pas ce qu’elle ferait si elle se retrouvait toute seule, sans personne pour l’aimer et l’apprécier, elle qui était habituée à voir les gens la suivre et se retourner sur son passage. Emiliana aimait être le centre d’attention et s’il fallait prétendre pour que les gens l’aiment, alors elle ferait semblant aussi longtemps qu’il le faudra. Puis James serait toujours là pour lui rappeler qui elle était réellement : c’était ça l’important. Les opinions des autres, elle s’en fichait.

-Oh et en passant, t’éviteras de croiser mon chemin, veux-tu? Je n’aimerais pas qu’on t’associe à moi, surtout avec le fait que tu lis des livres de Moldus, dit-t-elle sans cacher son dédain.

La jeune fille avait beau être une sang-mêlé, elle n’avait jamais connu le monde moldu. La magie était rendue tout à fait normale pour elle et son père lui avait appris les mêmes choses que l’on apprenait aux enfants sang-pur des années auparavant : il n’avait pas vraiment évolué. Fallait dire que les deux habitaient dans une cabane perdue dans la forêt sans aucun appareil électronique ou quelconque moyen de communication avec l’extérieur. Emiliana n’avait donc plus vraiment de connaissance du monde réel, fait accentué par le fait qu’elle ne lisait jamais aucun bouquin. L’adolescente lui accorda un dernier sourire hypocrite avant de partir. Les mêmes filles qui tentaient de séduire riaient à présent et suivirent la jeune fille en la félicitant. La britannique ne répondit absolument rien et monta dans les diligences avec son petit groupe. Une nouvelle année commencerait bientôt.

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MessageSujet: Re: There is a place in the heart that will never be filled and we will wait and wait in this space (pv. Aelis)   Sam 21 Déc - 21:21

“A reader lives a thousand lives before he dies, said Jojen. The man who never reads lives only one.”
George R.R. Martin

Il tournait les pages de son ouvrage, se délectant de chaque ligne, de chaque mot, de chaque syllabe – un livre était comme un autre univers attendant d’être explorer et toutes les descriptions et paroles étaient comme les fondements de chaque édifice, arbre et feuille. Bien sûr, ce livre étant une pièce de théâtre il fallait imaginer le décor mais les personnages étaient si captivants que l’important résidait dans leurs actions, et non où ils les faisaient. Comme une grande toile tissée avec soin, l’histoire se suivait parfaitement, tout était à sa place et tout marchait d’une telle manière que ce livre ne pouvait être qu’un délice à lire.
Alors qu’il s’émerveillait calmement sur cette œuvre littéraire, la porte de son compartiment fût ouverte et sa concentration fût détruite. Il leva les yeux, seulement pour voir un groupe de jeunes filles, étudiantes comme lui,  lui lançant des regards qu’il n’arrivait pas vraiment à déchiffrer. Avant même qu’il ne puisse se demander ce qu’elles lui voulaient, elles étaient assises à ses côtés en essayant d’engager la conversation de manière brusque et soudaine- deux choses qu’il n’aimait pas trop. Elles essayaient d’attirer son attention, et de ce qu’il pouvait comprendre, d’en favoriser une plus que les autres. Tout cela lui donnait juste mal à la tête avec la soudaine attention beaucoup trop intense à son coup qu’on semblait lui accorder, et il fût seulement distrait quand il entendit de vague bruit de mouvement dans un compartiment pas trop loin.
Il fallut aux jeunes filles déjà beaucoup d’efforts pour qu’il daigne les regarder dans les yeux- certaines semblaient même rougir quand il le fit, une murmurant à propos du vert de ces yeux. Vraiment, ils ne comprendraient jamais les adolescents, même s’il en était un lui-même. Enfin bon. Tout cela était…supportable au mieux, jusqu’à ce que l’une des filles essayant d’envahir son espace personnel lui sortit la plus grosse idiotie qu’il avait entendu depuis un long moment :


-... et je suis sûre que nous nous sommes rencontrées à cause du destin... Shakespeare a dit ''Love is the food of music''.

Il se retint d’avoir l’air trop choqué mais il l’était beaucoup intérieurement, mais là non. Il n’allait pas la laisser partir d’ici sans qu’il la reprenne. Il était sur le point d’ouvrir la bouche et de lui fermer son clapet quand la porte s’ouvrit- /encore/. Il commençait à se demander qu’est-ce qu’il y avait de si bien dans son compartiment. Il tourna la tête pour voir une jeune fille, Gryffondor si on regardait les couleurs de ses vêtements, qui dévisagea d’abord l’idiote et puis lui-même.
Elle avait un teint de peau doré et de long cheveux bruns, avec des yeux miels- être silencieux vous rendait capable d’être plus observant au premier regard même s’il n’était pas un Sherlock Holmes. D’un air renfrogné, elle lança quelques mots pleins de poison:


-Je ne sais pas qui tu es, mais je pense que tu n’as pas compris les petites règles du château. Ce compartiment est à nous. Je te laisse ta place cette fois-ci, mais fais attention la prochaine fois.

Cette journée était de plus en plus frustrante et confuse pour lui- qu’est-ce qu’elles lui voulaient tous? Lui il n’avait rien demandé à part du silence et du calme et on lui donnait tout le contraire de ça. Il semblait juste confus par les paroles de la petite arrogante- elle semblait se croire bien supérieure mais vu son attitude elle savait juste utiliser de sa popularité sur les autres pour réussir à se créer une clique. Il n’avait guère n’intérêt pour ce genre de chose ou beaucoup de respect pour ce style de comportement, mais tant qu’on ne le dérangeait pas il s’en foutait un peu. Mais elle s’en mêlait et son attitude l’énervait quelque peu mais il se retenait de parler- il voulait juste qu’elles sortent tous et le laisse lire en paix. Cependant, alors qu’elles s’apprêtaient justement à faire ça, la ‘leader’ lui lança quelques derniers mots :

-Oh et en passant, t’éviteras de croiser mon chemin, veux-tu? Je n’aimerais pas qu’on t’associe à moi, surtout avec le fait que tu lis des livres de Moldus.

Il fut surpris pas la remarque, et puis eu un air quelque peu énervé pendant un moment, mais elle était déjà partit sans l’avoir remarqué.  Il se retint de laisser sortir une insulte ou des pensées trop énervées- non il se voulait au-dessus de ça. Il se frotta le front avec un soupir et pris un moment pour se calmer avant de poser sur livre à ses côtés et de fermer les yeux en attendant que le silence revienne dans son esprit. Ce ne prit que cinq minutes et il reprit son livre, passant à travers une vingtaine de pages avant de se décider à se lever. Il était temps de se préparer avant de continuer sa lecture, le train allait assez vite après tout. Il alla se changer, enfilant son uniforme correctement- rentrant sa chemise blanche dans ses pantalons et ajustant son sweater sans manche et sa cravate d’une bonne manière, finissant par mettre sa cape au couleur de sa maison. Seulement après alla-t-il se rasseoir dans son compartiment et finir sa lecture.
Il avait déjà fini la dernière page depuis quelques minutes quand ils arrivèrent enfin à destination, et il eut donc le temps de ranger toutes ses affaires et de les mettre correctement en place dans sa valise de voyage avant de descendre du wagon.


"Maintenant, qui peut me dire pourquoi certains d'entre vous les voient et d'autres pas ?"
"Les seules personnes qui peuvent voir les Sombrals sont celles qui ont vu la mort."

En descendant du train il ne lui fallut pas longtemps pour deviner que cette année aussi il serait amené jusqu’au terrain de Poudlard par les sombrals et leurs calèches. Bien sûr il ne pouvait pas les voir, n’ayant jamais vu la mort en face, mais il avait lu à propos d’eux dans un livre cet été. Leur fourrure, si on pouvait appeler ça cela, était d’un noir aussi profond qu’un abîme sans fond, et leurs yeux aussi blancs et vides que ceux d’un mort. Leurs ailes devaient être squelettiques, un détail qui avait retenu son attention. Il n’était pas un grand fan des animaux ou de la nature et de la flore en général mais certaines créatures l’intéressaient plus que d’autres, surtout celles plus mystérieuses ou rares et peu connus. Il donna ces bagages aux aides comme d’habitude, la séparation d’entre lui et ces livres mentalement dure quand il savait qu’il devrait rester dans une grande foule sans aucune distraction pendant un bon moment. Il alla se mettre avec un groupe de trois qu’on lui assigna et monta dans l’une des calèches, gardant son silence habituel. Il eut de la chance comme seulement un des élèves lui lança quelque uns de ces regards que certains lui lançait qu’il n’arrivait pas à déchiffrer pendant qu’il regardait le paysage pendant qu’il se faisait amener vers leur école. Un jour il prendrait le temps de comprendre ce qu’ils voulaient dire, ces fameux regards.
Enfin ils arrivèrent à Poudlard, et descendirent des calèches avant d’être rediriger à l’intérieur de l’imposant mais assez majestueux château. Il ne fut pas très long avant qu’on ne les amène à la Grande salle- comme ils étaient en quatrième année, ils échappaient heureusement en partie au blabla des préfets et il en était plus qu’heureux.


Another start of yet another year, the room is boiling up with emotions and noise.

La Grande Salle était, à son habitude, décorée pour l’arrivée des nouveaux étudiants. Des chandelles flottaient magiquement à une bonne distance des tables, et le faux ciel était rempli d’étoiles et d’un beau bleu que l’on ne pouvait voir que par très beau temps. Dès que les autres de son année commencèrent à s’asseoir, les groupes se récréèrent, ou se créèrent, et il se laissa le temps de marcher lentement jusqu’à la place qu’il prenait normalement- près du bout de la table plus proche des professeurs. En effet, ceux qui aimaient causait des problèmes restaient souvent en arrière… Et ils étaient souvent les plus bruyants. Il avait autour de lui quelques autres Serdaigles qu’il connaissait déjà un peu plus- en vrai comme il était un très bon étudiant dans les domaines qu’il l’intéressait, d’autres élèves plus ambitieux essayait de faire copain copain avec lui pour avoir de meilleurs notes, mais il les repoussait. Être utilisé ne l’intéressait guère, et il n’était pas très social pour commencer. Cependant il se rappela les conseils de son père et se força quelque peu à répondre à ses camarades- après tout, le deux qui lui parlèrent, une étudiante et son frère, non jumeaux mais à seulement une année de différence, étaient sincères et plus sympathiques dans leurs manière de lui adresser la parole.

-Ah Frederic! C’est agréable de te voir de meilleure humeur que d’habitude. Tu as passé un bon été?, la fille lui adressa la parole en premier.
-Oui, un très bon été. En plus il faisait assez beau mais pas trop chaud ni humide là où je vis. Et vous?
-Plus que bien! Nous sommes allez en Calédonie voir des dragons!  Le frère intervient et sourit un peu, On sait que nous n’aime pas trop les bêtes en général mais c’était très intéressant.

Il savait qu’ils avaient un peu de temps avant que le directeur fasse son discours pour les nouveaux étudiants et les fassent passer au choixpeau- moment qu’il n’aimait pas du tout à cause du bruit encore plus fort que cela créait. Mais au point les deux élèves avec qui il parlait était gentil et courtois, et comprenait qu’il n’était pas très intéressé a parler donc arrêterait de trop lui parler quand il le verrait fatigué de la discussion, et ce contrairement à beaucoup de ces camarades… Malgré son altercation avec ces filles dans le train, son année semblait s’annoncer pas trop mal.
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There is a place in the heart that will never be filled and we will wait and wait in this space (pv. Aelis)
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